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La descente de croix et quatres petites compo

Jacques Binck de Cologne.

si lions. La grande composition du milieu montre le corps du sauveur pleuré par les Saintes femmes ; au haut se trouve le chiffre. Neuf petits compartimens ont les sujets suivants. En haut au milieu, le Christ, en croix entre la Vierge et St. Jean, dans deux médaillons au côté, le Couronnement d'épines et la Sépulture; plus has dans les médaillons des côtés, la Fuite en Egypte, la Circoncision, à droite; à gauche, le Christ dans le temple et le Portement de croix. Enfin, dans le coins du bas à gauche, le Serpent d'airain ; à droite une femme pleurant sur deux cadavres. Au milieu de ces compositions principales se trouvent, en haut, les symboles des évangélistes et aux côtés les douze apôtres. Cette pièce est traitée dans le style allemand. H. 6 p. 9 1. L. 5 p. 1 1. — Berlin, Paris.

104. La Vierge aux sept douleurs. Au milieu du haut, la mère de douleurs, le coeur percé de sept glaives et tenant sur ses genoux le corps de son (ils; au milieu, la composition principale représente le Crucifiement et aux côtés plusieurs petits sujets; la Circoncision, le Christ au jardin, la Flagellation, le Couronnement d'épines, le Christ dépouillé de ses vêlements et le Christ attaché à la croix. Dans la bordure ornée se trouvent encore dans des médaillons, à gauche Noé bafoué par Cham et le Sacrifice d'Abraham. Le chiffre est audessous du sujet de la Circoncision. II. 6 p. L. 4 p. Coll. Albertine.

105. L'enfant Jésus dans l'acte de bénir. Il est assis tenant un globe de la main gauche. Le monogramme est à la droite du haut. H. 1 p. 6 1. L. 1 p. 1 1. Collection Albertine.

106. Une téte de Christ. Elle est vue de face, couronnée d'épines et un peu baissée vers la droite. Au haut, à droite le monogramme accompagné du millésime 1526. H. 2 p. L. 1 p. 6 1. Collection Albertine.

107. Ecce Homo. Le Christ les mains liées et la téte couronnée d'épines, est assis sur une pierre, tourné vers la droite, et la lête vue de face. Près de lui l'inscription: ECCE HOMO. Au haut un léger ornement de feuillage. Le monogramme se trouve sur la pierre. H. 2 p. 10 1. L. 1 p. 10 1. — Berlin.

108. S te. Anne et la Vierge enfant Copie en contrepartie de l'estampe d'Albert Durer No. 29. Le chiffre est sur une tablette à la droite du bas. II. 4 p. 2 1. L. 2 p. S 1. Cat. Evans, Londres 1857 p. 11 No. 115.

109'. Marie couronnée par un Ange. Copie en contrepartie d'après Albert Durer B. No. 37. Le monogramme avec la date

92 Les petits maîtres tics écoles de Nuremberg et tle la basse Allemagne.

de 1526 est à la gauche du bas. H. 3 p. 8 1. L. 2 p. 8 1. — Berlin, Bambcrg, Francfort s/M.

109 1 '. Marie avec l'enfant Jésus au maillot. Elle est tournée vers la gauche. Copie en contrepartie d'après A. Durer B. No. 38. Le chiffre de Binck est sur une tablette à la droite du bas. H. 3 p. 6 I. L. 2 p. 8 I. — Berlin, Francfort s/M.

110*. La Vierge au Singe. Elle est coiffée d'un voile sur ses longs cheveux épars et, assise sur un tertre, embrasse du bras gauche l'enfant Jésus debout sur ses genoux et qui tient une pomme dans la main gauche. Sur le devant à gauche, un singe copié en contrepartie sur l'estampe de Durer No. 42. Au milieu un petit lapin. Le monogramme est à la droite du haut. H. 5 p. L. 3 p. 7 1. (Heller Zusâlze p. 31.)

1 1 0 La S te. Vierge. Elle est assise et offre une poire à l'enfant Jésus. La tétc de la Vierge, entourée d'une gloire de rayons, est tournée à droite et elle a sous les pieds le croissant. Cette composition est renfermée dans un cercle porté sur les épaules de deux femmes terminant en rinceaux. Au haut deux monslres fantastiques dont les têtes sont tournées vers les coins. Fond noir. Pièce non signée, mais d'une belle exécution. H. 2 p. Il I. L. 1 p. 7 I.

Dans le MSS. du frère Trudon de Liège.

111. St. Jean l'évangélisle et Ste. Marie Madeleine. Le Saint est debout à gauche bénissant le calice; la Sainte, à droite, lève le couvercle du vase à parfums. Derrière elle une plante. Sur la traverse en haut, croissent des plantes en forme de rinceaux soutenus par un petit enfant qui plane au-dessus. Tout-a-fait en haut, un écusson avec le monogramme. H. 3 p. 1 1 1. L. 2 p. 8 1.

112. La Véronique, St. Pierre et St. Paul. Elle est debout, au milieu, tenant le voile avec la Sainte face. St. Pierre à gauche porte les clefs, St. Paul à droite l'épée. Le fond est terminé par trois cintres; une lampe est suspendue a celui du milieu. Le chiffre est au milieu du bas. H. 5 p. 6 I. L. 2 p. 8 I. (Brulliot L p. 409.)

113. St. George. Il s'élance vers la droite où gît le dragon vu par derrière et percé d'une lance. Le Saint, en armure complète et la tête couverte d'une barrette à plumes, est dans l'acte de terminer d'un coup d'épée sa lutte avec le monstre. A gauche un château où le roi et la reine contemplent le combat; à droite sur une colline la princesse agenouillée avec l'agneau. Le monogramme est en bas à gauche. H. 2 p. L. 3 p. 1 1. R. Weigel Cat. Meyer No. 735.

