‹ Le pèlerin de Sainte-Anne [microforme] (volume 3)Chapitre 12 sur 69 · LES ENFANTS D'ÉCOLE · texte numérisé non relu

LES ENFANTS D'ÉCOLE

Quand la mère Lozet sut qu'Eusèbe Asselin était nommé tuteur des enfants de Jean Letellier, elle dit en plongeant le pouce et l'index dans sa tabatière: J : les plains, ces pauvres

5 es niZ rss EE ER NT Ernest Lg ES PRET PR ES ER QE AE ET EE CT ©

DT

nn ST 1 ARE née 22 4) “pong mt AR rt

tés CEE

nn A afin. "ronb re tre An ÈS

à DT “OO PS inner 20 at NS EAN TS RE ons

Por rerner sp ss = 3 BASE ERPONTE C2 à. à LA NES ne A RS FAURE UT - GA. fées DRE A 0 —- à Je STAr se SL le er NE ke HRMTIBAEETN

Fi ee

PRE SERRE, 3 Re rt 2: UT De

orphelins ! et une larme vint luire au coin de .

sa paupière ridée. C'était une bonne vieille que. la mère Lozet. On la voyait accourir partout où il y avait une douleur à consoler, Elle était plus empressée à partager les peines que les plaisirs. lle disait : Ceux qui sont heureux n’ont pas besoin de moi : ils ont toujours-assez d'amis, mais souvent les malheu-

reux sont seuls.

Ce fut la femme de Louis Gagnon qui lui apprit cette nouvelle, un jour qu’elle: la rencontra près du cénellier, à la fourche des chemins de St. Jean Baptiste et de Si. Bustache. À la remarque de la bonne xieille:ell répondit : Je; les plains moi aussi. J’ai entendu déjà le petit garcon pleurer nlus d'une fois.

—Et la petite fille, reprit la mère Lozet, comment va-t-elle être élevée ?...… Ce garçonlà (Elle parlait d'Eusèbe) ne va jamais à confesse, je crois : ça.ne prie peut-être pas même le bon Dieti matin et soir !

Les:deux femmes ne prêtaient, pas au: tuteur plus. de malice ou de défants qu'il n’en avait, Vieux, garçon de trente six ans, il était deveau. misanthrope. à force de.rester seul. Les.

voisins disatént qu'il ne se mariaït pas àlin de dépenser moins, Îl ne riait jamais, Toujours de raanvaise humeur et bourru, il était cômme un dogue qui gronde et montre les dents aussitôt qu'on l’approche. Possesseur d’une magnifique terre de quatre arpents sur trente,

bien bâtie de grange et de maison, il se croyait

pauvre, travaillait beaucoup, et portait envie à ses voisins. Josepte Racourci était sa ménagère. Grande, sèche, sans âge, comme les filles qui passent trente, babillarde comme uné pie, économe jusqu’à l’avarice, elle s'engageait à sept chelins et demi par mois, depuis nombre d'années, toujours dans l'espoir, disaient les malins, de se donner un jour pour rien. On n’aimait, dans le canton, ni le vieux garçon, ni la vieille fille.

Pendant que la mère Lozet et la Gagnon causent au bord du chemin, près du cénellier, le petit Joseph l’orphelin, passe en pleurant. Il porte un livre et une ardoise sous le bras gauche, et de sa main droite il tient le bord de son chapeau de paille, car il vente fort,

—Pourquoi pleures-ta, mon petit ? demande la mère Lozet,

REG AP Re RE RE RE: Se a: PT TIR QE DA CL Ale RDS L SAT DR ET

Ed ai

nee

Page 1