S F, SW., W\ £Î%'J>F, F
(Bartsch XX. 401, 439, Brulliol Dict. I. 1945. II. 746 et 2484.)
Bartsch parle d'un dessinateur S F. qu'il ne faut pas confondre avec un graveur sur bois qui s'est servi des mêmes initiales et qui a travaillé d'après Virgile Solis, Jost Amman et Tobias Stimmer. Cette observation est d'autant plus juste que nous avons souvent trouvé les initiales S F accompagnées des monogrammes S IF ou B (Bernard Jobinj, ces derniers accompagnés du couteau de graveur. Des pièces ainsi marquées se trouvent dans la :
Biblia, das ist die gantze heilige Schrift D. Mari. Luther, Frankfurt am Mayn 1 5G5. Dureh Georg Raben, Sigmund
Feyerabend und Weygand Hanen Erben. Folio.
Plusieurs de ces gravures (II. 4 p. 1 I. L. 5 p. 3 I.) appartiennent à l'ancien Testament, d'autres représentent les évangélistes et une, le Saint Marc, porte, avec la date de 15*>3, le chiffre.
Brulliot et Merlo sont d'avis que les chiffres ci -dessus appartiennent à un seul et même graveur qui, selon Christ et d'autres, s'appellerait Simon H ne ter et qui aurait vécu vers la moitié du XVI. Siècle. Fussli dans son Dictionnaire des Artistes, éd. de 1779 p. 328, fait mention d'un Simon Huters qui a publié un livre de poésies allemandes avec 48 gravures sur bois représentant des batailles et qui, en 1528, le dédia à l'empereur Charles V. Merlo dit encore qu'un Simon Iluter, Libraire de Francfort s/M., a publié, en 1566 de concert avec Sigismond Feyerabend, le Livre des Tournois (Turncrbuch) de lUixner, mais sans mentionner si les gravures de ce livre portent un des chiffres ci-dessus.
Dans la Bible Catholique de Dietenberger, publiée en 1504 par Quentel et Calenius de Cologne, Merlo assure (p. 203) que plusieurs des gravures sur bois portent non seulement le chiffre de Virgile Solis, mais aussi les signatures S F, S IL et S IF. avec le couteau de graveur.
Le même écrivain cite encore à ce sujet le Compendiuin Calecliisiui Calholici d'Eber, éd. de 1570, chez Calenius et les héritiers Quentel de Cologne et qui contient plusieurs petites gravures aver le premier ou le second des chiffres ci-dessus. Ces mêmes bois, comme nous l'avons déjà dit, ont été employés en partie pour la Bible de Dielcnberg de 1582 en y ajoutant plusieurs autres petites gravures
sur bois qui portent la plupart le quatrième des monogrammes cidessus. Toutes ces pièces sont attribuées par Merlo à un seul et même artiste du nom de Simon Hueter qu'il faudra probablement distinguer du mattre aux initiales S F. sans le couteau de graveur, d'autant plus que, dans le sujet des „Trois parties du monde" d'après Daniel, on trouve réunis, en haut, le chiffre S F et. au bas, le chiffre S. W avec le couteau.
Cette marque d'une petite croix appartient à un artiste qui a dessiné plusieurs petites compositions pour la Bible publiée par Feyerabend en 15(59. Sans être d'une beauté extraordinaire, ces compositions montrent une certaine habitude de dessin et assez de vie dans les figures. Deux de ces gravures portent, avec la marque, les dates de 1568 et 1 569. Sur la pièce du Roi auquel on coupe les mains se trouve, avec la petite croix, la signature du graveur tF avec le couteau. Nous n'avons aucun indice sur notre maître; nous savons seulement qu'il appartient au groupe de graveurs qui, dans la seconde moitié du XVI. Siècle, ont été employés par les imprimeurs et les éditeurs de l'époque.')
AW.
Brulhot, Dict. II. 179. — Merlo p. 544.
Gravure sur bois.
