‹ Le peintre-graveurChapitre 138 sur 154 · Les Cailles et la Manne du désert · texte numérisé non relu

Les Cailles et la Manne du désert

Le Seigneur fit pleuvoir des cailles apprestées £t la Manne a ses Juifs pour appaiser leur faim, etc. 19. Moïse annonçant aux Israélites les lois divines. Moyse avoit brise par dépit les deux tables Mais il les rapporta commandées de Dieu, etc. 289. Louise Labé (la belle Cordière).

L'exemplaire de la Coll. Albertine porte Tinscription suivante: Qui lugdunensem depictam Laida cernis Heu fuge: picta licet sauciat hisce oculis.

P< «•vrdelle.

On connaît de cet artiste français plusieurs portraits gravés dans le style de Léonard Gauthier, qui appartiennent à la fin du XVP. Siècle. On ne saurait décider, jusqu'à présent, si Gourdelle a inventé et dessiné ces portraits ou s'il en a été seulement le graveur. Brulliot, dans son Dictionnaire (UL App. No. 261), décrit de cet artiste la pièce suivante:

1. La Mort d' A bel. Le monogramme ci-dessus se trouve à la gauche du bas, et comme la ville porte, à droite^ le No. 2, on serait justifié à en conclure que la composition dont il s'agit appartient à quelque suite plus nombreuse. H. 2 p. 8 1. L. 3 p. 1 1.

272 Ecole Française de gravure durant le XVÏ. Siècle.

IP.c

On trouve ce chiffre sur une gravure qui appartient évidemment è Técole française. La taille est en fine et serrée, mais le style maniéré, et le dessin incorrect porte l'empreinte des imitateurs de Fécole de Fontainebleau. Le nom du graveur ^est jusqu'ici inconnu.

1. La Femme couchée dans un paysage. Elle est vêtue d'une façon fort légère et s'appuie du bras droit sur une élévation de terrain. A gauche, s'élève un gros arbre et on voit dans le fond une ville qui occupe beaucoup d'étendue, près d'un fleuve. A droite, un cours d'eau plus petit, sur l'autre rive duquel on voit un berger, qui fait pattre deux boeufs. Pièce ronde de 6 p. 6 1. de diamètre.

Jean Louis d^AvigBon.

Nous n'avons point d'autre renseignement sur cet artiste que celui qui nous est fourni par la signature de la copie suivante d'après A. Durer. La taille de cette pièce, quoique un peu raide, révèle un artiste exercé qui a dû assurément produire d'autres travaux.

1. St. Antoine. Le Saint est assis tourné à droite et lit dans un livre qu'il tient, des deux mains, ouvert devant lui; A côté de lui, on voit un bâton avec la double croix et le crucifix, auquel pend une clocliette. Dans le fond à gauche, s'élève une ancienne ville allemande sur une montagne et on voit un étang. Au bas et près des pieds du Saint, se trouve une petite tablette avec l'inscription:

Joannes Louis f. Avenionensis. -^^ . 1519.

Copie en contre-partie de le gravure d'Albert Durer, Bartsch No. 58. H. 3 p. 8 1. L. 5 p. 3 1. Francfort.

Heller, qui s'est trompé à plusieurs reprises dans sa description de cette pièce, l'enregistre deux fais sous les Nos 704 et 707. A en juger par les caractères de l'inscription, cette gravure doit avoir été exécutée vers la fin du XVP. Siècle.

Graveurs français de la fin du XVr. Siècle.

Jean Vovert (selon Nagler, Wowerl). Orfèvre et graveur, vécut en France de 1599 à 1602,. et exécuta des ornements pour orfèvres dans la manière de Th. de Bry.

J. Arnold (1580).

A. Jacquart (1619.)

Morien. (?)

Etienne Carleron. Selon Nagler, fut un orfèvre et graveur de Châlons-sur-Seine, où il naquit en 1580. Il exécuta certains grotesques vers 1615.

Louis de Cliâtillon. Peintre sur émail et à gouache, fut en mémetemps graveur sur cuivre; né en 1539, mourut à Paris en 1616.

Jean Toutin. Orfèvre à Ghâteaudun, travaillait en 1618 et exécuta des petites pièces dans le genre des Nielles.

Philippe Thomassin. Elève de Cornélius Corl. Natif de Troyes en Champagne, il se trouvait à Rome de 1578 à 1649.

Léonard de Gaulthier, natif de Mayence, où il naquit vers 1552, s'établit plus tard à Paris.

Melchior Tavernier, né à Anvers en 1544. Il fut graveur et géographe et. en 1575 publia à Paris des cartes de géographie; il fit quelques petits portraits de peu de valeur.

On lui attribue également des gravures sur bois signées des initiales M, T.

Noël Garnier, dont parle Renouvier I, p. 155, vivait en 1544. On trouve quelques éclaircissements à son égard dans le Cat. M. SS de Heinecken, qui se conserve dans la Bibl. de Dresde, ainsi que dans le „Peintre-Graveur français."

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