‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 256 sur 328 · APPARTIENT A M®6 LA BARONNE O. DE VILLEQUIER · texte numérisé non relu

APPARTIENT A M®6 LA BARONNE O. DE VILLEQUIER

La marquise d'Orvilliers, née O’Reilly.

H. 1,33. — L. 4,00. — T. — Fig. à mi-jambes, gr. nat.

Elle est représentée de face, assise de côté dans un fauteuil de bois doré garni de bleu, le bras droit appuyé sur le dossier du fauteuil et les mains joint la jambe gauche croisée sur la droite.

Elle porte, ouverte sur la poitrine et laissant voir une large chemisette blanche, une simple robe noire, Une mantille de même couleur, garnie de dentelle passe sur le bras gauche et couvre le dossier du fauteuil. Un large ruban rouge lui serre la taille, un plus petit sépare ses cheveux bruns légèrement poudrés Signé : Davin, 1790.

Gravé à l'eau-forte par J. David.

Peint en 1790 ; — exposé er Alsaciens-Lorrains, n° 93 ; — F traits historiques).

1874 au Palais-Bourbon, pour les position universelle de 1878 (por-

APPARTIENT À M. P. DE TURE

rent du Jeu de paume.

H. 4,000, — 6,600. — Toile.

Cette ébauche, au crayon et à l'huile, est le commencement d'exécution, sur la toile, du tableau décrété le 28 septembre 1791, par l'Assemblée constituante comme devant être fait aux frais du Trésor public, sur l'indication donnée par Barère de la composition dessinée, exposée au Salon de cette — Quelques personnages nus sont massés au bistre, les habits qui doivent les couvrir sont marqués par un léger trait. Quatre têtes, celles de MiRABEAU, Dusois-CRANcé, du L GÉnarD et de BARNAVE, ainsi que la main de ce dernier, sont seulement ébauchées avec énergie. Les res entières de RosesPrenne, du chartreux Dom Gene, de l'abbé Grécorne et du pasteur RABAUD SAINT-ETIENNE sont indiquées au bistre Cette peinture fut abandonnée quand David se lança dans la politique. Il voulut la reprendre sous le Directoire, mais ne fut pas encouragé par le gouvernement; — sa toile resta d'abord aux ateliers des Feuillants chez Topino-Lebrun jusqu'au G thermidor an XI (25 juillet 1803), époque à laquelle, d'après le reçu suivant, elle fut recueillie dans les magasins de l'État.

« Musée central des arts, — Le Directeur général du Musée, sur la demande qui lui a été faite par le sieur David, peintre, membre de l'Institut national, de recevoir au Musée la toile du tableau sur laquelle il a tracé et se proposait de peindre le Ser. ment du Jeu de Paume, certifie que cette toile, portant pieds de long sur 22 de haut (40w68 sur 7 environ, à été déposée roulée dans le fond de 1 nde galerie, et qu'on y a constaté en sa présence, avant le dépôt, un trou de 3 pouces au coin à gauche, un autre de 7 pouces au milieu et à cinq pieds de la parti supérieure, plus cinq trous*de baïonnette, mais de peu d'importance. Le sieur David ayant déclaré cette ébauche sa propriété, le Directeur lui a délivré le présent pour lui servir lorsqu'il la redemandera. Ce 6 thermidor an XI. DENON. »

Cette toile demeura au Louvre jusque dans les premiers mois de 1820. Le vicomte de Senonnes, secrétair énéral des Musées, la remit alors à M. Del ; fondé de pouvoirs de David exilé, en échange de tbines et du Léonidas, achetés par le roi Louis XVIII, et des tableaux du Sucre et des Aigles conservés

anné

dans l'atelier de l'artiste depuis 1815; — la toile du Jeu de Paume fut déposée dans l'atelier de Gros jusqu'à la mort de David; — n° 1 > la vente du 17 avril 1826; — no 8 de ja vente du 11 mars 18 — ad 00 francs à l'administration du Musée. — La toile avait ‘dupée au moment de l'adjudication,

et le reste, sur lequel se trouvaient quelques indications, a été réparé avec soin et livré à l'acquéreur

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