Les mêmes. En bas à gauche, se trouve la marque du
serpent ailé avec les ailes couchées. II. f> ]>. (> I. L. '.i p. 1 1 1.
Ces deux armoiries sont employées dans le ,, M c ck 1 e n 1» u r g i se h e Kirchenord nung" de 1552 et I T> T> 7 imprimé par Ilans Lufl'l à Witlemhecg in 4 J . Dans le 5 e vol. des lîegistres de iMeeklembourg p. 22$ on trouve la mention (1rs dépenses laites par Jean Aurilaber dans un voyage à W'ittemberg et, après le K i rc h e n o r d n u n g en entier, l'indication suivante:
I) e m L u c a s M a 1 e r von z w e i e n w a p p e n m. g. f. z u r c i s s e n 17 gr 22 , ,2 Jl
Oem Fo rm schneider von heiden vvappen zu schneiden 4 Jl 0 JS.
Ilans Brosamer.
(];;ntsiti V|I| p .i;,5.i
Ce maître était peintre et graveur sur cuivre et sur hois. On ne sait point au juste la date de sa naissance, cependant quelques uns la lixent à 1 .">00. Selon toute apparence il était originaire de l'olda, à tout événement il y vécut de 1530 et 1550. Il passa les dernières années de sa vie à El lurt. D'après une communication de C. IJecker dans Je hunslhlalt de J S'ÎG p. ISO, cet écrivain a vu sur une miniature de Ihosamer représentant M. Hunold, (chanoine de St. Sévère à Krfiirlli, agenouillé devant un crucifix, la notice suivante sur la marge de cette pièce:
„ Ilans Dr os amer pinxit qui ^ peste 1 T> 2 . ' ' Ce qui voudrait dire que notre artiste mourut eu 1052 de la peste à EiTurlh. Il existe néanmoins une grande gravure sur bois représentant l'histoire de Bethsahée, signée du Monogramme |-J^ 155-1, accompagné de la marque \g suivie du couteau de graveur et qui porte l'adresse Gedruckt zu Erf'furt bei Ilans Cubilzcr. On en pourrait conclure que l'inscription sur la miniature es! fautive ou qu'elle est susceptible d'une antre iulerpi élalion.
Hans Brosamer.
Quant aux tableaux de Brosamer on en connail très peu qui se soient conservés jusqu'à nos jours. La plupart sont tellement dans la manière et le style de Lucas Cranach que Ton pourrait croire que celuici a été le maître de Brosamer. Nous mentionnerons les suivants:
Dans la collection de tableaux de M. l'architecte Weyer à Cologne. Un tableau sur bois représentant Jésus qui appelle à lui les enfants. Composition avec un grand nombre de personnages et d'un dessin un peu faible. A la partie supérieure, le monogramme IB cl le millésime
Une sainte famille avec Ste. Catherine d'Alexandrie. Même catalogue sous le No .43 et attribué a Lucas Cranach, mais la morbidesse du-dessin et la forme arrondie des têtes ne nous laissent aucun doute que ce tableau ne doive également être attribué à Brosamer.
Le tableau d'une Charité romaine qui se trouvait dans la collection de feu M. Kraenner de Ratisbonne est trailé absolument de la même manière.
Le portrait sur bois de Philippe, Landgrave de Hesse, signé Hans Brosamer, Formschneider zu Erffordt, nous prouve que cet arliste à gravé lui-même sur bois. Sa taille est nette, un peu maigre mais se distingue, surtout par la bonne entente du dessin, de celles des gravures d'après ses compositions taillées par d'autres maîtres.
Le monogramme EB de notre graveur à été également employé par quelques uns de ses contemporains, entre autres par Hans Baldung Grun, ce qui a induit Bartsch à attribuer à ce dernier quelquesunes des compositions de Brosamer ou vice versa. L'énergie dans le style et l'exécution qui distinguent Hans Baldung Grun sont telles qu'il est facile de ne point le confondre avec Brosamer et nous en trouverons la preuve lorsque nous aurons l'occasion d'examiner le catalogue de Barlsch. Mais Brosamer s'est servi également d'autres monogrammes où, aux lettres initiales de son nom il ajoute tantôt un t) tantôt un ^ sur la ligne transversale du H, ce qui n'a été observé jusqu'ici que par Rumohr et Thiele qui ont cru y voir dessiné un petit pain.
Dans les collections on attribue ordinairement ce monogramme à Jacques Binck. Nous l'avons trouvé sur plusieurs pièces, entre autres sur une gravure au burin représentant Jean de Henneberg, Abbé de Fulda, avec une ligne d'inscription qui termine comme suit:
... Ad imaginem dominacionis sue Johannes Brosa mer sue D. clientulus faciebat anno MDXXXVI; puis le IV. 3
34 École de Franconic et de Saxe.
monogramme de manière à lever toute espèce de doute sur la signification de celte marque. Cette pièce est traitée avec beaucoup plus de délicatesse et d'esprit qu'une répétition postérieure mentionnée par Bartsch No. 23 et qui porte la date de 1541.
Observations à Bartsch.
Gravures sur cuivre.
I. La Création d'Ève. Cette pièce qui porte la date de 1550 appartient, comme Bartscli l'a remarqué, à la Bible de Wiltemberg de 155S. Il paraîtrait néanmoins que, bien longtemps auparavant, Hans Brosamer se soit exercé à faire des dessins de gravures sur bois pour des Bibles. C'est ainsi que nous trouvons dans le Kunstcatalog de K. Weigel sous le IS'o. 17897 l'indication suivante, d'une Biblia dat ys de gantze heilige Schrifft Sassesch corrige ret na derlesten vordudeschinge M art. Luth. Gedrucket tho Magdeborch dorch Michael Lotter 1536. fol., avec plusieurs gravures sur bois de G. Leigel et H. Brosamer.
Le même Catalogue No. 6789 nous donne la Bible suivante comme étant également de Brosamer: „Biblia Veteris Teslamenti et Historùe, Artificiosis picturis eiïigiata. Bibliscbe Historien, Kuustlich Fdrgemalet Franc. Apud Hermauum Gulfericum Anno MDLI1I." (142 pièces pour la plupart copies en petit d'après la célèbre bible de Holbein.) Il reste encore à faire des recherches plus précises sur ces bibles que l'on appelle de Brosamer.