‹ Le peintre-graveurChapitre 35 sur 154 · Ste. Lucie, Ste. Catherine et Ste. Barbe. Ce nielle · texte numérisé non relu

Ste. Lucie, Ste. Catherine et Ste. Barbe. Ce nielle

1) Palgrave mentionne comme se trouvant dans la Collection du Dr. Wellesley, à Oxford, deux pièces, St. Antoine et St. Paul de Jérusalem, qui ont, comme les Nos 280 et 281, un fond noir, à guise de nielles. Nous n'avons point d-autres renseignements sur ces gravures.

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€st traité absolument dans le style de la pièce précédente et se trouve décrit par Bartscb sous le No. 120 et par Ducbesne p. 82. H. 2 p.

282. Le triomphe de Neptune. Le dieu se dirige vers la droite, sur un char attelé de deux chevaux conduits par deux Tritons.

11 est vu de profil, brandissant le trident; trois banderoles flottent dans les airs. A droite, s'élève un palmier portant une petite tablette sur laquelle se trouve une espèce de marque indéchiffrable. Fond noir.

Le dessin de cette pièce est de toute beauté et parait appartenir à Tépoque romaine du maître. H. 2 p. 6 1. L. 3 p. 10 1. Ducbesne 213. Paris, fiale. Coll. Holford de Londres.

Appendice aux nielles.

Comme nous Tavons déjà dit, on a souvent attribué à Marc Antoine les trois nielles suivants, mais que nous ne tenons point pour des ouvrages de ce genre ou que tout au moins nous ne croyons point du maître.

283. La Madeleine portée au ciel. Elle est debout sur des nuages, soutenue par six anges. H. 3 p. 5 1. L. 2 p. 2 1.

' Pièce considérée par Dr. Nagler comme un nielle ou estampe dans le genre des nielles.

284. Deux petits Amours près d'un tombeau. (Du- •chesne 227.) H. et L. 1 p. 1 1. Musée britannique.

Le dessin de ce nielle est trop faible pour qu'on doive l'attribuer à Marc Antoine.

285. Amymone enlevée par un Triton. (Duchesne 241.) Pièce ronde de 1 p. 5 1. de diamètre. Paris.

Duchesne avait déjà observé que cette petite pièce avait été exé- <;utée d'après un maître allemand; mais nous ne saurions comprendre -ce qui l'a induit à considérer Marc Antoine comme en ayant été le graveur.

44 Ecole Romaine de Marc Ânlolnc.

Additions au Catalogue de Bartsch.

286. Paul agenouillé devant le Christ. Le Sauveur est à droite et tient un cartouche avec Tinscription :

Saule, Saule quid me persequeris?

tout auprès le monogramme iV\.. Devant lui est agenouillé St. Paul en armure complète avec Tinscription:

Domine quid me vis facere.

Pièce composée dans le goût du FYancia et gravée au simple contour. H. 9 p. 1 1. L. 6 p. 8 1. Elle se trouve dans le Cabinet fiianconi de Milan. La planclie doit même se trouver à Mantoue. (Zani. Enc. IL 9. p. 218.)

287. Plu ton. Le dieu est debout dans une niche, la télé tournée à gauche et tient, des deux mains élevées, le bidenl. A ses pieds à gauche est assis le chien Cerbère. Le bord de la niche est couvert de tailles. H. 7 p. 5 1. L. 4 p. Francfort s/M.

Cette pièce, d'un très-beau dessin et gravée dans la manière délicate et soignée de Marc Antoine, appartient sans aucun doute à la suite de divinités dont Bartsch (Vol. XV. p. 80j décrit 12 pièces, en exprimant sa conviction qu'elles ont été gravées par Marc Antoine. Cependant il ne les a données que comme des hnitations des vingt gravures de divinités d'après le Rosso et les a placées dans l'oeuvre de Jacopo Caraglio. Notre estampe, le Plu ton, lui est restée inconnue. A propos des deux pièces, le Saturne et le Vulcain, d observe qu'elles ne sont pas entièiement Qnies et en conclut que Marc Antoine n'a gravé qu'en partie les estampes de cette suite.

288. Vénus blessée par une épine de rose. Cette composition est la même que celle décrite par Bartsch sous le No. 321 comme ayant été gravée par Marco de Ravenna. Oltley, dans son „Inquiry" etc. p. 811, fait déjà observer que Marc Antoine a également gravé ce sujet d'une excellente manière.

289. Le Satyre et la Bacchante. Il est debout à droite, vu de face à côté d'une Bacchante presque nue et tient, au-dessus de l'épaule de sa compagne, une draperie avec la main droite étendue et derrière elle une branche de pampres. Elle se couvre la partie antérieure du corps avec un léger vêtement et lève la main gauche. A gauche, s'élève un pied de vigne, à droite un laurier, à côté duquel se trouvent une flûte et un vase à boire sur lequel le Satyre pose le pied gauche. Le fond est obscur. Pièce non signée, mais traitée dans la

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première manière de Marc Antoine et probablement diaprés sa propre composition. Cette pièce forme pendant au No. 285 de Bartsch (No. 180 de notre Catalogne). Elle est assez libre. Coll. du Dr. Wellesley à Oxford. H. 7 p. 1 l. L. 4 p. ^9 1.

290. Danse de trois Faunes et de trois Bacchantes. Cette composition se trouve sur deux feuilles la première contenant deux Faunes^ et une Bacchante, la seconde deux Bacchantes et un Faune qui dansent les uns derrière les autres. Bartsch décrit cette gravure sous le No. 250, comme la copie A, dont il n'avait vu qu'une feuille, à propos de laquelle il observe néanmoins qu'elle pourrait bien être l'original de Marc Antoine. Cette opinion est corroborée par ia circonstance que sur la feuille qu'il ne connaissait pas on trouve, à mihauteur, sur une tablette, la marqué de Marc Antoine. H. 6 p. 5!. L. 19 p. 21.

291. Le pape Chôment VII. Il porte la barbe, et la tête est tournée à gauche. Portrait dans un médaillon autour duquel on lit: CLAEMENS. PONT. MAX. Cette pièce appartient à la suite de portraits des papes Léon X. et Adrien VI. (B. 493 et 494.) H. 3 p. L. 1 p. 9 I. Dresde.

Appendice aux Gravures.

On attribue encore à Marc Antoine six portraits de pape, en profil dans des médaillons qui, portant les Nos 223 — 228, se trouvent dans la Collection Corsini à Rome et paraissent avoir servi d'illustrations à quelque ouvrage sur les papes. Elles sont très-bien gravées dans le goût du maitre, mais pourraient n'avoir été gravées que sous sa direction. Ce sont les pièces suivantes.

292. Pie II. Tête tournée à droite, avec l'inscription: ENEAS. PIVS. SENENSIS. PAPA. SECVNDVS.

A la fin, une rose.

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