‹ Le peintregraveurChapitre 17 sur 108 · Les armoiries de Melchior Pfinzing. L'écu porte · texte numérisé non relu

Les armoiries de Melchior Pfinzing. L'écu porte

72 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

deux ânes saillants, timfy-é de deux heaumes dont celui de gauche a pour cimier un des ânes du champ, l'autre une couronne entre deux cornes, avec la souscription: Melchior Pfinczing, Probst zu S. Alban, dechent S. Victor. Pièce ronde de 1 p. 11 1. de diamètre. — Paris.

Appendice.

On attribue encore à B. Beham la pièce suivante que nous n'avons point vue.

79''. Une Vénus où Nymphe assise à laquelle un Satyre offre des joyaux. Dans la collection de Gotha. Voyez le Knnstblatt de 1853 p. 215.

Hans Sebald Beham.

(Bartsch VIII. p. 112.)

Neudorflcr dans ses notices écrites en 1546 dit que cet artiste naquit à Nuremberg en 1500. D'après Sandrart il était le cousin (et non le neveu) de Barthélemi Beham dont il imita non seulement la manière avec beaucoup de talent, mais copia même plusieurs estampes et de telle façon que, formé à l'école d'Albert Durer, il parait avoir plutôt saisi le style italien de son parent après avoir peut-être, comme lui, visité l'Italie. Ses tableaux peints avec beaucoup de délicatesse sont peut-être aussi rares que ses excellentes miniatures, mais en revanche il nous a laissé plusieurs petites gravures d'un bon dessin et d'une taille très-soignée, sans compter les dessins fournis par lui aux graveurs sur bois. A cause de sa vie déréglée il se vit contraint de quitter sa ville natale pour se flxer à Francfort où il acquit en 1540 le droit de bourgeoisie et cumula, avec sa profession de graveur, celle d'aubergiste. D'après Neudorfler il mourut en 1550. L'assertion de Husgen que notre artiste, par suite de ses dérèglements se noya dans le Mein, parait dénuée de tout fondement; à tout événement il n'est point fait mention de cette circonstance ailleurs que dans son livre.

Hans Seliald Bcliam. 73 Observations à Bartsch.

Gravures sur cuivre.

31. L'enfant prodigue quitte la maison paternelle. On irouve de cette estampe trois états:

V n . Épreuve. Avant les conlre-tailles sur la poitrine et la jambe gauche du père.

2 de . Avec ces contre -tailles.

3*. La terrasse sous les arbres a, dans l'ombre, des traits croisés au lieu des hachures simples dans les deux premiers états.

33. L'enfant prodigue réduit à garder les troupeaux de pourceaux. On reconnaît une bonne copie exécutée dans le même sens que l'original à la suscription où les deux mots:

VENTREM LVCE

se trouvent exactement l'un au-dessus de l'autre, tandis que la seconde ligne déborde comme suit

VENTREM LVCE

dans la copie.

78. Lucrèce assise avec la date de 1519. Second étal; au côté droit se trouvent des bâtisses.

94. Combat entre des Centaures. On en trouve une copie en contrepartie, sans monogramme sur la tablette, et une autre également en contrepartie d'Alaert Claas et signée de son chiffre.

112. Leda 1548. Les premières épreuves portent dans l'inscription: COMPRECSV, les secondes COMPRESSA.

113 — 120. Les sept planètes. On en trouve des copies sans le monogramme. Nous ne connaissons néanmoins de ces copies que les Nos. 116, 117, 118 et 120.

129 — 136. Les Vertus. On en connait trois étals différents.

138. La Patience. Les premières épreuves n'ont point de nuages là où planent les deux anges.

139. La Fortune. On a une copie de cette pièce du maître au monogramme 1566. H. 5 p. L. 1 p. 10 1. — Berlin.

Page 1