‹ Le peintregraveurChapitre 16 sur 108 · Dix Vertus et un cavalier. Dix de ces gravures que · texte numérisé non relu

Dix Vertus et un cavalier. Dix de ces gravures que

notre maître exécuta d'après les dessins du monogrammiste JV

se trouvent dans l'ouvrage de Gabriel Schechtholtz à Wittemberg 1569, intitulé:

Wah rh afftige, SchOne Figuren der fuhrnehmsten christlichen Tugenden, welcher sich ein jeder Mensch in seinem ganzen Leben bevleissen soll. 4°.

Ce sont les vertus suivantes: la Foi, l'Espérance, la Charité, la Crainte de Dieu, la Patience, la Prévoyance, la Chasteté; enfin un chevalier couronné de lauriers et tenant une bannière de la main gauche.

Celle dernière pièce mesure. H. 4 p. 6 1. L. 3 p. 1 1. La Justice est du maître au monogramme (g (Voyez Archives de Naumann I, p. 126.)

Ce graveur sur bois travaillait en 1574 à Francfort sur l'Oder, où il était employé probablement par l'imprimeur Hans Eichers et ensuite par Thurneisser de Berlin après que celui-ci eût fondé dans cette ville une grande imprimerie. 11 écrit à ce dernier que le maître de chapelle de l'électeur (de Brandebourg) lui avait donné la commission de graver son portrait. Des neuf gravures que lui donne Bartsch, 7 se trouvent dans une édition de Bâle de la Cosmographie de Seb. Munster, de 1628, et portent en partie les dates de 1569 et 1572. Son monogramme, mais plus en petit, se trouve également sur quelques pièces de la Danse des Morts à Bâle. Ce sont 37 gravures à deux figures publiées par Ulrich Frohlich. Bâle 1588.

iie«rge Scbarffcnbergk àt CorllU.

(Bartsch IX. p. 439.)

George Scharffenbergk.

Additions à Bartsch.

Gravures sur bois.

10. Un turc. Demi -figure à guise de portrait. De la droite il tient un bouclier et de la gauche une arme qu'il appuie sur la hanche. A gauche, le premier des chiffres ci-dessus. (Brulliot DicL H. No. 11 03.)

11. Vue de la Ville de Gorlitz (vers 1565). Pièce en 4 feuilles. (Voyez le Cat. de l'évêque Schneider de Dresde No. 299.)

Aux 12 copies à l'eau forte de ce maître, d'après le martyre des 12 Apôtres par Lucas Cranach mentionnées par Bartsch, on en doit ajouter une 13 e qui est la suivante.

13. Le martyre de l'Apôtre St. Paul. 11 est étendu décapité sur le terrain et deux jets de sang sortent de la blessure. Dans le fond deux cavaliers et la foule du ipeuple. Le chiffre est à la partie supérieure de l'estampe dans un écusson. Pièce à l'eau forte. H. 6 p. L. 4 p. 7 î. — Munich — Wolfegg.

tBartech VIII. p. 22.)

Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

Bfi BP.

Barthélemi Beham.')

(Bartscli VIII. p. 81.)

Ce maître distingué naquit en 1502 à Nuremberg, comme le prouve l'empreinte d'un ancien médaillon avec son portrait et l'inscription : BARTOLMS BEHAM ALT. XXIX. AN. XXXI. D'après les notices de Neudorfter il a été, avec Pencz et Hans Sebald Beham, un élève d'Albert Durer et cet écrivain ajoute: „BartheI à peint le duc „Guillaume de Bavière qui le tenait en grande faveur et qui, pour ,,1'avancer dans la connaissance de son art, lui fit faire à ses frais le „ voyage d'Italie où il mourut, encore garçon, en 1540". Sandrart de son côté mentionne que Barthélemi Beham fit le voyage d'Italie où il travailla à Rome et à Bologne sous la direction de Marc Antoine Raimondi et qu'il y grava plusieurs planches que celui-ci faisait passer pour les siennes. Celte observation parait fondée et nous aurons à y revenir quand nous parlerons de l'oeuvre du maître de Bologne, dans lequel on trouve des pièces dans le style italien, il est vrai, quand à la composition et au dessin, mais qui dans la manière appartiennent à l'école allemande. Nous citerons en particulier

