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de vitre à moitié brisé se détache. Un moment après, un
des employés arabes vient m'en réclamer le prix. Je ne conteste pas, j'offre de payer. % Combien ? dis-je. —Dix francs,” me répondit-il. Je refuse ; on insiste, Je déelare que je palerai entre les mains du chef. “ C’est moi qui suis le chef, répond l'employé. Je propose cinq francs, On n’accepte pas. Je tiens ferme, en ajoutant que je paierai à Suez. Nous arrivons à Suez, et je me vois À entouré d’une nuée d'agents qui réclament dix francs. te et on ne me laissa tranquille que lorsque j’eus demandé le chef de gare et déposé entre ses mains la somme convenue, L’Arabe est d’une finesse extrême pour saisir tous
HE : les moyens d'exploiter l'étranger, et si vous lui cédez sur
un point, ses exigences deviendront insatiables.
À notre arrivée à Suez, il était nuit, et novs fûmes
Fi k t Ne assez heureux pour trouver une généreuse hospitalité chez
DE TERRE SAINTI (TEE
d'où ": les PP, Franciscains, Suez, avant l'ouverture du canal, an- 4 était une grande ville, et aujourd’hui, elle est presque dé- 1 en 1 peuplée. Les vaisseaux ne s'y arrêtent plus. Le canal
une L. et le port en sont éloignés de plusieurs kilomètres, core “ (quelques milles). La mer Rouge enveloppe la moitié de : Suez, et le canal ne fait sa jonction que plus loin. Cependant cette ville jouit aujourd'hui d'un avantage immense
elle, | Hi : dont elle était privée autrefois. Le canal d’eau douce Ini ) Q , , Q Q au fournit en abondance de l'eau potable qu'elle était obligée Iu à : Se ei:
Hé de faire venir à erands frais, à dos de chameau, d'une disaen a SEM tance considérable, car 11 fallait la prendre au Nil, à ce tau Le si Ph fleuve qui désaltére toute l'Egvpte.
ques des 'OU« AA ]' 1 4 4 +4 Fr do ‘ CHAPITRE XII BU en Trait pe
Les fontaines de Moïse.
eau un Lieu du passage de la mer Rouge par les Hébreux,
HE Dans un instant, nous allons franchir la ligne qui sé- LA Dix pare l'Afrique de l'Asie, et nous allons parcourir une pal are faible partie de ce désert où s’engagérent les Israélites, wl eu après avoir vu les flots de la mer s’entr’ouvrir pour leur 3
livrer passage et se rejoindre pour engloutir les Egyptiens ;
a : S + nous allons aux fontaines de Moïse. Nous prenons une
barque pour traverser le petit golfe de Suez et le canal, et nous embarquons deux mulets pour nous porter dans le désert, et un nègre pour nous guider. Pendant plus d’une heure, nous navisuons avee une voile et deux
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marins qui, au lieu de rames, se servent, je ne sais pourquoi, d’une longue perche pour fañe avancer la barque.
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C’est chose curieuse de voir la régularité de leurs mouvements et d'entendre leur langage cadencé qui ressemble à une litanie, dont le refrain monotone est mille et mille
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