ONZIÈME CHEF D'ACCUSATION
D'avoër insisté au Comité de shreté générale pour qu'on n'accordèt à aucun citoyen de la section du Muséum, de liberté sans son agrément et sa Participation.
(Voyez Marcel, n° 10.)
« Je demanderai au citoyen Marcel comment il a pu savoir ce qui se passait au Comité de sûreté générale, et comment il a pu venir scruter mes opinions jusque dans le sein de ce Comité, dont toutes les délibérations étaient secrèles. Il cite le représentant du peuple Laloi, pour le lui avoir entendu dire.
» Eh bien ! qu’on entende mon collègue, et l'on Jugera ensuite de la véracité et de la pureté des intentions du délateur.
» En attendant, je nie encore ce fait, non pour m'en justifier, mais parce qu'il est faux, car j'aurais pu, sans être coupable, proposer au Comité d’être entendu dans les renseignements dont il aurait pu avoir besoin sur les citoyens de ma section, émettre même lopinion qu'on me prête, sans qu’on pût m'en faire un reproche, puisque la proposition, étant supposée avoir été faite au Comité, tiendrait essentiellement à la liberté des opinions qui est la garantie la plus assurée de la liberté publique.
» Mais je déclare que c’est un Mensonge absurde de dire que j'ai insisté pour qu’on n'accordât aucune liberté sans #07 agrément et sans ma Participation, car un semblable langage aurait soulevé contre moi tous mes collègues du Comité, qui, assurément, ne se seraient pas crus obligés de soumettre leur vœu à mon agrément et à ma participation. »