NÉ
Reese
L'aubergiste passa derrière son comptoir.
Le chef reprit, s'adressant à Charlot et à Robert: Serrez la main à ce brave—Il montrait Racette —il est un des uôtres. Il a versé au coffre......et paiera de sa personne... A tantôt les explications.
Rue CAL OT PS ARE
: Racette et les brigands se donnèrent une poignée de main.
—Mais pourquoi ne parliez-vous pas? demanda le plus jeune de la bande.
—Pourquoi ? la chose est claire: nous ne
! pouvions pas parler avant d'arriver.
! — Vous avez frappé plusieurs fois sans rien dire. | — Non!
—Oui ! -
—Non ! c’est un jeune homme muet, ou qui À fait le muet. Il avait raison de se taire, comme È vous voyez.
—Où est-il ? é — Là, assis près de cette enfant.
Les brigands s’avancèrent pour voir le W jeune homme et la petite filie. Un reflet de la chandelle tombait sur le ‘visage pâle de
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Marie-Louise. On eut dit un ange taillé dans le marbre blanc. Le muet regrettait presque d'être entré dans cette maison suspecte. La Louise, éveillée par sa mère, arrivait en robe de nuit. Elle eut pu servir de modèle pour une statue du désordre. Le muet regardait
avec surprise l’un des cinq. Celui-ci regardait l'orpheline.
—Marie-Louise ! dit tout à coup le bandit.
—Mon oncle ! s’écrie la petite, toute émue.
Et elle se jette dans les bras du nouveau brigand.
Le.muet sent un frémissement dans toute sa personne. La douieur et la colère, le regret et la peur déchirent son âme. Il se dresse, saisit l’orpheline et la ramène à lui. |
— Laissez cette petite fille, voleur d'enfant !
hurle le brigand, qui reprend Marie-Louise par une main.
Le muet enlace sa protégée de son bras nerveux et la retient. L'oncle, furieux, crie :
Laissez-la, où je lui arrache l'épaule !
L’entant se met à pleurer. Le vieux inter-
vient et dit à Djos: Cette petite a reconnu son
oncle ; elle veut le suivre; quittez-la, où nous allons vous mettre à la porte.
La fureur gronde au fond des entrailles de Djos comme un torrent qui coule sous. térre.
L’oncle tire sans cesse le bras de l'orpheline qui pleure. Le muet, emporté par la rage, laisse aller sa protégée, forme ses poings osseux, et, d’un coup violent, il fend le nez de l'oncle faux et malvenu, qui roule sur le-plancher malpropre avec l'enfant. Les autres brigands se ruent sur le muet. Il se défend bravement. 1l secoue sa tête et ses épaules comme un lion irrité, sa crinière. Il s’adosse au mur afin de n'être pas attaqüé par derrière. Ses bras tournent avèec la rapidité des ailes d'un moulin quant il vente fort, et l’on entend les coups de poing tomber comme des coups de marteau sur la tête de ses ennemis. Le vieux à roulé à dix pas, et ne s’est relevé que pour aller se baigner les yeux dans l'eau froide... Celui que l’orpheline appelle son oncle, couvert de sang, voit son pauvre nez prendre des proportions alarmantes. Il se réfugie dans une autre pièce avec l'enfant, et la Louise va lui appliquer des compresses. La vieille hotelière est terrifiée.
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—Mon Dieu! dit-elle, ne faites pas tant de bruit, la police va venir, c’est sûr! Nous allons tous être arrêtés... Ne le tuez pas ! Je le regarde comme mon enfant!.....Ne frappez pas avec cela! ...…,
Elle s'adresse au jeune brigand, qui vient de s’armer d'une bouteille. La muet se défend bien, mais il reçoit parfois de rudes coups aussi. {ls sont encore trois contre lui. Que faire contre trois? Mourir ? Ce n'est pas gai. Se sauver? Ce n’est pas possible, Se laisser battre alors ? C'est ce qui serait inévitablement arrivé, si l’on n'eut entendu quelques coups discrets dans la porte, La bagarre cessa comme par enchantement. Le silence le plus.
profond régna tout à coup sous ce toit que venaient de faire retentir les jurements, les blasphèmes, le bruit des mains et des pieds des lutteurs. Ceux qui arrivaient étaient des hommes de cage, des compagnons du muet, Celui-ci éprouva une grande satisfaction : il savait bien que ses camarades prendraient sa défense et ne le laisseraient point maltraiter.
*« GE EE Se Son ET Po EE A
Der irc sa Aie Éx,