SA
à. Québec.
. J'humble ns ce.sancnt environ, repentir et hour divin.
e qui avait Geneviève, devait seul
faire découvrir à leurs persécuteurs. La nouvelle de sa guérison merveilleusé fit grand bruit, et les âmes dévotes se portèrent en foule aux églises pour en remercier le Seigneur.
Lorsque la voiture qui portait le docteur au sirop passa dans la rue Notre Dame, le pèlerin revenait de la Place. Il était allé demander si quelque bateau partait pour Lotbinière. Un peu par curiosité, et pour voir comment la mère Labourique allait recevoir son ami le
charlatan, il revint sur ses pas et prit la rue
Champlain. Plusieurs habitants qui se rendaient sur le marché, rebroussèrent aussi chemin, après avoir appris l'aventure du blessé, puis faisant cortége à la voiture, se rendirent à l'Oiseau de proie. Parmieux se trouvaient un vieillard. Et ce vieillard disait d'une voix chevrotante :
— Il y a dix ans que je ne suis pas venu à la ville; je m’adonne bien pour apprendre des nouvelles.
—Oui, père Ferron, répondit un voisin, t'est quelque chose de curieux à voir que ce malfaiteur pris au piège. …. Puis la nouvelle de la guérison du muet... Puis la découverte de cette sou de voleurs !......
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418 LE PÈLERIN, DE, SAINTE ANNE, Et ce ue,sera:pent-être pas tout... Bien des choses yontêtre. dévoilées à présent.
. Djoset-les habitants entrèrent dans l'auberge. L'un d'eux, ‘apércevant le éseede s imac LIMais c’est Jai f 1 0 |
“til s'approche du jeune homme pour lui dopner la main, disant :
— C'est vous. qui. étiez muét. Lun QUI Avez demeuré, cet. été, cheg Asselin ? Est-ce vrai que vous parlez maintenant ? a que la bonne
Sainte Auñe vous a guéri: RE Oui, monsieur Blanchgt, C est vrai: vous} ?
le nor
Y'est.hien extraordinaire!
re châtiment que Dieu. m'avait infligé n’était pas moins étonnant. Le Seigneur :est grand dans sa miséricorde comme il est grand dans:sa justice... ; :—Qn dit, reprit l'habitant cürieux;, que vous êtes le fils de ce pauvre défunt Jean Letellier! {On dit vrai, je le suis.
‘Les aûtrés pér£onnes, curieusés, entourèrènt lé pèlerin.
Quoi ! dit lé vieillard qui n'était pas ven
Lust Bien sent.
sl'anberge. 'écrie : ‘ ne pour Jui #4 ui. avez
Est- -çe vrai ue la bonne
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‘avait infligé Seigneur :esl ê il est: grand
eux, que de ean Letellier’
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LE PÈLERIN DE SAINTE ANNE. 219 à la ville dépuis dix dus, tu és lé garçon de Jean Téllier toi ?...…. je fai vh bien petit, tout pêtit.... ‘el doinme té voilà grarid'et gros maintenant !...... Tu ne mereconnais pas, moi ; j'ai vieilli, j'ai changé: le chagrin, les soucis... Le pèlerin regardait attentivement le vieillard :
--Je crois vous reconnaître, dit-il, je: fhe rappelle de vous. Vous êtes le-père Férrôn:?
—Eh oui!..éhoûi! Fu as bonne tñémoire, reprend le:vieillard.
. =4Je me scuvietisde noùsallionstont petits, vous voir ferrer les eheévätt dâns votté boutique., Vous êtes forgeron ?
—Je'l'étais: maintén#tit je ne vaut En
rien, et je. suis à charge aux autres: c'est mon garçon: Jacques qui forge; c'est à peine si je! peux faire dn clou.
Et votre garçon Clodomir, qu'estil dev venu ?
—Clodomir ? oh! il m'a BRU bien de la peine celui-là,
— A ttioi aussi, quand noûs allions à l'école
ensemble.
— Il est parti de la maison depuis longtemps, continue le vieillard, et ilne m'a jamais envoyé de ses nouvelles, Il n’a pas de cœur.
. Vous ne savez pas où il est ?
-—Non...non je ne le sais point...
—Il'est ici! murmure une voix basse et souffrante. :
Tout le monde se détourne cherchant qui parle de même.
— Il est ici! répète la voix mourante, :
— Lui! s’écrient à la fois tous les gens.
- Le charlatan répète pour la troisième fois : Il est ici !.c'est moi...
—Mon Dieu ! serait-il possible ? dit lé vieillard en joignant les mains, |
Et s’approchant du malade, il le intliets longtemps avec attention. Goutte à goutte des larmes tombent de ses yeux: On l'entend murmurer, comme se parlant à lui-même : Oui c'est lui!...c'est bien lui!...je le reconnais... j'ai vécu un jour de trop!
Le charlatan regarde pleurer son père. et demeure impassible. On dirait par moment qu'il jouit de la douleur du vieillard infortuné.
ngtemps, mais en- \œur.
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ième fois :
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considère goutte des l'entend ême : Oui NNAÏS «60.
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Le pèlerin se tient aussi lui tout près du
malade, et le regarde avec fixité, cherchant à
se rappeler les traits du jeune gamin qui l'a maltraité souvent dans son enfance. Le charlatan le repousse de sa main faible et débile.
Le père Ferron regretta bien d’être venu à Québec :
—Je n'aurais peut-être dariais connu toute l'étendue de ma honte et de ma douleur, disaitil à ceux qui tâchaient de le consoler.
Après quelques jours passés à l'auberge de
la mère Labourique, le malade fut transporté
à l'hôpital, et la police attentive surpaills à à son rétablissement.