1. Bordure de titre avec les travaux d'Hercule. Quatre listels avec treize compartiments. Sur le listel du haut et au-dessus de la colonne du milieu, se trouve une tablette avec les initiales AW en blanc sur fond noir. Au bas, sous le sujet central, l'inscription:
1) Brulliot se trompe (Dict. I. 3197 ') quand il attribue la petite croix au graveur sur bois Jacques Transilvanus. On trouve, il est vrai, de celui-ci des gravures marquées I T puis f.
de divers Matlres Allemands du XVI. Siècle. 327
Sustine et abstine. H. 4 p. 7 I. L. 6 p. 6 1. Ce titre a servi pour les ouvrages:
— Flavii Josephi Hebraei, Hisloriographi claris. opéra. Interprète Ruffino presbytero. Apud sauctaui Coloniam Agrippinam, in aedibus Eucharij Cervicorni, Anno 1 524.
— Prisciani Grammatici Caesariensis Libri omnes. Eucharius Cervicornus excudebat, Anno 1528.
— Alexandri ab Alexandro juris periti Neapolitani genialium dierum etc. Goloniae ex Officina Eucharij Cervicorni. Anno MDXXXIX. in -fol.
TW.
(Brulliot, Dict. II. No. 2616. — Mcrlo p. 554.)
Ce graveur sur bois médiocre était contemporain d'Antoine de Worms et on trouve des gravures des deux maîtres dans les mêmes ouvrages publiés à Cologne. Comme ce chiffre est analogue à celui de l'orfèvre et graveur sur cuivre Telman von Wesel, on pourrait croire que les gravures sur bois dont il s'agit ont été exécutées par lui.
Gravures sur bois.
1. L'adoration des Mages. Deux gracieuses colonnes portent un arc surbaissé avec deux anges qui tiennent des rinceaux. Au milieu, une tablette avec la signature TW. H. 3 p. L. 2 p. 8 1. Cette pièce se trouve sur le dernier feuillet de l'ouvrage; in fine: Enchiridij Johannis Husvirt Sancnsis de arte calculatoris. finis. Impensis integerrimi bibliopolae Magistri Gode-
fridi Uydorpii, ciuis Coloniensis.
2. Titre avec Architecture et Anges. Au bas, se trouve la signature sur une boule tciuie par un petit Ange assis et qui est armé d'un arc. H. 6 p. 4 1. L. 4 p. 3 1.
On trouve cette pièce dans le livre :
Astrolabii instrument!, geometriaeque tabulac auctiores. Auctore Casparo Calb, Philosopho etc.
Gravures sur bois
Au revers on trouve les portraits de quatre savants de l'antiquité, gravés sur bois par Antoine de Worms.
In line:
Coloniac excudebat Hero Alopecius. Anno 15 3 2.
3. Petits sujets pour les évangiles de St. Mathieu et St. Marc. II. 1 p. 9 1. L. 1 p. 3 I. pour l'ouvrage intitulé H oui il iaruin doctissimi viri D. Johannis Eckii, publié par Quentel à Cologne en 1534 et 1537. La plupart des gravures qui s'y trouvent sont d'Antoine de Worms. On trouve dans le 1 er vol. 11 pièces de notre maître et dont une, l'arrestation de St. Jean Baptiste, Mathieu 11. porte le chiffre T W. Dans le second vol. il a 8 pièces dont celle de l'Hémoroïssc est également signée. On les retrouve encore dans l'ouvrage, Ilomiliac, primuui ab Alcuino levita, jussu Caroli inagni in hune ordinem redactae. Colonia c ex officina Eucharij Cervicorni. Anno 153 9. in-fol.
HB 1577-
Le maître qui s'est servi du premier de ces monogrammes était dessinateur et graveur sur cuivre. Nous ne connaissons ni son nom ni sa patrie. Nous voyons qu'il a donné les dessins «le quelques pièces gravées sur bois par l'artiste que les a signées du second des monogrammes ci-dessus.
Gravure sur cuivre.
1. Danse de dix enfants. A droite, un d'eux est assis jouant de In cornemuse. A la droite du bas, la signature 11. IL B. On lit à la marge inférieure:
(JIM EST ADOLESCEVUA 1B1 EST t.AVDIVM SINE .M ALI CI A. IL iinai-e comprise) 3 p. 9 1. L. 7 p. 3 1. (Briilliut, Dict. L No. 9S0.)
de divers Maîtres Allemands du XVI. Siècle.
Gravures sur bois.
