LE SACRE
(Ir tableau.)
» Après la tradition des ornements de l'Empereur par
le Pape, Sa Majesté montée à autel prend la couronne, la place de sa main droite sur
sa tête, puis de la gauche il serre étroitement son épée sur son cœur. Ce gr
and mouvement rappelle aux spect cette vérité si généralement reconnue : « Que celuiqui défendre. » L'attitude, le geste, les reg:
d'admiration dont chacun est pénétré.
ateurs étonnés à Su la conquérir, saura bien aussi la
ards de la foule attendrie, tout indique le sentiment
» L'Impératrice à genoux, au pied de l'autel, les mains jointes, attend la couronne que son auguste époux va lui placer sur la tête. Son Altesse Impériale, Madame, dans une tribune à part, avec le cortège qui lui convient, est présente à un événement aussi glorieux qu'attendrissant pour le cœur d’une mère. Les princes ses frères, les grands dignitaires, les maréchaux de l’Empire occupent les places qui leur sont désignées et remplissent les fonctions qui leur sont attribuées.
» Ce tableau est plus d'à moitié fait, et sera terminé dans six mois ; j'aurai été par conséquent une année à l’exécuter, nel’ayant commencé que le 21 décembre 1805, parce que l'espace de temps, depuis que Sa Majesté me l'a ordonné, s’est passé à construire d'abord
mon atelier, puis à faire les machines propres à ces sortes d'ouvrages. »