Jacques Binck de Cologne.

114. La Madeleine. Elle est assise dans un paysage et tient à la main le vase à parfums. Ses cheveux sont arrêtés par une plaque de métal. A la gauche du haut le millésime 1520. H. t p. 9 1. L. 1 p. 2 1. Catalogue Evans & Sons, Londres 1857 No. 121.

115. Stc. Catherine. A ses pieds un prince. Pièce entourée d'une bordure à guise d'arabesque. Le monogramme se trouve à la gauche du bas au-dessus d'un hérisson. H. 4 p. 5 1. L. 3 p. 2 1. R. Weigel Coll. Meyer No. 736.

116. Homme caressant une femme. Us sont assis tous deux sur un tertre au-dessous d'un arbre, la femme à gauche, l'homme dont la barrette et l'épéc gisent par terre, à droite. Dans le fond, à droite, un paysage montagneux. Le chiffre est à la gauche du haut. Copie d'après Baldung Gritn No. 50. II. 3 p. L. 4 p. 4 1. — Berlin.

117. La jeune femme et le fou. Il est assis à droite et passe la main sous les jupes de la femme qui se défend contre lui. Le monogramme est au haut Fond noir. II. 1 p. 8 1. L. 1 p. 2 1.

— Munich.

11S. Silène. Il est couché dans une position un peu forcée s'appuyaut sur le bras droit et la main gauche posée sur la téte. Devant lui une coupe avec des raisins; derrière un cruchon de vin. Le monogramme est à la droite du hauL H. 3 p. 1 1. L. 4 p. 6 1.

— Berlin.

119. L'enfant endormi et le chien. Copie en contrepartie d'après H. S. Bcham No. 211. Le chiffre de Binck est au bas. Pièce ronde 1 p. 8 1. de diamètre. — Berlin.

120. L'enfant qui joue avec un chien. Copie en contrepartie d'après H. S. Bebam No. 30. Au bas le monogramme de Binck. Pièce ronde 1. p. 8 1. de diamètre. Musée Brit.

121. Un* halle bardier. Il est vu de profil tourné vers la droite et porte une cotte de mailles avec un casque et une hallebarde à la main gauche. A la gauohe du bas le chiffre lcB. H. 2 p. 7 I- L. 1 p. 9 1.

122. Autre hallebardier. La tête, vue de profil et tournée vers la gauche, est coiffée d'un chapeau à plumes. Il tient de la main droite une hallebarde et appuie la gauche sur sa hanche. A la droite du bas une tablette avec la marque I«B. H. 2 p. 7 I. L. 1 p. 9 1.

— Berlin.

123. Un soldat. Il porte des haut- de -chausses très -larges et s'avance vers la droite tenant de la main droite une épée, la pointe

94 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

en l'air et de la gauche un bâton avec deux glands. A la droite du bas les initiales I C B. II. 2 p. 7 1. L. 1 p. 9 I. — Berlin.

124. U n p o r t e b a n n i è r e. Il est vêtu à l'espagnole et s'avance vers la droite en faisant voltiger une bannière. Le monogramme est à la gauche du bas. H. 2 p. 8 1. L. 1 p. 10 1. Coll. Albertine à Vienne.

Ces quatres pièces semblent appartenir à une suite dont Bartsch décrit encore trois estampes sous les Nos. 68, 69 et 71.

125. Le soldat à la tète penchée. Il est debout près d'un arbre, tenant de la main droite une lance et appuyant la gauche sur le coté. II. 1 p. 10 1. L. 1 p. 7 1. Le millésime 1520 est à la droite du haut. Cat. Drugulin

126". Le soldat à la gourde. Il porte une barrette à plumes et un vêtement tailladé. De la main droite il tient une gourde à boire suspendue à un cordon et appuie la gauche sur le pommeau de son épée. Le chiffre est à la gauche du haut. H. 3 p. L. 11 p. 3 1. Cat. Evans de Londres No. 126.

1 26 b . M o n t a n t d ' o r n e m e n t. Au-dessus de deux vases et, sur une coupe ornée de feuillages, est assis un satyre ailé qui souffle dans deux cornes. Le monogramme est au bas de l'estampe. II. 3 p. 4 1. L. 11 1. — Berlin.

126 e . Autre montant d'ornement. La partie supérieure est formée de deux vases ornés de feuillage et placés l'un au-dessus de l'autre. Au bas deux femmes ou femelles de Satyre se tournant le dos et ayant pour bras des banderoles. Le monogramme est à la droite du haut. Copie d'après Barthélemi Beham No. 56. H. 2 p. 111. L. 1 p. — Francfort s/M.

127. Autre montant d'ornement. Un petit Amour, tourné vers la droite et courbé, soutient un rinceau de feuillage se dirigeant vers le haut et finissant vers le bas en trompette. A la droite du haut le millésime 1521. Pièce non signée, mais tout-à-fait dans le goût de Jacques Binck. II. 2 p. 3 1. L. 1 p. 8 I.

128. Arabesque aux deux génies. Deux enfants ailés chevauchent à droite et à gauche deux dauphins, et lèvent chacun une main vers un vase richement orné qui se trouve au milieu de l'estampe et dont les anses sont formés de feuillage. Fonds noir. Le signe est à là gauche du bas. H. 2 p. L. 1 p. 4 1. R. Weigel Cat. Meyer No. 750.