1. Le Christ parmi les docteurs. Il est assis au milieu, ayant de chaque côté trois docteurs de la loi. La Vierge, accompagnée de St. Joseph, s'avance de la gauche, en parlant à son fils. A la gauche du has, la signature du dessinateur H. H. B. et, au milieu , le monogramme du graveur sur bois. H. 3 p. 11 I. L. 5 p. 2 1.
2. Un docteur de la loi agenouillé devant l'Arche d'alliance. Dans le fond, à droite, le Christ entouré de ses disciples apostrophe deux docteurs de la loi. Dans un écusson placé sur une des colonnes au milieu, se trouve la date de 1577. A la gauche du has, le chiiïre du dessinateur puis, un peu plus loin, le monogramme du graveur. II. 3 p. 1 1 1. L. 5 p. 2 I.
Ces deux pièces appartiennent à une Po s tille en allemand comme il resuite du texte imprimé au verso. Le style et la manière rapellent, avec un talent inférieur, ceux de Virgile Solis.
Ce monogramme, avec ou sans le couteau de graveur et quelquefois à rebours, se trouve sur des gravures avec les dates de 1509 et 1570. Le graveur auquel il appartient a travaillé aux Emblemata d'après les dessins de Jost Amman, petites pièces de II. 1 p. 9 1. L. 2 p. 0 I. et qui, dans des épreuves postérieures, se trouvent au nombre de six sur une feuille in 8°. II a également gravé d'après les dessins de Jacques Lucius Corona, surnommé Transylvanus, et entre autres pour diverses bibles publiées à Wiltemberg.
On trouve également sa signature sur des gravures sur bois dans les l'os tilles du Dr. Eck, comme aussi dans l'ouvrage intitulé: Bairische Landtafeln XXIIII, darinnen das hochlobliche fil r s t e n t h u m b 0 b c r n u n d N i e d e r n - B a y r n s a m b t d er a n s t o s senden lier rschafflen mit vleiss besebrieben un cl in drnek gegeben durch Pbilippuni Apianum In Ingolsladt
MDLXVIII. in-fol.
Puis dans la Bible Tchèque in-fol. imprimée en 1570 à Prague par George Melantrichius ab Avenlino, où les gravures de l'ancien et du nouveau Testament mesurent IL 4 p. 0 I. L. 6 p. 0 1. et sont Ja plupart d'après les dessins du maître F.
Gravures sur bois
Enfin notre arliste a exécuté également des gravures pour les fables d'Esope. On en connait 72 pièces d'un bon dessin et avec beaucoup de vie et de mouvement dans les figures, mais d'une taille assez rude et qui ne prouve pas en faveur du graveur. Ces pièces mesurent H. 1 p. 10 L L. 2 p. 6 1., toutes signées IF, .mais aucune avec la marque du dessinateur.
w > jr^ JHB
Bernard Jobin de Strasbourg!
(Barlsth IX. 424.)
L'artiste qui s'est servi de ce monogramme, a travaillé principale* ment d'après Jost Amman et Tobias Stimmer et , selon Brulliot (Dict. I. p. 125), ne serait personne autre que le peintre Hans Bocksberger le jeune de Salzbourg, sans que nous ayons cependant aucune preuve qu'il ait gravé sur bois. Selon Malpé (I. p. 84), Hans Bocksberger serait le fils d'un autre peintre de Salzbourg du même nom et né en 1540 qui a beaucoup travaillé à fresque dans plusieurs villes delà Bavière, entre autres à Munich en 1560, puis, en 1579, au château de Trausnilz à Landshut; il y peignit plusieurs chambres en même temps que le tambour de l'escalier principal où il plaça les portraits de plusieurs fous, ce qui fit donner à cet endroit le nom d'Escalier des fous. Sur son portrait in 12°. il n'est mentionné que comme peintre, avec l'inscription :
Johan Pocksbergius, Pictor in Salisburgens. huj us imagine
vera. etc.
(V. Heinecken, Dict. des Artistes etc. III. p. 69.)