l) Il semblerait qu'il y ait eu un autre artiste du nom de Barthélemi Beliam, peintre de la cour du duc Guillaume IV. de Bavière et qui vivait à Munich. A tout événement nous trouvons souvent des tableaux qui lui sont attribués et qui diffèrent à tel point dans le style de celui du Beham de Nuremberg, que nous ne saurions les attribuer à ce dernier. A notre connaissance, ces tableaux ne Portent point de monogramme mais sont quelquefois signés du nom en entier Bartomae Behera.

Barlhélerai Behaui. 6<J>

les suivantes. 1. La jeune femme arrosant une plante, fi. No. 383. Non seulement le maniement du burin, mais le jet des draperies rappelle ici la manière de Baithélemi fieham. 2. La femme aux deux éponges. B. No. 373. 3. L'homme et la femme aux boules, fi. No. 377. On peut croire que Beham exécuta ces gravures en Italie quand il était encore jeune et qu'il y étudiait sous la protection du duc Guillaume de Bavière. Il habita plus tard l'Allemagne comme nous le prouvent la composition allégorique de 1525, avec l'inscription: „Der Weltlauf". B. No. 39, et le portrait d'Erasme Balderman de Nuremberg en 1535. Il retourna en Italie comme on le voit par la mort qui l'y frappa, à peine dans sa 38* année, en 1540.

Gravures sur cuivre.

Observations à Bartsch.

12. Cléopâtre. Il s'en trouve des épreuves sans la date de 1524, mais avec l'inscription: CLEOPATRA. — Berlin.

. 23. Triton et Néréide. Brulliot croit cette gravure d'Alb. Altorfer. (?) Table Gén. p. 30, No. 10.

28. Les quatre têtes de mort. II en existe une copie dans le même sens que l'original de Hans Brosamer, signée en haut J-g

30. L'enfant et le chien 1525. Les premières épreuves portent la date de 1524. — Paris.

62. Portrait de Louis, duc de Bavière. Le tableau à l'huile qui a servi d'original pour la gravure, se trouve avec beaucoup d'autres portraits de princes de Bavière à Schleisheim. D'après l'inscription, le duc Louis y est peint à l'âge de 37 Ans, ce qui fixe la date du tableau à 1532.

Additions à Bartsch.

65. La Vierge et l'enfant. Elle est vue de face, assise sur un bloc de pierre et tient devant elle l'enfant Jésus vu presque de dos. Celui-ci n'a point d'auréole et pose sa main gauche sur l'épaule de sa mère dont la tête est entourée d'une gloire à rayons qui s'étendent sur presque tout le fond. Elle est coiffée d'un voile et un large

70 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

manteau lui enveloppe la jambe. Le terrain à droite est semé de petits- cailloux. Pièce non signée, mais entièrement dans le style des travaux italiens du maître et très - finement exécutée. II. 5 p. 5 I. L. 4 p. 1 1. Coll. du duc d'Aremberg à Bruxelles.

66. St. Severin. Il est debout un peu tourné vers la droite, revêtu des ornements pontificaux et tenant de la droite sa crosse, de la gauche un petit modèle d'église. Autour de l'auréole on lit: S?. SIVERINVS. Pièce non signée. II. 2 p. 11 I. L. 1 p. 8 1. Bibliolh. imp. de Vienne.

67". Une Sibylle. Elle est assise à droite et tournée à gauche vers un enfant qui tient un flambeau. D'après Raphaël. Pièce non signée. H. 2 p. 5 1. L. 1 p. 8 1. — Berlin.

67 1 '. La femme en méditation. Jeune femme assise tournée vers la droite et tenant un livre sur les genoux. A la droite du haut, un rayon de livres; au dessous un vase avec des fleurs. On lit au bas: COGNITIO DEL Cette pièce parait être une copie de Raphaël, mais non une reproduction de l'estampe de Marc Antoine, dans laquelle on observe plusieurs différences. Le vase de fleurs et la taille sont tout-à-fait dans la manière de Beham. H. 3 p. 5 1. L. 2 p. 5 i. — Francfort s/M. (Bartsch vol. XIV. p. 334, No. 445 en décrit une copie en contrepartie. Copie B.)