129 — 133. Les cinq pièces suivantes portent toutes le mono-

Jacques Binck (îe Cologne.

gramme du maître et mesurent chacune H. 10 '/s p. L. 1 '/* p. Elles se trouvent au Musée de Berlin.

— 129. Arabesque en frise. Au milieu une cuirasse, de chaque côté un petit Amour caché dans des rinceaux de feuillage, celui de gauche vu de l'ace, celui de droite de dos.

— 130. Autre. Demi -figure d'homme avec cheveux et barbe de feuillage et des rinceaux pour bras au moyen desquels il embrasse deux dauphins terminés en feuillage.

— 131. Autre. Demi -figure d enfant terminée par deux rinceaux qu'il tient des deux mains.

— 132. Autre. Deux demi -figures d'enfants terminants en queues de poisson tiennent un hibou, les ailes écartées.

— 133. Autre. Deux enfants assis sur des dauphins tiennent entre eux un mascaron à cornes.

Ou en trouve une copie sans le monogramme.

134. Arabesque à guise de frise. Deux petits Amours tiennent les anses d'un vase placé entre eux. Celui de gauche est vu de profil, celui de droite de face. Pièce son signée. H. 1 1 p. L. 1 p. 8 L Berlin. Cab. Detmold.

On en trouve une copie ou une reproduction en contrepartie et de mêmes dimensions, avec la date de 1525.

135. Autre semblable. Au milieu une demi-ligure d'homme ailé et cuirassé avec des rinceaux pour bras et dont il tient au-dessous de lui deux dauphins dont la bouche est remplie de feuillage. Le chiffre est à la droite du bas. H. 10 p. L. 3 p. 1 1. — Berlin.

t36. Autre semblable. Au milieu une demi-figure de Satyre terminée en feuillage et en rinceaux dont il tient les bouts. Fond noir. Au milieu une tablette avec le monogramme. H. 1 p. L. 2 p. 1 1. Musée Britannique.

137. Christian III. roi de Danemarck. Portrait demifigure vue presque de face un peu tournée à droite. Le fond forme un arc orné de neuf écussons tenus en partie par six petits génies. Sur l'appui du bas on lit: CIIRISTIERNVS- Z- DANORVM • REX* SVETIE' NORVEGIE • ZC. Pièce à l'eau forte et non signée, mais d'un excellent travail tout-à-fait dans le style de Binck. Décrite par Bartsch dans l'oeuvre de Lautensack IX. p. 230 comme une pièce faussement attribuée à ce maître. H. 9 p. 10 1. L. 7 p. 11 1.

138. L'empereur des turcs. Portrait en buste vu de côté et tourné vers la droite. Le monogramme est à droite. Sur la marge

96 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

du bas l'inscription : TVRCORV CvESAR. II. 1 p. 6 1. L. 1 p. 1 1. (Voyez Heller ZusStze p. 31.)

139. Joachim Hoecsster. Portrait, demi -figure vue de trois quarts d'un homme barbu et la tête couverte d'une barrette. Sur le fond blanc à droite le monogramme, la date de 1532 et les initiales: H. X. C. L'inscription de quatre lignes se lit sur la marge inférieure.

Quos cernis vultus sculpsit gerinanus Apelles

Et rare expressil uobililalis opus.

Qualis enim nunc est Joachim Hoecsster imago

Videlicct auguste eu jus hoc aere refert.

140. Paysage montagneux. Au milieu de l'estampe on voit une forteresse au pied d'un rocher élevé, un pont Jevis y conduit. Sur le premier plan à droite un grand sapin. Pièce à l'eau forte sur acier. Au haut le deuxième des monogrammes ci-dessus. H. 4 p. 1 I. L. 3 p. Cat. Sternberg IL No. 876.

Appendice.

Notice de quelques estampes attribuées à Jacques Binck.

1. Le Christ au jardin des oliviers. Il est agenouillé au milieu de l'estampe, tourné vers la droite, le regard dirigé vers le ciel où apparaît un ange. Sur le premier plan les trois apôtres endormis. Dans le fond s'avancent des soldats. La marque est à la droite du haut. Pièce d'une exécution trop médiocre pour qu'on puisse l'attribuer à notre maître; le monogramme semble y avoir été ajouté plus tard. II. 2 p. 6 1. L. 1 p. 9 1. (V. Heller ZusStze p. 30.)

2. Mendiants. Cinq hommes, deux femmes et un enfant; la marche est à droite. Au milieu une femme porte une cruche sur la léte et l'enfant lient un ourson ou un agneau. Les initiales 1 C B se trouvent à la droite du bas. H. 3 p. 2 1. L. 3 p. 4 1.

Le dessin de ces longues figures et la dureté de la taille différent beaucoup de la manière de notre maître. — Berlin.

3. Le tournoi sous Pie IV. dans la cour du Vatican. Deux chevaliers la lance en arrêt se précipitent l'un sur l'autre tandis que divers autres se tiennent tout autour à cheval et qu'un grand nombre de spectateurs garnissent les tribunes et les loges. A droite on voit s'élever la coupole de St Pierre en construction. Sur une tablette du haut l'inscription: Mostra délia giostra fatta ne!

Jacques Binck de Cologne.

teatro di Palazzo ridotto in questa forma dalla Stà. di N. S. Pio IV. corne si vede nella pianta délia stampa con sve raisure. Le chiffre }+B fecit, et où le trait du H est une barre et non un c, se trouve à la droite du bas. H. 16 p. L. 21 p. 2 1. — Francfort s/M. Pièce à l'eau forte.

Gravures sur bois.