Il nous est prouvé, par beaucoup d'exemples, que Bocksberger a fourni pour des livres publiés à Frankfort s/M. beaucoup de dessins qui ont été transportés sur bois par Jost Amman, mais rien ne nous dit qu'il ait gravé lui -môme sur bois. Au contraire nous trou vous quelques gravures qui, avec la signature de Jost Amman, IA., portent toujours le troisième des monogrammes ci-dessus, à tort attribué à Bocksberger. Et d'abord dans l'ouvrage intitulé : Ncuwe biblische Figuren desz Allen und Newcn Testaments, geordnet und gestellt durch den fUrtrefflichen
de divers Maîtres Allemands du XVI. Siècle.
und Kunstreichen Johann Bocksperger von Salzburg, den jungern, und nachgerissen mit sonderbarem Fleiss durch den auch kunstreichen etc. Jost Amman. Gedruckt zu Francfurt am Mayn MDLXVIII. 4°. obi.
Cet ouvrage contient 133 sujets de la Bible, (H. 4 p. 1 1. L. 5 p. 7 — 8 1.), dont quelques-uns sont marqués du 3* et du 4 e des mogrammes ci-dessus.
Ces mêmes gravures sur bois se retrouvent dans la: Biblia, das ist die ganze heilige Schrift D. Martin Luther. Frankfurt am Mayn 1565. Durch Georg Raben, Sigmund Feyerabend und Weygand Hanen Erben. Fol.
Dans l'édition de 1569 du même livre, on trouve des sujets de la vie de Josué, qui pour la première fois portent le second des monogrammes ci-dessus avec la signature du dessinateur S. F.
On lait mention sur le titre de l'ouvrage:
Ein new Thierbuch —Durch Georg Schallerum von Mttnchen ganz fleissig geschrieben — Frankfurt am Mayn bei Martin Lechler in verlegung Hieronymi Feierabends
que Hans Bocksberger a dessiné les animaux (die Thiere in visirung gestellt) et que Jost Amman les a reproduits (gerissen). Quelques-unes seulement des 104 gravures qui s'y trouvent sont inarquées des initiales IA, mais aucune ne porte le monogramme de l'inventeur qui parait n'avoir point eu de part à l'édition.
Dans la préface de la seconde édition de 1579, Feyerabend dit avoir fait composer les figures d'animaux par Hans Bocksberger „auquel il ne connaissait personne que l'on put préférer pour cela", puis dessiner par Jost Amman de Zurich. On trouve une observation analogue dans l'ouvrage:
Newe lirische figuren. — Frankfurt am Mayn durch G. Raben und Weygand Hanen Erben. 1576.
et dont deux autres éditions parurent chez les mêmes libraires en 1572 et 1573.
Dans ces éditions les gravures 17, 21 et 63 portent les trois premiers monogrammes, tandis que celles avec les numéros 29, 56 et 81 ont, avec le I A de Jost Amman, la signature du graveur sur bois F 0.
Comme Naglcr l'a fait observer tout le premier, on pourrait être mis sur la voie de découvrir l'artiste qui s'est servi de ce monogramme
Gravures sur bois
en lisant une notice qui se trouve dans la préface (lu livre intitulé: Newe k fl n s 1 1 i c h c F i g u r e n B i b I i s c h e r H i s t o r i e n g r (J n d 1 i c h von Tobia Stimmer gcrissen, durch J. F. G. M. (Johann Fiscbart genannt Menzen) Basel bey T bornas Cwarin MDLXXVI. 4°.
Dans cette préface, Fischart dit que Gwarin la prié d'ajouter des vers aux figures bibliques et que son beau-frère Bernard Job in l'a aidé en cela et il dit plus loin que Jobin „selbsl sol clic figuren znm sebneiden und trucken belfen facrligen" (qu'il a aidé à tailler et à imprimer ces figures). Bieu qu'un fort petit nombre de ces gravures portent k* monogramme , on pourrait y voir un BI au lieu d'un BV et l'attribuer à Bernard Jobin; mais il sera toujours douteux que l'on puisse lui donner le chiffre composé d'un II et d'un B. , quoiqu'il importe de savoir que le quatrième de ces monogrammes se rencontre sur les gravures d'un livre publié dans la haute Alsace, où vivait Jobin, et principalement sur la représentation d'un poêle dans l'ouvrage intitulé:
Holzkunst. — Verzeicbniss der Figuren vnnd neuwen Ofen von der ursprung der Newen Holzkunst. Gedruckt in obern Elsass durch Peter Scbmidt. 1564. in-fol.
