DOUZIÈME CHEF D’ACCUSATION
D'avoir cependant refusé constamment sa porte à une ciloyenne qui allait solliciter la liberté de son Mari.
(Voyez Marcel, n° 10.)
« Je me bornerai, sur ce douzième chef d'accusation, à rappeler que plusieurs représentants du peuple ayant été accusés de se laisser gagner par les sollicitations des femmes, les Comités du gouvernement erurent devoir éloigner par l’austérité de leur conduite, les Soupçons que la malveillance se plaisait à répandre, pour leur faire perdre la confiance du peuple ; et qu’en conséquence ils prirent un arrêté pour interdire à tous leurs membres la faculté de recevoir chez eux ou d'écouter aucune sollicitation dans les affaires qui intéres-
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saient leurs fonctions. Cet arrêté fut imprimé pour être affiché sur la porte de chaque représentant, et je me suis exactement conformé aux conditions qui y sont prescrites.
» Lors donc que la citoyenne Marcel s’est présentée chez moi, elle a lu sur ma porte les motifs de mes refus, et l'accusation qui m'est intentée à ce sujet se réduit aux termes suivants : « de s'être conformé à la loi qui lui défendait de recevoir chez lui aucune femme venant le solliciter en qualité de membre du Comité de sûreté générale.
» Si l’on peut être coupable pour avoir obéi à ses devoirs, j’avoue qu’on pourra me reprocher bien des crimes; mais qu'on soit certain que je ne prendrai pas la peine de
m'en justifier. »