‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 92 sur 328 · RER FT · texte numérisé non relu

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reux Féraud, l'insurrection envahit la salle des séances. Au milieu de ce tumulte éclatent

la fermeté, Le courage du président Boissy-d’Anglas qui reste impassible au fauteuil, bravant cent fois la mort. Pendant neuf heures la repr ent cette fois profiter du triomphe des Jacobins. Ils font voter par la

sentation nationale est outragée. Les membres

de la Montagne espèr foule différentes motions, entre autres le rappel de Collot-d'Herbois, Billaut-Varennes et

Barère, et le rétablissement du gouvernement révolutionnaire. Enfin, à minuit, les sections

fidèles à la Convention ayant pris à elle-mème, la Convention frappe sans pitié les représentants qui ont pactisé

l'offensive, chassent devant elles cette horde d'émeuliers.

Rendue avec les rebelles. Elle décrète d’arrestation treize députés de la Montagne, entre autres Bourbotte, Prieur de la Marne, Romme, Soubrany, Goujon, Albitte aïné. À chaque séance

la même mesure est prise, soit contre des représentants, soit contre des individus compromis rales et les fonctions qu'ils ont remplies sous le précédent gouverne

par leurs opinions libé et arrêter les citoyens

ment; les sections mêmes sont autorisées à désarmer, dénoncer

connus comme patriotes.

David s'empresse d’instruire le président de la

Aussitôt informé de ces événements

Convention du lieu de sa résidence et de se mettre à sa disposition. lence ne le sauve pas, et le 9 prairial il est, avec les anciens membres

Cet acte de prut Gouly et décrété d’arrestation. Robert-Lindet, Vouland, Jean-

des Comités, dénoncé par

Bon-Saint-André, Jagot, Elie Lacoste, Lavicomterie, Dubarran el Bernard de Saintes mais Carnot est épargné comme ayant « organisé la victoire », et

Ique humanité dans ses fonctions de membre

ent le même sort;

partag Louis, du Bas-Rhin, pour « avoir montré que

du Comité de sûreté générale ».

Heureusement pour David qu’il était absent de Paris au moment de cette nouvelle crise,

ion du Muséum auraient profité des circons-

car, sans aucun doute, les meneurs de la sc ance et lui faire appliquer, dans toute leur rigueur, les

tances pour consommer leur veng décrets de la Convention.

Appréhendé à Saint-Ouen, il fut conduit à la maison d'arrêt des Quatre-Nations où était détenu le plus grand nombre des représentants incriminés. Jei recommence, pour M David, un nouveau temps de douleur et d'épreuve. La les Montagnards était tellement violente, que les projets les plus cruels et les exécutions les plus sanglantes à craindre. On parlait de

es massacres de septembre. Alors cette noble femme veillait

réaction contre étaient proposés chaque jour, renouveler contre les patriotes 1 prète à tenter tout ce qui aurait été humainement possible pour la rracher à

sur s0n époux, enfants elle errait le jour et une grande partie de la

une mort affreuse. Entourée de ses nuit autour de la prison où son mari était détenu, décidée à lui faire un rempart de son corps contre le fer des assassins.

ajouter les horreurs de la disette. Bien souvent nous avons

A ces angoisses venaient S

entendu raconter aux filles de David comment, à cette époque, elles avaient vécu, grâce à Jandestinement de Saint-Ouen, et dont, chaque jour, à la nuit

un sac de farine, rapporté © z un pâtissier dévoué une faible portion

tombante, leur plus jeune frère allait porter che

cachée sous ses vêtements.

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