‹ Le pèlerin de Terre Sainte [microforme]Chapitre 151 sur 170 · FREE · texte numérisé non relu

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Les Talmudistes, c’est-à-dire ceux qui sont attachés anx sentiments du Talmud, qui est un livre où les Juifs ont renfermé tout ce qui regarde l'explication de leur loi ; les Talmudistes, dis-je, ennemis les plus furieux et les plus déchaînés qu’aient eus les Chrétiens, n’ont pu se dispenser d’avouer les miracles de Jésus-Christ. Leur animosité contre nous, dans sa plus grande fureur, n’a rien pu coutre la notoriété de ces faits, et ils ont été contraints de con-

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Il n'est pas jusqu'aux empereurs romains, si furieusement déclarés contre les Chrétiens, dont ils avaient juré la perte, qui n'aient reconnu quelque chose de divin dans Jésus-Christ,

Tibère, informé par Pilate même des prodiges que Jésus- Christ avait fait dans la Syrie, et de toutes les merveilles qui étaient arrivées à sa mort, et trois jours après sa mort, en ressuseitant comme il l'avait prédit, ce qui était attesté par un grand nombre de témoins, et démontré par des preuvres incontestables ; Tibère demanda au Sénat que Jésus-Christ fût mis au rang des autres divinités de l’empire. Tel était alors l’usage des Romains ; ils divinisaient les hommes dans lesquels éclataient des marques extraordinaires de puissance et de vertu. Nul n'en avait jamais tant montré que Jésus-Cluist, et les relations qui venaient en foule de la Judée annonçaient chaque jour le détail prodigieux de ses miracles. Le Sénat refusa, dit Eusèbe, d'exécuter ce que l’empereur demandait, parce qu’il ne voulait point être prévenu dans ses décisions, où plutôt parce que Jésus-Christ lui-même ne voulut point permettre que son nom se trouvât mêlé avec ces divinités païennes. Ilesttoujours vrai que Tibère proposa d’accorder à Jésus-Christ les honneurs suprêmes : ce qui prouve, dit Tertullien, combien les miracles que Jésus-Christ a faits sont incontestables, et l'impression qu'ils faisaient même sur l'esprit des païens.

Lampride est garant de la vénération profonde que l’empereur Adrien avait pour Jésus-Christ. Ce prince eut dessein de lui dresser des autels, et de le mettre au nombre de ses dieux : il fit bâtir des temples dans toutes les villes, sans y nlacer aucune idole, dit l'historien ; et il ajoute que si le projet demeura sans exécution, c’est que les oracles

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cousultés répondirent que, si ce dessein s'exécutait, tous les anciens dieux allaient devenir muets, et toute la terre chrétienne. Tous ces faits sont positifs.

L'empereur Alexandre Sévère, charmé de tout ce qu'il avait entendu dire de Jésus-Christ, le plaça dans un oratoire domestique, dit Lampride ; et il était si enchanté de sa doctrine qu'il fit publier par un héraut quelques maximes de l'Evangile, et il les fit graver sur des ouvrages publics, et jusque dans son cabinet et dans sa chambre, voulant que son palais même les présentât toujours à ses yeux. Que si, malgré l'estime et la vénération qu’avsient ces princes pour Jésus-Christ, il y a eu durant leur règne des martyrs, c'était l’effet de la prévention superstitieuse des peuples, et dé l’impie cruauté des gouverneurs de province, la plupart vrais tyrans, aussi bien que de la haine furieuse que tout l'enfer avait contre le Christianisme. Voilà ce que le paganisine, malgré sa prévention et son entêtement pour ses dieux, pensait de Jésus-Christ ; et il n'est pas jusqu'aux plus anciens et plus célèbres historiens païens qui n'aient raconté avec admiration quelques événements miraculeux de sa vie.

Chalcide rapporte tout au long le phénomène qui apparut aux Mages d'Orient. Phlégon, affranchi d’Adrien, raconte comme un prodige inouï l’éclipse de soleil arrivée à la mort de Jésus-Christ, dont parlent les Evangélistes : Talhus a fait la même obser/ation. Macrobe atteste la vérité du meurtre des enfants innocents immolés par Hérode à la naissance du Sauveur, sans avoir Cpargné même son propre fils ; ce qui fit dire, au rapport de cet historien, qu’il valait mieux être le pore que le fils d'Hérode, Enfin Porphyre, quelque ennemi qu’il soit du Christianisme, convient que Jésus-Christ avait chassé les démons, aboli leur empire, et rendu vaine là puissance des dieux de la gentilité, par la seule vertu de son nom. Tout l'enfer même a été contraint, malgré sa haine contre Jésus-Christ,

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de rendre témoignage à sa divinité et: à sa toute-puissance, On a vu dans l’histoire de la vie de ce divin Sauveur combien de fois les démons, forcés par sa vertu de sortir du corps des possédés, ont avoué qu'il était le Messie, le Christ, le fs de Dieu, en se plaigrent qu'il était venu ruiner leur empire.

