‹ Le pèlerin de Terre Sainte [microforme]Chapitre 103 sur 170 · VI · texte numérisé non relu

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tinait à nous poursuivre, O combien est fatigante et en nuyeuse une longue route, à travers une plaine cultivée, mais sans aucun arbre, à côté de montagnes qu'on ne peut dépasser qu'en plusieurs heures !

Enfin l'Hermon consent à nous quitter ; le Thabor nous montre sa cime arrondie et verdoyante, et, au côté opposé, à l'extrémité de la plaine, nous upercevons la pointe du Carmel, Un instant après, le phare resplendit au loin sur la meret ses rayons étincelants, traversant aussi l'immense plaine, parviennent jusqu'à nous. Au pied du petit Hermon, en face du Thabor, on voit le village de Naïu (1), où Notre-Seigneur ressuscita le fils d'une pauvre veuve. ur le bien du miruele s'élevi autrefois une lise aujourd'hui en ruines,

Les montagnes de la Galilée s'approchent : mais là nuit est arrivée lorsque nous venons tomber dans une étroite gorge, après avoir traversé le Cison à see, à l'endroit même où eut lieu la célébre bataille de Débora et de Parac contre l'armée innombrable de Sisara, Nous voilà de nouveau au inilieu des ténèbres, obligés de faire une longue ascension par des sentiers abruptes et partout ailleurs estimés impratieables,

Nous sommes tout près de ce lieu hordé de rochers affreux (2) d'où les Nazaréthains voulurent précipiter Notre- Seigneur qui enchaîna leurs mains et passa tranquillement au milieu d'eux. On croit que la sainte Vierge, apprenant qu'on voulait faire mourir son Fils, accourut etfrayée jusque sur une colline, au sd de la ville, On y trouve les ruines d’une église dédiée à Notre-Dame de l'Effroi.

Je marchais avec précaution au milieu de ces rochers, gourmandant mon confrère qui ne pensait pas au danger et qui n’attendait pas même que les moukres lui traçassent le

(1) Luc. vit. 11. (2) Ibid. 1v. 29.

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