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[EE —L'église! s’écrie Geneviève, rendez-vous TEE à l'église. it OL 40 HER V/église est encore loin, dun Charre
tier én secouant la tête.
£ Et le cheval court toujours ; et le fonet HER tombe, comme un serpent tordu, sur le dos de Ti l'animal tout blanc d'écume. Le maître d'école encourage son cocher : Fouette! arrive ! rat. trape-lest:les voici! .on les les gagné! on les tient! Tu seras joliment. récompensé, : mon garçon, Fais crever ta bête s'il le faut, je
t'en promets une meilleure.
—L'animal est bon, réplique. le cocher. Si | j'étais sûr d'aller en paradis comme je suis sûr À L de les rejoindre !..... | je Racette sourit et songe à la douce yengeance Æ G qu’il va exercer. L'église approche ; le clocher Æ de monte vite dans les nues. Les deux chevaux
te haut, fait touan rayon les troue l'entrée a religion
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et le fouet ar le dos de aître d' école arrive | rai
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courent côte à côte, tête contre tête, et les roues, à chaque moment, sont sur le point de se broyer dans un choc terrible. -Penché en avant, Racette regarde Greneviève d'un air moqueur.
—Arrête donc, ma belle! Tu n'as pas coutume de te sauver ainsi!..... Arrête donc ! nous allons monter dans la même voiture! ?
Geneviève ne voit rien, n'entend rien La petite Marie-Louise dit : Mon oncle ! c’est mon oncle ! on peut bien l’attendre.
La calèche qui emporte le maître d'école se trouve enfin devant l’autre.
—Bien ! maintenant, barre la route ! ordonne Racette.
Le cocher obéissant guide son chevai de façon à gêner la fuite de l’autre... Le maître d'école se penche pour regarder le résultat de ce stratagème. Il n’y a plus rien ! L'autre voiture a décrit un demi-tour et s'est jetée dans le chemin qui conduit au presbytère, Geneviève et l'enfant n’ont que Ie temps de descendre et de se précipiter dans la maison, quand arrive le maître d'école. Il ne rit plus, mais la colère transforme son visage. Lé curé,
surpris, demande,ce que sigpifis cette brusque visite. ft
: JSauvez-nous de cet homme !: ait Greneriève, hors d'elle-même. Et elle entraine la ÿ petite au fond de la pièce, comme pour la À cacher, l
Racc'ie 'ique brutalement et, avec :au-
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dace : C5, :. femme ! c'est. ma nièce que LTÉE j'élève.…. . je les PARA L..... Vous. ne,pou-
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YeZ pas ME, Les ML Ed... } Le prêtre hésite : Qui êtes-vous ? demande til.à Racette,, | —Je suis Joseph: Racette, de Lotbinière maître désale.
RS —Non, Monsieur le curé.
qi ©. La misérable ! fait Racette:
—Le curé $ adressant à à la petite : Connais- tu cet homme ?
—Mon oncle, dit l'enfant en sonriant, .:—L'innasençe est admirable, observe le WE à: curé, et son témoignage, porte la conviction Æ » dans les esprits. | p Racette s’applaudit de son audace. q
brusque t : Grenetraîne la pour la avec. Al nièce que 1s., ne pou tement
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L'enfant droit dire la’ vérité; Yéprénd Genévièvé, et itiot je: 1h ail.
—Voyez-la! repart le maître d’école, infidèle ét ans" pitié, elle fuit 18 tbit ‘cohjugal.…. Pourtant, je 1 l'ai bien’ aimée, je l'ai‘ trait e svt déticatémie dt boûté 1" ”
—Menteur.! reprend Geneviève re, Du m'as perdue, tu m'as, rendu la plus misérable et la plus infârne des créatures, mais je ne suis pas {a femme... tu n'as pas voulu que je. fusse ta femme quand ÿ jai désiré l'être... maintenant je ne veux plus l'étre ! je ne le veux, plus !. !
Elle tire ‘de son sein une. lettre qu elle de au prêtre : Lisez, |
—Ce n'est pas:pour mot!
—N’ nat ! cela ne:'fait rien, lisez, M le
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curé.
Racette eët tenté RER Er cé ‘papier des mains! du curé ‘qui lit’ attentivement ; sés doigts crochus se déplient mêrhè dans ce dusseln ; mais le curé, par mesure de prudence, sest un peu retiré. Il lit jnsqu'au dernier mot, replie la lettre et la rend à Geneviève, puis ouvrant la porte, il dit à Racette d’un ton qui ne souffre pas de réplique : Sortez !
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Le. maître d'école sortit... Le feu jaillissait de ses prunelles, la: rage. faisait claquer, ses dents...
Quand il entra. chez FA il 208 ne son bonu frère Eusèbe en; train. de. badiner avec, des nymphes de la rue St. Joseph. Mademoiselle Paméla l'avait mis au courant de ce qui,s'était passé depuis quélques jours. Eusèbe fut rudement désappointé. La rue St. Joseph n avait pas mieux gardé $a victime que le bois du domiaine. Cependant les fuméés du rhum obsCurcissaiéht un peu son jugement ; il ne songeait pas aux conséquences que pourrait avoir cette disparition, et se laissait enivrer par les jouissances de l'heure présente. Racette fut d’abord d’une huméur intraitable; ‘mais il sé Çalma.: L'espoir: de retrouver :tôt: on’ tard Geneviève et l'enfant, et de se venger mieux quand on ne le soupçonnerait plus de haine, lui fit supporter sa nouvelle Jénephon: avec plus € de pAHipn ont
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—Devant, non, mais derrière? repartit Picounoc qui glissait un mot partout.
— Est-il drôle ce anuin.| ! murmura le vieux St. Pierre.
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— Tordfièche ! il ferait: un jolis shnsssbirin
100 : ÿ à ner, 68 4151 $ Nas XXVII à ù peau: M Lust LE, COMPLOT MOIS | | de ui s'était q y HS 1 u « k br Le chef des brigands, le charlatan et Îles ca-
ù 4 "avait notiers n'étaient pas sortis de l’auberge. Après bois du le départ d’Asselin, plusiéurs hommes de cage - | dv rhum arrivèrent, et tous ensemble, voleurs et tra- É dE {ne vailleurs, se mirent à vider les verres et à h
Ë \gurrait raconter: des histoires. Les paroles étaient J
SE entvter libres et les récits, fortement épicés. La mère “4
k Racette Labourique et sa fille, au comptoir, essuyaient 4 sh ts il les carafes et rangeaïent sur les tablettes les 14
F4 m ré verres ébréchés. ; ôt. 0! 1 ger mieux —Vous ne désrien pas raconter de sem- È . de.haine, blables histoires devant les jeunes filles, ob- ch ee serva la mère prudente.
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