2. La Bible danoise de 1550. Nous empruntons au kunstcatalog de R. Weigel No. 17029, les détails suivants sur cette édition dont le titre est comme suit:

Biblia Det er dcn gantske Hellige Scrifft udsaet paa Danske 5 Thle. Prentit Kttbenhaffn, aff Ludowich Dietz. M. D.L. fol.

Cette bible contient une riche collection de gravures sur bois de l'école de Saxe et en partie de Jacques Binck. Le titre gr. in-folio représente l'ancienne et la nouvelle alliance, pièce répétée deux fois et qui avait été déjà employée ailleurs, entre autres dans la bible avec gravures sur bois de G. Leigel. Le portrait de Christian VIII., demi-fig. in -fol. qui se trouve au verso du titre, est la même pièce dont nous avons parlé plus haut, dessinée d'après les ordres du roi par Jacques Binck et gravée pour cette hible. L'imprimeur Dietz a encore employé pour cette édition quelques bois des monogrammistes DK et AE qui se trouvent dans sa Bible de Lubeck 1533 — 34. Les pièces suivantes sont gravées d'une manière fort médiocre d'après les dessins de Binck.

Le Sacrifice d'Abraham, l'Échelle de Jacob, le Songe de Pharaon, le Tabernacle etc. pet in -4°. Aaron dans le temple in -fol. et Josué, tig. entière fol. obi. Les faits et gestes des Israélites, de Sarapson, de Samuel, de Sattl, de David, de Salomon, les Trésors du temple, Isaac, Daniel et sa vision in-4° obi. Les Évangélistes figures entières avec leurs attributs, la Pentecôte. Sujets de la vie de St Pierre, St Paul et St. Jacques, ainsi que les sujets de l'Apocalypse in -8".

Nous manquons absolument de données certaines ou de documents sur ce graveur qui, dans sa manière, s'approche beaucoup de celle de IV. 7

98 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

Jacques Binck. D'après quelques unes de ses copies d'Albert Durer et dont la première, celle du paysan de Marché No. 89, porte la date de 1523; d'après le caractère de son dessin qui ressemble à celui de Beham et vue la notice de Bilibald Pirklieinier, qui lui attribue la gravure de la pièce B. No. 30, Le coeur en tribulation, exécutée en 1529, on doit conclure qu'il s'est formé à Nuremberg et qu'il y a vécu. Il est probable qu'il visita l'Italie, si nous en jugeons par les figures de son Triomphe de Bacchus de 1528 B. No. 19 où les figures de Satyres ont les formes usitées dans ce pays tandis que celles de ses femmes paraissent être imitées du Char de triomphe de l'Empereur Maximilien par A. Durer. La pièce des Enfants vendangeurs de 1529, No. 35, est tellement dans le style italien qu'on en a attribué la composition à Raphaël. La dernière date que l'on retrouve sur ses gravures est celle de 1530 quand il devait être encore en Allemagne, puisque les portraits de Luther et de Melanclhon sont de cette période. Le cabinet de gravures de Berlin a de lui un petit cadre pour broderie avec des reliefs sur bois finement sculptés, des arabesques, des feuillages avec figures et des médaillons avec les bustes de Charles V. et de Ferdinand I. Ce travail est tellement dans la manière du maître 1. B. qu'il est très -probable qu'il l'ait exécuté lui-même quoique son monogramme ne s'y trouve point.

Observations à Bartsch.

1 — 3. Sujets de la vie du Christ. Cette suite renferme au moins 6 pièces, comme nous le ferons voir plus bas.

6 b . St. Mathieu. Il est assis dans une salle ouverte, porte des lunettes et lit dans un livre que lui tient l'Ange. Les initiales I. B., accompagnées du millésime 1525, sont à la gauche du haut. H. 2 p. 9 I. L. 1 p. 11 1.

Celte pièce est sans doute de la même suite d'évangélisles à laquelle appartient le St. Luc No. 6 de Bartsch.

30. Les tribulations du Coeur, Allégorie. Il en existe une belle copie en contrepartie avec bordure ornée et sans signature. H. 2 p. 11 1. L. 3 p. 2 1. — Berlin, Paris.

Cette même composition, gravée sur bois et d'un plus grand format, est signée hfO© H. 14 p. 10 1. L. 11 p. — Bamberg.

Maître I. B.

34. Les deux génies au pied d'une colonne. C'est la partie inférieure de la composition No. 30.

35. Les en fans vendangeurs, 1529. L'invention en a été attribuée à Raphaël mais, quelle que soit la beauté et la vivacité des figures dans cette composition, les proportions des figures ne sont pas celles du maître d'Urbin, sans compter que dans le dessin on désirerait quelquefois plus de finesse et de grâce. Elle appartiendrait donc tout au plus à un des élèves de Raphaël, si on ne veut pas absolument la donner au maître I B lui-même.

Une seconde épreuve porte avec la date de 1 529 le chiffre ^

(Brulliot Dict. I. No. 1038\)

On trouve une copie en sens contraire de la partie gauche de cette pièce qui ne contient que 9 des 20 enfants, signée R. B. (Brulliot Dict. H. No. 2388".) — Dresde.

36. Le joueur de cornemuse. On trouve de cette pièce une copie en contrepartie. Cat. Sternbcrg II. p. 289.

50. La gaine au guerrier. On trouve des épreuves de la partie supérieure seulement sans l'enfant. — Berlin.

52. La gaine à la Vénus. On trouve également de cette pièce des épreuves avec la seule partie supérieure. — Berlin.

Additions à Bartsch.

53. Thamar violée par Ammon. C'est une figure presque nue. Son nom se trouve sur le banc; à gauche celui d' AMVM. Sur une banderole au haut de l'estampe; CVBA MECVM. Pièce non signée, mais tout- à -fait dans le style du maître I. B. En losange. H. 3 p. 2 1. L. 2 p. 3 1. — Berlin.

