‹ Le Pèlerin de la Mecque: Son Hygiène, Ses MaladiesChapitre 29 sur 34 · TI · texte numérisé non relu

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to de la Santé. Les quelques remèdes qui s’y trouvent sont dispersés dans une armoire. Je ne parle pas des instruments de chirurgie : ils manquent complètement. Il y a bien une boîte à autopsies, maisiln'ya pas de soude uréthrale, ou du moins, la seule qui s'y trouvait le 28 septembre était en gomme, malpropre et pleine d’éraillures; c’eût été une grave imprudence de s’en servir.

Puisqu'il s’agit ici de l'hygiène et du bien-être des pèlerins, je dois dire qu’à bord du Pictavia, les malades avaient non seulement les remèdes, maïs la nourriture, lait, bouillon, cognac, vin, pain, etc., tout cela naturellement aux frais de Ja compagnie.

Celle-ci, comme onle voit, a bien fait les choses et bien mérité des pèlerins. Tous les malades, du reste, ont su apprécier le bien-être que leur accordait le bateau et m'en ont souvent témoigné leur reconnaissance. Les plus malades étaient les plus sensibles : tous m'ont souvent serré la main avec effusion, l’un d'eux na dit « toi kifkif un frère ». Je rapporte ces témoignages de reconnaissance parce qu'ils reviennent de droit à la compagnie Cyprien Fabre dont je n'étais que le dispensateur auprès des malades. ‘

Ces détails méritent d’être rapportés pour servir d'exemples à d’autres compagnies sur les bateaux desquels on traite encore les pèlerins avec une dureté qui va jusqu'à la cruauté. Je pourrais citer

des faits.

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