CONCLUSION
Rappelé à la raison par une secousse terrible, il comprit son erreur; mais comme il n'avait jamais obéi qu'à sa conscience, s'il éprouva des regrets, il ne connut pas le remords.
Quand nous examinons son œuvre, nous regreltons pour sa gloire ce temps si malheureusement dérobé à l'étude; de nouveaux chefs-d'œuvre seraient, certes, sortis de son pinceau, car, à cette époque, son talent était mûr, et le but qu'il voulait atteindre apparaissait clairement à ses yeux.
« Les arts, disait-il alors, sont l’imitalion de la nature dans ce qu’elle a de plus beau. »
Et sa main savante était capable de traduire cette noble pensée.
I1 la poursuivit pendant toute sa carrière, soit qu'il peignit les Æoraces, les Sabines où Napoléon. I puisait encore à cette source féconde de précieuses consolations quand sur la terre d'exil il s’éteignit entouré de l'estime d’un peuple généreux qui ne voyait que ses malheurs et son génie.
Enfin, cet ardent amour de la beauté morale et physique est le caractère le plus frappant de son talent.
Peut-être nous reprochera-t-on une conviction trop chaleureuse. Les liens du sang qui nous unissent à ce grand homme suffiraient seuls à l’expliquer, si l’étude que nous venons de terminer n'avait fait que la rendre encore plus profonde.
Notre espoir est donc de ramener le lecteur à une plus juste appréciation du caractère de David. Nous avons rapporté ses actes, ses paroles ; nous avons énuméré ses longs et grands travaux ; essayé d'exposer ses pensées, qu'au reste, comme les artistes en général, il ne savait pas dissimuler, et nous serons heureux si, après nous avoir lu, on ferme le