54 — 55. Trois sujets de la vie du Christ appartenant à la suite de Bartsch 1 — 3, et tous signés I. B. Pièces rondes de 1 p. 4 1. de diamètre. — Berlin.

— 54. L'adoration des rois Mages. La Vierge est assise à droite, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux. Un des rois est agenouillé devant elle et fait une offrande à l'enfant Derrière lui les deux autres rois.

— 55. Jésus instruisant daas le Temple. Il est assis dans le fond d'une salle où l'on voit une colonne et plusieurs voûtes.

100 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

A sa droite, trois docteurs de la loi dont l'un cherche à déchiffrer un texte dans un livre. Sur le devant à gauche, deux autres docteurs avec des livres et vis-à-vis d'eux, à gauche, deux autres dont l'un s'appuie sur le coude.

— 56. Le Christ avec trois de ses apôtres. Ceux-ci sont à droite vis-à-vis de deux docteurs de la loi à gauche. En haut Dieu le père.

57. St. Florian. Il est debout, en armure complète mais sans casque, un peu tourné vers la droite et tient de la main droite une bannière dont les plis s'étendent derrière lui. Plus loin s'élève un riche portail sur lequel deux génies, terminés en queue de dauphin, tiennent des rinceaux de feuillages. Au bas les initiales I. B. Très -belle imitation de la gravure sur bois d'Albert Durer B. No. 116 représentant le Saint patron de l'Autriche. H. 3 p. 6 I. L. 2 p. 5 1. — Francfort s/M.

58. Le gros soldat. Il est assis, tourné à droite, sur un tronc d'arbre. Un poignard lui pend sur le ventre. H. I p. 10 I. L. 1 p. I '/s 1. Cat. Sprinckmann No. 277.

59. Montant d'ornement. En haut, un mascaron barbu audessus d'un vase richement orné et sous celui-ci une coupe que deux oiseaux soutiennent de leur téte. Au-dessous de la coupe on voit encore trois mascaron s, celui du milieu de face, les deux autres de profil ; tout-à-fait au bas la signature I. B. H. 4 p. 4 1. L. du haut 9 1., du bas 7 1. R. Weigel.

Appendice.

Gravures sur bois.

Brulliot dans son Dictionnaire des monogrammes II. No. 1324 fait mention d'une gravure sur bois signée l. B. et qu'il dit avoir été exécutée d'après un dessin de notre maître.

1. Les armoiries de Charles Agricola. (Bauer.) L'écusson est timbré d'un casque ayant pour cimier un ange qui tient de la droite une croix, de la gauche un serpent Autour de l'ovale on lit: CAROLVS AGRICOLA HAMMONIVS IVRIS VTRIVSQUE DOCTOR. Dans les coins, on voit quatre génies avec les attributs des saisons. En haut à gauche, les initiales I. B. sur un escabeau surmonté du

George Pencz de Nuremberg.

tôt

génie du printemps, et la date de 1533 sur l'escabeau à droite où se tient le génie de l'été. H. 5 p. 2 L L. 3 p. 7 L

Ce peintre distingué, surtout dans le portrait, était également un excellent graveur et naquit, selon toute probabilité, à Nuremberg au commencement du XVI. Siècle. Il dit lui-même qu'il était de Nuremberg .dans sa gravure de la prise deCarthage, et nous lisons dans Neudttrûer qu'il y restaura, en 1521, les peintures faites par Hans Grafï en 1340 dans l'hôtel de ville. Ce contemporain de notre artiste ajoute qu'il se forma avec les deux Beham à l'école d'Alb. Durer.

11 fit le voyage d'Italie où il fréquenta l'école de Marc Antoine. Cette circonstance ne peut donner lieu à aucun doute quand nous regardons les gravures qu'il exécuta à cette époque et qui révèlent à ne pas s'y méprendre, l'influence de cette école. Parmi ces gravures on remarque celles des „Six Triomphes du Pétrarque" Nos. 1 17 — 123, mai» surtout le célèbre «Massacre des Innocents" au chicot que Bartsch décrit sous le No. 18 comme l'estampe originale de celte composition par Marc Antoine, et dont les premières épreuves ne portent point sou monogramme qui y a été ajouté après coup et plus tard. Celte pièce de notre artiste est souvent préférée à celle de Marc Antoine B. No. 20, ce qui a engagé Bartsch à attribuer cette dernière à Marc de Ravenne, bien que ce graveur en ait exécuté une autre qui s'approche davantage du style de Marc Antoine et qu'il a signée, dans l'origine, du nom de celui-ci.

En comparant soigneusement ces deux chefs d'oeuvre de la gravure sur cuivre, celle du No. 1 8 parait, il es! vrai, plus nette et plus ferme de dessin , mais non seulement elle diffère dans la taille qui est un peu plus maigre, un peu plus raide que celle d'un artiste aussi consommé que Marc Antoine, mais l'expression dans les têtes a moins de vie et les hachures ont quelquefois cette direction horizontale que l'on ne trouve jamais chez les Italiens. Le No. 20 qui appartient indubitablement à Marc Antoine est d'une taille plus franche, d'un des-

George Pencï de Nuremberg.

(Bartsch VIII. p. 319.)

102 Les pelils maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

sin plus plein et d'une plus grande vivacité dans l'expression des tètes. Et tout considéré, nous avons l'entière conviction que l'estampe No. 18 au chicot a été exécutée par George Pencz d'après le dessin origiual de Raphaël.