Il semble (pie, plus tard, Jobin n'ait jamais signé aucune de ses gravures sur bois, quoiqu'il y travailla jusqu'à un âge très-avancé comme on le voit par la notice qu'en 1 5S0 il prit pour apprenti Nicolas Ncliilich le jeune. Joachim Camerarius parle de lui comme d'un graveur sur bois dans la préface du Livre de Simples de Matlhioli qu'il publia revu et augmenté le 19 Février 1586, et il résulte clairement que les figures dans le livre intitulé: i Novae Tobiac Stimmer Sacrorum bibliorum figurae Newe biblische Figuren etc. mit Lateiniscben und Tcutschen Vers en ausgelegt (par Fischart). Gedruckt zn Nuremberg li e i B. Jobin 1 5 0 0, ont été gravées par Th. Gwarin et P. Jobin d'après les dessins de Tobie Stimmer.
Nous ne savons point la date de la mort de Jobin: elle a du arriver avant 1597 puisqu'il cette époque on fait mention de ses héritiers dans les registres.
Bartscb décrit, dans son Catalogue de l'oeuvre de Jost Amman et de Tobias Stimmer, les gravit i es sur bois qui portent les monogrammes ci-dessus. On pourra également consulter, îi ce sujet, le livre de Nagler Die Mon ogra misten I. No. 2096. Nous nous contenterons d'in-
de divers Maîtres Allemands do XVI. Siècle. 333
cliquer ici quelques grandes gravures sur bois exécutées probablement par Bernard Jobin et qui, à tout événement, sont sorties de son atelier.
1. Vue de la Cathédrale de Strasbourg. On trouve en liant des vers qui se rapportent à la ville, à la Cathédrale et à ses hautes tours et qui se terminent par la notice Bernhard Jobin in Truck gehracht". II. 19 p. 8 I. L. 13 p. 10 I.
2. L'horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg. Avec l'inscription:
Aigentliche FUrbildung uud Beschreibung des neuen kilnstlichen Astronomischen Urwerkes zu Strasburg im
MOnster das MDLXX11II. Jar vollendet, zu sehen. A gauche, une description en vers qui termine:
Welchem, aul' das m an bass mOg Ta s en, Hat Bern bit Jobin
solcher masen, Scheinlich das Wcrk forma len la s en. H. 21 p. 1 i. L. 13 p. 7 1.
A p \) c ii (I i c c.
3. Portrait de Jean Forster, Docteur en Théologie. Ce portrait est gravé sur bois d'après un dessin de Lucas Cranach et porte le quatrième des monograinnies que nous avons donnés plus haut, mais sans le rouleau du graveur sur bois.
Voyez Brulliot, Dict. I. No. 120.
On trouve de ce dessinateur ou graveur des compositions tirées de l'ancien et du nouveau Testament et qui, en partie signées également du monogramme de Bernard Jobin ty, se trouvent dans une Bible publiée à Luneburg en 1037. Ces bois semblent néanmoins d'une date plus ancienne et avoir été employés déjà dans quelque autre ouvrage. Brulliot dit de plus, dans son Dictionnaire (1. No. 2002), que l'on trouve ce même chill'rc sur d'antres sujets bibliques entourés d'une marge, avec petites figures de Saints et Heurs enlrémelées, qui ont
334 Gravures sur bois
servi pour une Po s tille de George Scherer publiée à Linz en 1602 et qui mesurent avec la marge ornée H. 4 p. 8 L L. 5 p. 10 1.
Nous avons de plus retrouvé du même maître la gravure sur bois suivante.
1. Simon et Anne prophétisent devant la Vierge Marie. Ils sont debout près de la table des sacrifices et la Vierge, le sein percé d'un glaive, se voit à gauche. Derrière elle, quatre autres personnages. Au bas, le monogramme ci-dessus. H. 2 p. 10 1. L. 5 p. 2 1.
Cette pièce appartient à un livre de Sermons en allemand qui, d'après une note manuscrite sur le verso de la gravure sur bois, aurait été publié en 1574.
k IR.