68". Lucrèce. Elle est debout, nue, les cheveux épars, la tète un peu tournée à gauche et dans l'acte de se percer avec un grand poignard. Elle porte la main gauche à sa téte; dans le fond à droite un ht, avec ses rideaux; à gauche, une fenêtre et au-dessous sur un banc une arbalète. Pièce non signée. II. 3 p. L. 1 p. 8 I.

68''. La dame au sceptre. Elle s'avance vers la gauche tenant de la main gauche un sceptre. A droite un tronc d'arbre desséché. Pièce non signée, sur fond obscur et ronde de 1 p. 7 1. de diamètre. — Berlin.

69. Huit enfants qui dansent, divisés en quatre couples. A droite un autre enfant joue de la cornemuse. Fond obscur, sans signature. H. 1 p. 2 1. L. 3 p. 2 I. Musée Germanique.

70. Sept enfants dont deux, à gauche, chevauchent des dadas, taudis qu'une biche, dont trois petits reposent dans un coin, saisit le vêtement du troisième. A droite deux autres enfants. Fond obscur; sans signature. H. 1 p. 5 1. L. 3 p. 1 1. Mus. Germ.

71. Dix enfants. Ils jouent ensemble; le troisième enfant, à gauche, lire le quatrième par son vêtement; le septième saute à travers

Barthélemi Beliam.

un cerceau ; le dernier à droite tient en dansant deux cuillières. A la gauche du haut, le millésime 1524. II. 2 p. L. 1 p. 6 I. (?) — Paris.

72. Le paysan dansant et la paysanne. Celle-ci est tournée à gauche, et regarde en dehors, à moitié cachée par lui. A la gauche du haut, le millésime 1524. H. 2 p. L. 1 p. 6 1. — Paris.

73. Un Amour. 11 est baissé vers la droite et tient un rinceau de feuillage. A la droile du haut, la date de 1521. Pièce non signée. H. 2 p. L. 1 p. 9 I. — Paris.

74. Un cheval. Il galoppe vers la droile. Pièce non signée sur fond obscur. Ovale alongé. H. 10 I. L. 1 p. 1 1. Coll. Albcrtine à Vienne.

75". Ornement au vase. Deux petits Amours tiennent au milieu un vase par les anses; près de celui de droite le millésime 1525. H. 11 1. L. 1 p. S 1. Cat. Drugulin No. 2281.

75''. Ornement à la femme ailée. Une demi-figure de femme avec des ailes tient des deux côtés, par leurs longues queues, deux volatiles qui ressemblent à des coqs. H. 10 1. L. 2 p. Coll. Alberline à Vienne.

76. Ornement à la Cuirasse. Elle se trouve au milieu; aux côtés deux petits génies tiennent un rinceau de feuillage. H. 10 I. L. 2 p. Coll. Albertine à Vienne.

77. Montant d'ornement. Dans l'arabesque est assise une figure à longues oreilles, jambes de lion et grande queue, avec les bras terminées en feuillage. II. 1 p. 3 I. L. 1 p. Coll. Albertine. Cat. Drugulin No. 2280.

78". Montant d'ornement. Au bas, le torse d'un homme à longues oreilles terminé au bas par des feuillages et ayant pour bras des rinceaux; aux côtés, deux enfants ailés qui posent chacun une main sur son épaule. Au-dessus de la téte de l'homme est une touffe de feuilles ayant de chaque côté une corne d'abondance couronnée d'un cigne. Fond noir et sans signature. H. 1 p. 11 1. L. 1 p. 5 I. — Francfort s/M.

7S b . Les armoiries de Baumgartner de Hohenstein. Ce sont les mômes décrites par Bartsch sous le No. 57, mais avec cette différence qu'elles n'ont point d'inscription et portent en haut à gauche un sablier, à droite un cadran solaire, au bas un crâne et un écusson chargé de trois étoiles. H. 2 p. 7 1. L. 1 p. 11 1. On en trouve de très-bonnes épreuves récentes.

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