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se faire une itée de l'éclat que les rayons du soleil répandent sur ces montagnes, Quel contraste ! Dans la plaine, une chaleur étouffante, et, sur ces montagnes, la neige ! Souvent je portais mes regards sur cet étrange spectacle, et je ne pouvais me lasser d'admirer les œuvres de Dieu. J'ai vu les Alpes et leurs glaciers ; mais les effets de lumière sont loin d'y ressembler à ceux de l'Orient.
L'Anti-Liban n’est pas anssi beau que le Liban. Il possède, il est vrai, la cime la plus élevée et la plus majestueuse ; mais il n'offre nulle part les scènes grandioses qu'on admire dans la chaîne opposée. Les plateaux paraissent brûlés, les pentes sont plus âpres, plus stériles; moins de cultures, moins de plantations, peu d'habitants ; quelques tribus d’Arabes métualis, des troupeaux, surtout beaucoup de chèvres qui grimpent sur les montaynes les plus abruptes et se tiennent souvent suspendues à la pointe d’un rocher.
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Vers cinq à six heures du soir, nous descendons tout à coup au fond d’une gorge étroite, bordée de bouquets de peupliers, dont la verdure contraste singulièrement avec la nudité des rochers, et nous entendons le doux murmure d’un ruisseau qui descend de divers côtés, en légères cascades, et forme un des affluents du Barada. Nous suivons assez longtemps les sinuosités de cette étroite vallée, et enfin nous entrons dans une plaine sans limites au milieu de laquelle apparaît Damas avec Les nombreux minarets et ses coupoles resplendissantes. A l’entrée de la ville la voiture s'arrête, et, après trois quarts d'heure de marche à travers un dédale de rues et de bazars, nous arrivons à la
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