Nous avons également lieu d'attribuer à notre maître une autre estampe d'après la composition de Jules Romain, les prisonniers, attribuée à George Ghisi et décrite par Bactsch dans le catalogue de l'oeuvre de ce maître, sous le No. 66, tout en faisant remarquer que celte estampe s'approche beaucoup de la manière de George Pencz avec laquelle, en effet, elle a beaucoup plus de ressemblance qu'avec celle du maître de Manloue.

On retrouve le même détail des hachures horizontales, mentionné plus haut, dans quelques parties de la grande pièce „la prise de Carthage" de 1539 (Bartsch No. 86), bien que notre maître ait complètement imité ici la gravure de Marc Antoine et si bien que, s'il n'y avait pas ajouté son nom, on aurait eu quelque peine à la lui attribuer.

Pencz a montré dans ces grandes pièces ce qu'il pouvait faire comme graveur, mais on ne peut s'empêcher de penser que les dessins de Raphaël et de Jules Romain ont beaucoup contribué au degré d'excellence qu'il y montre. Il est beaucoup plus faible de dessin dans les grandes pièces d'après ses propres compositions comme on le voit dans les Triomphes de Pétrarque, tandis que son dessin ne laisse rien à désirer pour ses petites compositions, dans lesquelles il n'a jamais été surpassé par ses contemporains d'Allemagne.

Bartsch a décrit toutes les pièces attribuées à Pencz, de manière qu'il nous est impossible de rien ajouter à son oeuvre. Nous observerons seulement que Neudorffer dit au sujet de sa mort:

„I1 mourut à Breslau en l'an 1550 au mois d'Octobre le même jour que son fils Aegidius."

Nous apprenons du Dr. F. J. Gebrken dans sa Revue „ftir vater- Ulndische Geschichte ûnd Alterthumskunde Vol. IV. 2 e Livr.", dissertation

Henri Aldegrevcr.

(Bartsch VIII. p. 362.)

Henri Aldegrever.

qu'il a fait ensuite publier à part , que notre maître a été en même temps peintre, graveur en taille douce et en creux ainsi qu'orfèvre. Nous empruntons à cet écrivain les détails suivants.

Henri Aldegrever était le fils unique de Hermann Aldegrever de Paderborn, surnommé aussi Trippenmacker de sa profession qui était celle de faire des empeignes de cuir aux sandales de bois. A en juger par le portrait que Henri Aldegrever exécuta de lui-même en 1530, et où il se donne comme ayant 28 ans, il a dû naître en 1 502. Comme Van Mander nous l'affirme , il se rendit à Nuremberg pour se perfectionner dans son art sous la discipline d'Albert Durer, comme le prouverait du reste sa manière de peindre, un peu sècbe, qui appartient plutôt à l'école de la haute Allemagne de cette époque qu'à celle du bas Hhin. De retour à Paderborn, il se brouilla en 1532 avec les autorités de sa ville natale, à raison de son penchant pour les idées de la réforme, et s'établit en conséquence dans la petite ville voisine de Soest dans laquelle il se lia intimement avec les coryphées de la secte des Anabaptistes, comme nous le prouvent les portraits qu'il grava, en 1536, de Jean de Leyde et de Knipperdolling, ainsi que les matrices exécutées par lui du thaler d'argent que le roi Jean de Munster aimait à distribuer à ses fidèles.

Plusieurs circonstances nous prouvent en outre son domicile régulier à Soest; d'abord son propre portrait exécuté, en 1537, et où il prend la désignation de Suzatiensis, ce qui à fait croire à plusieurs qu'il était véritablement natif de cette ville; ensuite une demande des autorités de Soest à celles de Paderborn, relativement à l'héritage du père et de la mère d'Aldegrever morts en 1545 et „pour que l'héritage en vêtements, joyaux et autres effets, et tous les biens délaissés par ses parents puissent être délivrés et remis à l'honorable Maître Henri Aldegrever, bourgeois de celte ville" selon les formalités d'usage en pareille circonstance. Cependant malgré qu' Aldcgrever, pour faciliter le recouvrement de ses droits, eut vendu la maison paternelle au juge de la ville de Paderborn, il éprouva beaucoup de difficultés à se faire rendre justice, en raison de ses rapports antérieurs avec les autorités de la ville.

Notre artiste se trouvait néanmoins en hante faveur près du jeune duc Guillaume de Clèves dont il exécuta, en 1540, le portrait sur cuivre et, un an plus tard, sur bois. Il fit aussi pour lui, en 1552 et au prix de 35 thalers, deux sceaux et, en les envoyant, il s'excuse de ne pas y avoir ajouté ,,1'anneau avec la pierre" qui serait terminé en quelques.

104 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

jours, ce qui prouverait, au besoin, qu'il exerçait également la profession d'orfèvre.

Son premier travail connu est une Arabesque sur cuivre, datée de 1522; sa dernière gravure, représentant le Jugement de Salomon, porte la date de 1555. Cependant il existe de lui, dans la Galerie de Dusseldorfif, son portrait avec le millésime de 1556. Gerkhen conclut de ceci et d'autres indices qu'il mourut en 1558 à l'âge de 56 ans et qu'il fut enterré dans l'église de St. Pierre à Soest. Garl van Mander nous dit à ce sujet:

„Aldegrever fut enterré très-simplement à Soest et un de ses amis „qui avait souvent voyagé avec lui , avec lequel il avait des relations „intimes (Hermann zum Ring?), et qui était venu le voir de Munster, „ne le trouvant plus en vie, fit placer sur sa tombe son nom aiusi „que le chiffre dont il marquait ses ouvrages/ 4

On trouve d'Aldegrever quelques gravures sur bois excessivement rares et que, réfléchissant qu'il était graveur en creux, nous pouvons regarder comme ayant été exécutées par lui. Sur une d'elles, représentant le portrait du duc Guillaume de Clèves, on trouve l'indication : Henricus Aldegrever Suzatien. faciebat Anno MDXLI.

