‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 145 sur 328 · LA VICTOIRE FOURNIRA LE BRONZE · texte numérisé non relu

LA VICTOIRE FOURNIRA LE BRONZE

En reprenant notre récit, nous voyons dans l’article du Journal des Bâtiments civils, en réponse à la dernière lettre de Detournelle sur le concours des colonnes, qu'il reproche

à cet écrivain d’avoir altéré sa pensée, en accusant le peintre des Sabines d'avoir « fait

de sa palette un instrument d’agiotage ». Ces expressions blessantes ont besoin d'être expliquées.

A son retour de Marengo, Bonaparte avait désiré avoir son portrait de la main de David. Celui-ci fut heureux de cette démarche, n'ayant pas eu la facilité de terminer l'ébauche qu'il avait exécutée d’après le général, avant son départ pour l'Égypte. On ne pouvait songer à utiliser ce projet de composition, car l’auteur du traité de Campo-Formio était maintenant le premier Consul de la République française.

« Je vous peindrai, lui dit David, l'épée à la main dans un combat.

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