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se mit à pleurer de nouveau, La nuit descendit. Les rameaux prirent des formes effravantes : les bouleaux, dans leurs écorces blanches, ressemblaient à des fantômes enveloppés de linceuls. La pluie commença de tomber, et le crépitement des feuilles sous les gouttes incessantes était comme un battement d'ailes d'oiseaux méchants. Elle se heurtait aux arbres morts que le temps avait renversés : elle tombait sur la mousse spongieuse ou dans les fliques d'eau. La pauvre enfant, comme elle était effrayée, comme elle souffrait !
Elle arriva sur le bord d'un petit ruisseau, roula en bas de la berge, se déchira le front sur une pierre et ne bougea plus.
Le lendemain matin Eusèbe Asselin courut chez ses voisins leur dire que l’orpheline et sa tante, s'étant égarées dans le bois, avaient passé la nuit dehors, et que l'enfant n’était pas revenue. En un instant le village fut sur ; ed, et une troupe d'hommes descendit vers le domaine. Pendant qu'ils battaient la forêt, les femmes, à la maison, causaient ensemble, Ma-
dame Eusèbe essayait de pleurer, et réussissait
mal. Les autres ressentaient une peine réelle et avaient de vraies larmes dans les yeux.
L'enfant ne fut pas retrouvée.