‹ Le pèlerin de Sainte-Anne [microforme]Chapitre 33 sur 68 · QE · texte numérisé non relu

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—-Je vous demande pardon si j'ai chanté ; j'ai le cœur en joie. Le vieux m'a payé un coup, et comme j'avais peur que ce fût le dernier, je l'ai pris un peu fort.

— Et d’où viens-tu, toi ? demanda le chef à Rossette : on ne t'a pas vu depuis plusieurs jours.

—Je ne suis pas demeuré inactif. J’ai fouillé toute la ville et ses environs. Les mistrables !

je sais bien qu'elles ne sont plus chez le ewié

Re ne

de Beauport ; mais je ne sais pas où elles se:

sont cachées.

— Il parlait de Geneviève et de l'enfant.

Je les retrouverai on le diable m'emportera, aiouta-t-il.

— Qui est-ce qui vous emportera ? demanda Picounoc,

— Tu es bien curieux toi ? répondit Rossette.

— Moi? Je suis curieux comme deux ou trois femmes.

— As-tu fait parler le charretier ? questionna le chef.

— Un charretier ? répéta Picounoe, il y en a un, là, qui n’a pas de voyage.

— On ne peut en avoir raison, répondit Rossette au chef ; il ne parle pas plus qu'un muet.

—Le muet ? le muet ? Ce farceur m'a fait bien rire, hier, reprit Picounoc... Je revenais du Saut... Vous ne m'écoutez pas ?... Sang de pruche ! je ne suis pas assez monsieur pour jaser avec vous autres... Tout de même,

sapin cordé ! j'ai bien ri en le voyant...

—Hein ? fit Asselin vivement intrigué, vous:

avez vu le muet hier ?

na

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