Nous lisons dans le chapitre 19 des Actes des Apôtres, que saint Paul, étant à Ephèse, v baptisa quelques Disciples qui n'avaient recu que le baptême de Jean, et que, leur ayant iriposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux; en sorte qu'ils recurent le don des langues et le don de prophétie. En ce temps-là, quelques-uns des Exorcistes Juifs qui couraient le pays, voyant les miracles que saint Paul opérait tous les jours au nor de Notre-Seigneur, se hasardèrent d’invoquer le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur ceux qui étaient possédés des malins esprits, en disant : Je vous conjure, par Jésus que Paul prêche, de sortir de ce corps. Ceux qui faisaient cela étaient les sept fils de Sceva, juif, Prince des Prêtres. Mais le malin esprit leur fit cette réponse: Je connais Jésus, et je sais qui est Paul : pour vous autres qui êtes-vous ? A l'instant, l’homme qui était possédé d’un démon très-méchant se jette sur eux, et les ayant meurtris de coups, s’en rend le maître. La chose fut sue de tous les Juifs et de tous les Gentils qui demeuraïent à Ephèse, ajotte l''ustorien sacré ; ils en turent tous épouvantés où ar 2xaltait le nom du Seigneur Jésus.

C’est ainsi que l’enfer même est contraint de rendre témoignage à celui au seul nom duquel ::.4 ce qu’il y a dans la ciel, sur la terre et dans les enfers fléchit le genou, et confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père, où il est alle nons préparer une place: pourvu que nous suivions ses treces en gardant ses lois. Il est assis dans le ciel à le drnite de Dieu, ce qui marque son égalité avec son Père, 11 y ccpserve les cicatrices sacrées sur ses mains, sur ses pieds, «t à 3on côté; monuments

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éternels de son amour pour nous et de ses souffrances, qui sont autant de langues, dit saint Bernard, qui demandent sans cesse pour nous miséricorde. C’est dans ce séjour de sa gloire, dit saint Paul, qu’il prie sans cesse pour nous, et qu’il nous sert d'avocat pour défendre notre cause auprès de son Père ; de seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s’est donné lui-même pour être le prix du rachat de tous les hommes; de Pontife enfin, toujours vivant pour intercéder toujours en notre faveur. Car il était convenable que nous eussions un Pontife tel que celui-ci, qui est saint, innocent, sans aucune tache, éloigné de tout commerce avec les pécheurs, et placé au-dessus des cieux ; qui n’a pas besoin chaque jour, comme les P::+..68, d'offrir des victimes pour ses péchés, puis pour ceux du peuple. Aussi n’a-t-il offert qu’une fois, lorsqu'il s’est offert lui-même ; car ceux que la loi fait Pontifes sont des hommes sujets aux infirmités ; mais Jésus-Christ est le Prêtre éternel selon l’ordre de Melchisedech, qui est } our toujours dans un état de perfection. De plus, pour les autres Prêtres, il y en a eu plusieurs, par la raison que la mort les empêchait de subsister toujours ; mais celui-ci subsistant pour toujours, son Sacerdoce est éternel ; et de là vient qu’il est toujours en état de sauver ceux qui par lui vont à Dieu. C’est pourquoi, continue le même Apôtre, pouvant entrer dans le sanctuaire avec assurance par le saug de Jésus- Christ, par la voie nouvelle qui mène à la vie, et qu’il a ouverte au travers du voile, qui est sa chair, ayant aussi en lui un Grand-Prêtre qui gouverne la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère et une foi parfaite. Jésus-Christ est celui qui est mort, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qu intercède même pour nous. Après cela, qui nous séparera de l’amour de Jésus-Christ, s’écrie le même Apôtre ? sera-ce la tribulation, ou les üngoisses, ou la faim, ou la nudité, ou les dangers, nu la persécution, ou le glaive? Pour moi, je suis ass :ré, ajoute-

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t-il, que ni la mort, ni la vie, ni les Anges, ni les l’rincipautés, ni les Vertus, ni le présent, ni l'avenir, ni la puissance, ni ce qu'il y à de plus haut, ni ce qu’il y a de pius bas, ni nulle autre créature, ne nous pourra séparer de l'amour de Dieu, qui est fondé en Jésus-Christ. Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde, et de trouver grâce auprès de lui, puisque toutes choses sont de lui, et par lui, et en lui, A lui soit 3 la gloire dans tous les siècles. Li

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