61. St Christophe. Cette pièce est une copie en contrepartie de celle d'Albert Durer No. 52.

83 — 95. Les travaux d'Hercule. Le graveur J. Riedl de Vienne possédait en 1814 les planches de ces gravures dont il fit tirer de nouvelles épreuves.

152 — 159. Les danseurs de noces 1551. Le cabinet de Berlin possède des copies de ces huit pièces en contrepartie et d'une plus grande dimension. Les figures en sont très-fortes et toutes portent le monogramme d'Aldegrever. H. 4 p. 2 1. L. 2 p. 1 1 1.

176. Un porte-enseigne. On en trouve une copie en contrepartie, à la pointe sèche et signée au haut dans une tablette du

185. Philippe Melancthon. Il en existe une copie dans le sens de l'original d'un travail médiocre. Le nom y est écrit M élan ton au lieu de Melanthon sur l'original.

Observations à Rartsch.

Henri Alrtegrever.

186. Albert van der H elle 1538. D'après Nagler (Kttnsller- Lexicon), Albert v. d. Hoelle était un graveur sur bois né en 1510 à Nuremberg, ce que semble confirmer Gherkhen en disant que Albert v. d. Helle était un excellent médailliste et graveur en creux à la cour de Munich. Cependant Heller (Zusittze) considère ce portrait comme étant celui du „juge de la ville de Soesl, von der Helle (ou Huile ), un des amis intimes d'AJdegrever" ; mais comme il n'apporte aucune preuve de ce qu'il avauce ainsi, nous devons considérer la première opinion comme la plus vraisemblable.

252. Quatorze enfans dansants. Huit d'entre eux ont été faits d'après la composition de Raphaël gravée par Marc Antoine.

271. Ornement aux deux enfans, 1549. Barlscli a, par erreur, répété encore une fois la description de cette pièce sous le No. 278.

280. Ornement à l'enfant tenant un trophée. Ou en trouve une répétition en contrepartie, si finement gravée que nous n'hésitons pas à l'attribuer au maître. Coll. Albert ine à Vienne.

Additions à Bartsch.

290. La résurrection. Le Christ bénit delà droite et tient de la gauche l'élendart de la croix. En haut l'inscription: l'AX NÏÏÂ CHRISTVS. A mi-hauteur, le chiffre et la date de 1550. H. 2 p. 8 1. L. 1 p. 10 1.

291. L'enfant prodigue. Il joue du luth, assis sous un arbre à côté d'une femme qui s'appuie sur son épaule. A gauche un cruchon de vin et des verres. Dans le fond, on le voit encore près d'une auge où mangent les pourceaux. Dans le lointain, une ville près de l'eau et, à droite, une tablette avec le monogramme et la date de 1540. H. 7 p. 8 1. L. 5 p. 10 I. — Brunswick.

292. Femme portant une bannière qu'elle tient des deux mains en s'avancant vers la gauche, tandis qu'elle tourne la léle à droite où se trouve un écusson d'armoiries. Sur la bannière, une cigogne et, à la droite du bas, une tablette portant le chiffre avec le monogramme et la date de 1552. En marge, deux vers latins. H. 3 p. 10 I. L. 2 p. 3 I.

293. Le Centaure marin et deux Néréides. Il est vu seulement jusqu'à moitié, tourné vers la droite, portant sur sa queue de poisson uue nymphe, et tenant, par le bras gauche sur son épaule, une

1 06 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

seconde femme qui jette les hauts cris. A gauche une tablette avec le monogramme. H. 2 p. I I. L. 3 p. — Gotha.

294. Monta nt d'ornement à l'en fan tas si s. H tient, élevée de la droite, une couronne de laurier et, de la gauche, un bâton auquel se trouvent suspendus un livre ouvert et un diplôme. A la gauche du haut, le chiffre qui se trouve encore une fois répété, en petit, sur le diplôme. Cette pièce forme pendant avec le No. 207. H. 2 p. L. 9 p. (Brulliot Table p. 220.)

295. Montant d'ornement, 1529. Au milieu un vase surmonté d'un mascaron. A droite et à gauche un enfant, un pied posé sur une espèce de Sphinx et l'autre sur un animal chimérique. A mihauteur, le chiffre et la date. H. 2 p. 6 1. L. 1 p. 10 i.

296. Autre montant d'ornement. Au bas un enfant, tourné vers la droite, tient de la main gauche une corne d'abondance et de la droite une branche dont les feuilles remplissent la partie inférieure du montant. Le chiffre, sur une tablette, se trouve à la droite du bas H. 4 p. 5 1. L. 10 I.

Appendice aux gravures sur cuivre faussement attribuées

à Aldegrever.

10. Un enfant nu. Il est vu de profil, tourné à droite, et chevauchant un dada. Pièce non signée et traitée tout-à-fait dans la manière du No. 1 de Bartsch. H. 1 p. 5 1. L. 1 1 1. — Munich.

Gravures sur bois.

1. S te. Barbe. Elle est agenouillée, à gauche, devant son père qui s'éloigne à droite en la regardant d'un air courroucé. Deux autres personnages sont debout à droite. La tour est derrière et le monogramme à la gauche du haut. H. 5 p. 3 I. L. 3 p. 6 1. — Gotha. On en trouve un facsimile dans l'ouvrage de R. Weigel.

