LE DES DESSINS
David par lui-même.
— L. 0,52. — T. — Fig. en buste, gr. nat.
Le peintre s’est représenté la tête de face avec les cheveux poudrés, le corps presque de profil, le bras gauche en avant. Il porte une redingote couleur noisette, garnie d’un petit et de deux grands collets, qui laisse apercevoir le bord d’un gilet rouge. On voit, entre ce dernier et la cravate blanche plissée en forme de jabot, passer la pointe d'un autre gilet jaune rayé de bleu.
Gravé dans’ le Pausanias français ; — l'eau-forte par J. David.
Peint en 1790 à Paris; — donné en 4809 par David à Gé échange du portrait de Canoba ; — achelé à la vente d du 27 avril 1837, 682 fi 0 par Delafontaine, élève de David; — acheté à la vente de Delafontaine, le 6 février 1864, 1,500 francs, par M. Jules David, petit-fils du peintre.
rd, en Gérard
APPARTIENT A M. JULES DAVID
De Kervelegand, ancien maire de Nantes.
H. ik La tête est ébauchée de face.
No 90 His de la vente du 17 avril 1826; — adjugé 101 francs à M. Pérignon.
Michel Lepelletier de Suint-Fargeau. membre de la Convention.
H, 1,65. — L. 1,26. — T. Gr. nat.
David areprésenté Lepelletier tel qu’il fat exposé aux funérailles publiques votées par la Convention. Il se présente de profil de droite à gauche, entièrement nu, la tête et le torse soutenus par des oreillers, le bras gauche reposant le long du corps et laissant voir dans le côté la large blessure qui a causé sa mort. Une couverture couvre les jambes que la toile coupe à la hauteur des genoux. Au-dessus pend une épée retenue par un fil. Sur la lame onlit le nomde Péris, garde du Roi, elle traverse un papier où sont écrits ces mots : «Je vole la mort du tyran. »
Dessiné par Devosges, Salon de 1795.— Gravé par Tardieu. La planche a été brisée en 1826, sous les yeux du comte de Forbin, Directeur du Musée, à la demande de Me de Mortefontaine. Une épreuve de remarque, unique ? lacérée, à la Bibliothèque nationale de Paris (fonds Henin).
Notes de David. — Peint en 1793 à Paris; — donné par David à la Convention le 29 mars 1793; — placé dans la salle des séances de cette assemblée; — rendu à l'artiste le 20 pluviôse an HI (8 février 1793); — n° 19 de la vente du 17 avril 1826 était seulement visible chez M. Eugène David, 11, rue Cadet ; — vendu avant les enchères 100,000 francs à Me de Mortefontaine, fille de Lepelletier, qui a fait enlever les attributs,
APPARTIENT AU MARQUIS DE BOISGELIN? AU CHATEAU DE SAINT FARGEAU (YONNE).
Marat, membre de la Convention.
H. 4,63. — L. 4,96. — T.— Gr. nat.
David a représenté Marat comme il l'avait vu pendant la visite qu'il lui avait faite quelques jours avant sa mort, à la demande de la société des Jacobins, dans une chambre sombre et élroite, couché dans une baignoire garnie de draps blancs et écrivant sur une planche placée devant lui et cachée sous une couverture verte. La mort vient de le saisir, les yeux demi-clos, la bc uche entr'ouverte, ilexhale le dernier soupir. La tête entourée d'un linge blanc pose sur le coin de la baignoire, le bras droit tombe en dehors, la main touche à terre sans avoir lâché la plume. Le corps de trois quarts se présente de gauche à droite, disposition sans doute choisie par le peintre pour que Marat fit pendant à Lepelletier. La lumière arrive sur le côté, éclaire vivement l'épaule et laisse dans
l'ombre la poitrine, où l’on voit une profonde blessure d’où s’échappent quelques filets d’un sang noir et épais qui à déjà rougi l’eau du bain. Le bras gauche se développe sur la draperie verte et les papiers de Marat, les doigts retiennent encore la lettre maculée de sang, écrite par Charlotte Corday.
Du 15 juillet 1795. Marie-Anne-Charlotte Corday av ciloyen Marat.
Il suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre bienveillance.
Sur une table formée d’une caisse grossière en sapin, placée en avant de la baignoire se trouvent une écritoire, une plume, un assignal et le billet :
Vous donnerez cet assignat à la mère de cinq enfants dont le mari est mort pour la défense de la patrie. Sur la face extérieure de la caisse l'artiste a ainsi signé son œuvre. À Marar, Davin, L'AN DEUX.
Le couteau à manche d'ivoire avec sa lance teinte de sang est indiqué dans le coin à gauche.
40 Copie par Gérard? au prince Napoléon, puis à M. Durand Ruel, marchand de tableaux. — % Copie par Serangeli à M. le baron Jeanin. — Dessiné par Wicar, — Gravé par Morel. — Gravé à l'eauforte par Tournachon. — Gravé à l'eauforte par J. David.
Notes de David. — Peint à Paris en 1793; — donné par David à la Convention le 44 novembre 1793; — placé dans la salle des séances de cette assemblée; — rendu à l'artiste le 8 février 1796 ;
no 9 de la vente du 47 avril 1826, était seulement visible chez ) ne David, 11, rue Cadet: — ne 7 dela vente du 41 mars 1835 ; — adjugé 4,300 francs à Mmes la baronne Meunier et Eugène David;— acquis en 1860, de Mme la baronne Meunier par M. Jules David; — exposé en au bazur Bonne-Nouvelle, pour l’'Association des artistes peintres, sculpteurs, ete.; — exposé en 1863, boulevard des Italiens, n° 26.
She
APPARTIENT A M. JULES DAVID
Joseph Barra.
H. 118. — L. 4,55— T. —Gr. nat.
Au pied d'un tertre couronné de broussailles, Barra, jeune tambour de l'armée républicaine, est étendu expirant. Les brigands qui l'ont assassiné et dépouillé de ses vêtements s'éloignent dans le fond. Il soulève sa tête mourante et presse sur son cœur la cocarde tricolore et les ordres qu'on lui à
confiés.
Une copie à M. T. David.— Gravé à leau-forte par J. David. Ébauche peinte à Paris en 1794; — n° 11 de la vente du
ATavril 4826; — adjugé 9 700 francs à M. de Pourtalès; — donné par Horace Vernet au musée d'Avignon, en 1846.