Ce graveur sur bois dont le nom est resté inconnu, appartient à l'école de Saxe et vivait dans la seconde moitié du XVI. Siècle. Christ (p. 372. T. F. p. 189) affirme qu'il a trouvé les initiales I R, avec le couteau, sur des gravures sur bois dans une bible de 1550. Nous avons nous même vu le premier des chiffres ci-dessus sur une composition de l'Apocalypse, dans la Bible publiée en 1569 chez Feyerabend de Francfort s/M. On trouve également le premier monogramme sur le portrait de Sibylle, femme de Jean Frédéric I. de Saxe, d'après le dessin de L. Cranach le jeune et décrit par Bartsch (VII. p. 296, No. 137j qui a oublié de mentionner le nom du graveur. Brulliot a vu aussi les initiales I R, accompagnées du couteau de graveur, sur la 37 e . feuille d'un livre de Costumes publié en 1600 à St. Gall par George Strauch. Le même écrivain mentionne encore, dans son Dictionnaire (I. No. 2664''), trois gravures sur bois représentant des vieilles femmes, portant le même monogramme et qui se trouvent dans un livre in-4°. avec Je titre suivant:
Abbildung derer VIII ersten Du rchlauch tisten Grossmachtigsten Herzogen zu Sachsen etc. Auch der beygefûgten Zehen-Alter der Menschen mânnlichcn und Weiblichen gcschlechts. Mit ihren Studiis, Verrichtungen und Zuneigungen ordentlich beschrieben. Gedruckt ira
Jahr 1702.
de divers Maîtres Allemands du XVI. Siècle.
Les bois plus anciens ont été sans doute employés ici pour une édition postérieure, puisque le style de la composition appartient évidemment à la fin du XVI. Siècle. Nous nous contenterons d'indiquer ici la seule pièce der Zchen-Alter qui est venue à notre connaissance.
I. Les dix dégrés de la vie humaine; sur chaque gradin se trouvent une figure d'homme et une autre de femme dans Tordre suivant.
a) Un garçon chevauchant un dada; une fille tenant une poupée et un berceau; souscription:
Zehen Jahre ein Kind.
b) Un jeune homme avec un faucon sur le poing; derrière lui, un taureau:
Zwanzig Jahr ein Jttngling.
— Une jeune fille jouant du luth.
Zwanzig Jahr ein Jungfrau.
c) Un homme en armure complète; derrière lui, un lion:
Dreissig Jahr ein mann.
— Une jeune femme se contemple dans un miroir; à gauche, un paon:
Dreissig Jahr ein Frau.
d) Un homme tenant à la main une bourse; derrière lui, un renard avec une oie dans la gueule:
Vierzig Jahr wolgethan.
— Une mère de famille tient une petite fille. Devant elle, une poule avec ses poussins:
Vierzig Jahr ein hertzen-mu l terchen.
e) Un homme avec un drapeau; derrière lui, un taureau couché:
FunfzigJahr stille stan.
— Une femme lisant dans un livre; à gauche, une cigogne.
f) Un homme à longue barbe blanche; à droite, un coq.
Sechzig Jahr gehts alter an.
— Une femme portant une cruche et des assiettes. Devant elle, une oie.
g) Un vieillard coiffé d'une bonnet de fourrure. Devant lui, à droite, est assis un chien:
Siebenzig Jahr ein Greis.
— Une vieille femme filant à un rouet; à droite, un aigle. (Cette pièce porte le monogramme.)
Gravures sur bois
Siebenzig J a h t* ein ail Mutlerchen.
h) Un vieillard avec un bâton et un chapelet; «levant lui, un chai:
Achtzig Jalir nimmer weiss.
— Une vieille femme dans la même position; devant elle, un hibou.
i) Un vieillard marche à l'aide de deux béquilles, conduit par un enfant :
Neunzig Jahr der Kinder Spott.
— Une vieille appuyée également sur deux béquilles. Devant elle on voit voler une chauve-souris.
k) Un vieillard assis auquel la mort montre un sablier.
Hundert Jahr gnad dir Gott.
Une vieille femme assise avec les mêmes accessoires. Celte division est également signée du monogramme à la droite du bas.