2. Pyramus und Thispe. Il est vu en raccourci, couché et percé de son épée. A gauche, derrière lui, Thisbé debout lève les mains en pleurant. A la droite du fond, un grand édifice; à gauche sur un tronc d'arbre, la marque d'Aldegrevcr. Pièce ronde de 8 p. 9 1. de diamètre. — Munich.

Henri Àhlegrever.

Le facsimile dans l'ouvrage deWeigel, exécuté sur un calque défectueux, ne donne point une juste idée de cette pièce très-bien gravée.

3. Le duc Guillaume de Clèves. Portrait en buste, vu de trois quarts et tourné à droite, coiffé d'une barrette, avec l'inscription :

Von Gottes gnaden Wilhelm hertzog zuJulicb, Gelre, /Cleven, Barge, Graff zur Marck, zu Zutpfen und Regenspurg, Herr zu Ravenstein.

Au-dessous douze vers latins, puis la signature:

Henricus Aldegrever Susatien. faciebat ANNO. M. D. XLÏ.

Pièce in-fol. — Gotha, Munich.

S S 3 <F ct.

(Bartsch IX. p. 24.)

Malgré toutes les recherches on n'a pu encore découvrir le nom et la patrie de ce graveur sur cuivre. Si nous en jugeons par sa manière, surtout dans la Vignette No. 11, et si l'on considère qu'il a reproduit la gravure No. 5 d'après H. S. Beham, on serait porté à croire qu'il est Allemand d'origine mais comme il a également copié d'après les italiens et surtout de bonne manière, quoiqu'avec peu de finesse, d'après Marc Antoine, on doit en conclure qu'il s'est formé dans ce pays. Deux pièces de son oeuvre, l'Alexandre et Thalestris, Bartsch No. 3, et le Vulcain avec les Cyclopes, B. No. 4, sont copiés sur des tableaux de l'école de Fontainebleau, ce qui a induit quelques historiens à le placer dans cette école et à expliquer son monogramme par le nom de Guido Ruggieri. Mais on doit observer à ce sujet que dans les „Extraits des comptes des bâtiments" etc. de 1523 à 1574, contenant tous les détails sur les ouvrages à Fontainebleau et reproduits par Léon de Laborde dans son ouvrage . „La renaissance des Arts à la cour de France" Paris 1850, on ne trouve aucune mention faite soit d'un Guido, soit d'un Ruggieri. Il faut ajouter à ceci que les gravures de notre maître portent la date de 1534 à 1537, tandis que le Guido Ruggieri mentionné par Malvasia n'aurait pris la direction des peintures de Fontainebleau qu'après la mort du Primaticcio en 1571. Les gravures attribuées à cet artiste portent en outre un chiffre, com-

108 Les petits maîtres des écoles de Nuremberg et de la basse Allemagne.

posé des lettres GRF entrelacées, qui se trouve, entre autres, sur la composition de deux hommes entraînant un troisième et dont Bartsch (XV. 415) révoque en doute l'attribution à Ruggieri.

Additions à Bartsch.

23. Gaine de poignard. En haut, un guerrier debout en costume antique tenant son épée sur l'épaule droite; le bas est formé d'un ornement de feuillages. En haut à gauche, le second des monogrammes ci-dessus. H. 5 p. 9 1. L. du haut 1 p., du bas 6 1. — Dresde.

'24. Autre gaine de poignard. En haut un porte-enseigne vu de côté. Au bas un ornement de feuillage. Dans une tablette du haut les initiales F. G. H. 5 p. 3 1. L. du haut 1 p. 2 1., du bas 9 1.

— Berlin.

25. Ornement avec des médaillons. Au milieu, un médaillon avec une tète de femme. De chaque côté, une moitié de médaillon avec des feuillages. Les initiales G. F. se trouvent au milieu du bas. Pièce formant pendant avec le No. 17. H. 10 p. L. 5 p. 2 L

— Coll. Albertine à Vienne.

26. Ornement formé de deux rinceaux croisés. Au milieu du bas une tablette avec le second des monogrammes ci-dessus» H. 9 p. L. 4 p. 10 1.

27. Deux chapiteaux avec des ornements de feuillage aux côtés. Us sont d'un beau dessin, quoique traités d'un style assez libre, et placés l'un au-dessus de l'autre. Celui d'en bas porte trois mascarons. En haut, le second des monogrammes ci-dessus. H. 2 p. 8 I. L. 1 p. 6 1. — Dresde.

(Barlsch VI». p. 8.)

Nous n'avons point de notices sur cet excellent graveur. Nous savons seulement qu'il exécuta deux pièces de son oeuvre en 1520 et 1521.

Maître inconnu. 109

Additions à Bartsch.

3. St Jean l'évangéliste dans l'Ile de Pathmos. Il est représenté assis, écrivant son Apocalypse tandis que la Ste. Vierge avec l'enfant lui apparaît en haut à gauche. A la gauche du bas, sur une tablette, se trouve le second des monogrammes ci-dessus et, à droite, la date de 1521. H. 3 p. 3 1. L. 2 p. 4 1. — Berlin.

(Bartsch VIII. p. 9.)

Bartsch ne connaissait de ce graveur qu'une copie de la Vierge au Singe. Nous avons encore découvert de lui une gravure sur bois traitée dans le style des petits maîtres.

Gravure sur bois.

1. Un soldat jouant de la Tinte. Il est debout, vu de face et coiffé d'un grand chapeau à plumes. A droite sur une pierre, le millésime 1515; à gauche les initiales S B. IL 3 p. 11 1. L. 2 p. 4 1. — .Gotha.

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