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per ic
où et comment il a trouvé la petite, L'un des hommes de cage va puiser de l'eau dans un plat de fer blanc et lave la figure ensanglantée de l'enfant inconnue.
La fraicheur de cetté onde pure la ranime, elle entrouvre ses beaux yeux noirs, cherche autour d'elle, puis, d'une voix faible, elle murmure: Tante, où es-tu? j'ai soif! On se hâte de lui donner à boire, puis on l’accable de questions. Mais ses pensées sont confuses. Elle dit seulement : Mes framboises!
Oh! tante va me battre..…....Et elle se met à pleurer.
La cage, emportée par le courant, s'éloignait du rivage, Le contre-maitre, se penchant sur l'enfant que Djos tenait toujours dans ses bras, lui dit: Veux.tu retourner voir ta mère.
La petite répondit : J'ai peur! j'ai peur ! ma tante va me battre !....….,
Le muet avait des larmes dans les yeux.
De minute en minute il s’attachait à cet ange que le ciel venait, en quelque sorte, de lui confier.…...[l avait peur qu'on le luiravit, Il se souvenait de ses souffrances passées et se montrait plus sensible aux souffrances des
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antres. : Picounoc dit à ses compagnons :'C'est une enfant maltraitée par sa tante, c'est évident: Emportons-la ?
— Emportons-la répondirent les autres.
—À nous tous, observa Sanschagrin, nous pouvons subvenir à son entretien.
—Y penses-tu ? demanda Fourgon. Tous tant que nous sommes nous ne pouvons économiser un sou par année, et nous allons, d’un vire-main, devenir pères et mères de famille ? Merci!
Le muet serra la petite contre son cœur.
—Allons ! commande le contre-maître, déposez cette enfant dans une cabane, si vous ne la repoitez pas à terre, et vite ! aux rames! Il faut gagner le large.
—AÀ terre? où voulez-vons qu’elle aille ?
réplique le gros joufiu, elle est encore sans connaissance.
—Aux rames ! alors, vite ! aux rames |
Le muet dépose sa protégée dans la meilleure cabane, sur la plus molle couche de linge et de branches, et rejoint ses compagnons. On met les rames dans les tollets, en avant, et l'on rame lentement, mais avec vigueur. Le
courant qui est rapide chez nou, entraine bientôt la cage loin de la rive.
— Ecoutez donc ! fait tout à coup Sanechagrin, — Audite ! répète l’ex-élève.
—On dirait le cri d’un homme en peine.
—On appelle l2 petite fille, je crois.
Le muet poussuit sur sa rame avec une force qui tenuit de la fureur, et la cage s'en allait tou jours. On entendait, en effet, des clameurs lointaines monter du fond des bois; maïs ces cris arrivaient faibles et mystérieux au milieu du grand fleuve. La cage descendait toujours.
—Si qheiqu'un veut retourner au rivage en canot, dit le cuntre-mait: qu'il y retourne.
Le muet regarda d'un œi plein de-pitié la ca. bane où reposait l'enfant, Personne nerépondit. La cage descendait toujours. Elle passa devant la pointe du Platon. Bientôt les côtes échelonnées de Ja rive sud s’éloignèrent, formant un immense amphithéâtre, dont l’anse de Ste.
Croix était le parquet merveilleux, et la cage noire parut sur le fleuve d'argent, comme un trait de plume sur une feuille blanche.
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