Ù INTRODUCTION
“que vous le ferez figurer, car au ciel il n’est pas ailleurs
“ que là. ”
De même, dans notre ouvrage, nous voulions également |
faire figurer saint Joseph. La Providence est venue à notre aide. Nul doute qu’on lira avec un profond intérêt, ce que nous empruntons au Messager de Saint-Joseph, ouvrage publié en France, livraison de janvier 1887. L'auteur de cet écrit y retrace les vertus de ce grand Saint, comme modèle de la paternité chrétienne,
Enfin, nous terminons par des statisques historiques et religieuses qui ne peuvent manquer d’intéresser nos lecteurs : 1° sur l'Espiscopat canadien, depuis Mgr de Laval jusqu'à nos jours ; 2° par un aperçu sommaire sur l'Eglise Catholique en Canada et dans les possessions britanniques de l'Amérique du Nord, ainsi qu'aux Etats-Unis, en [r-
lande, en Angleterre et en Ecosse,
Québec, en la fête de SAINT JOSEPH, le 19 mars 1887.
ailleurs
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Nous ne pouvons mieux faire que mettre sous les yeux du lecteur l'avis qui accompagnait la première édition du Pélertn, lors de sa publication en France, Voici commert l'abbé Delaplanche s'exprime :
* Publier un ouvrage sur l'Orient, dit-il, et spécialement sur les saints lieux, après un voyage de quelques mois, cest assurément de ma part une grande témérité, On me pardonnera, je l'espère, lorsqne j'aurai expliqué les motifs qui m'ont fait agir et le but que je me suis proposé, Aujourd'huüi, dans les petits séminaires, dans les collèges, dans les pensionnats, et même dans les écoles primaires, on insiste, et avec raison, sur l'étude de la géographie et de l'histoire. Ou connaît la France, on connaît l'Europe ; mais ces vieilles contrées de l'Orient où se sont rencontrés tant de peuples divers, où se sont élevés tant d'empires qui ont disparu, tous ces lieux si célèbres où se sont accomplis les plus grands événements qui intéressent l'humanité, on s’en forme À peine une faible idée. jeaucoup même manquent de certaines notions nécessaires à l'intelligence des livres saints, spécialement de l'Evangile. Tlen est pen qui, par des études particulières, aient acquis une connaissance exacte des temps, des lieux, des mœurs, des révolutions dont chaque page leur retrace le souvenir. Après y avoir sé-
rieusement réfléchi, j'ai cru qu’il y avait une lacune à remplir ; qu'un pèlerin qui, tantôt sous forme de récit, tantôt sous forme de description, parcourrait tous ces lieux si célèbres, intéresserait plus d’un lecteur, et donnerait un nouvel essor à l'étude des szintes Ecritures. Ce ne sera pas l’aridité, la sécheresse d’un manuel de géographie ou d'histoire ; cependant, n’attendez pas du Pèlsrin de brillantes descriptions, de nouvelles découvertes, des dissertations scientifiques. Son style sera simple, ses narrations plus où moins intéressantes, mais toujours vraies. Je réclame, au moins pour moi, le mérite de l'exactitude. Toutes mes notes ont été écrites jour par jour, sur les lieux mêmes. Je me suis contenté d’y mettre un peu plus d'ordre et de forme, Je me suis attaché, avant tout, à exposer les choses de la manière la plus claire, afin que chacun puisse se former, des lieux et des faits, une idée nette et précise. Je mui rappelé que sommairement les événements qui se rattachent à la description des lieux, et je n’ai pas cru devoir indiquer par des notes les nombreux passages des saintes Ecritures dont je fais un fréquent usage, afin de ne pas embarrasser et interromjre mon récit, mais j'ai eu soin de vérifier tous les textes dont je me suis servi. Je n'ai pas épargné les réflexions morales ct religieuses qui se pré-
sentaient à mon esprit, selon les sujets divers qne j'avais à traiter, Un prêtre pourrait-il agir autrement ? On me fera sans doute beaucoup d'observations, même d’objections. Je les recevrai avec plaisir ; maïs je prie le lecteur
de se souvenir que j’expose et que je ne discute pas.
“ Enfin, on me dira peut-être que des voyageurs célèbres ont laissé sur l'Orient, et spécialement sur les lieux saints, d'excellents ouvrages, à côté desquels ne peut figurer ce nouveau venu. J'en conviens, et à Dieu ne plaise que j'aie la prétention de les surpasser ; on conviendra cependant que leur talent même les empêche d’être populaires. Chateaubriand est un des plus remarquables ; mais son
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itinéraire, Cerit dans un style pompeux, ne peut être mis dans toutes les mains, et d’ailleurs, il a perdu de son actualité, Mgr Mislin est le meilleur et le plus complet qui ait parn ; mais il est trop volumineux, rempli de longues dissertations et de digressions sans fin. Il en’est une foule d’autres que les érudits peuvent consulter. Pour moi, je veux traiter ce sujet à un nouveau point de vue,
“Je m'adresse à ce public religieux qui veut un exposé court, clair, édifiant., Vulgariser la connaissance des lieux saints, c’est tout le but que je me propose et que je me suis efforcé d'atteindre. Le prêtre qui n’a pas le loisir de faire des études approfoudies sur la Terre-Sainte, pourra me suivre et faire avec moi, de loin, une sorte de pèlerinage. Le jeune étudiant qui aime les voyages, m’accom. pagnera avec plaisir, et comprendra ensuite plus facilement les récits de l’histoire sainte et de l'Evangile. Les personnes pieuses aimeront à suivre la trace des pas de Nütre- Seigneur, et les différentes scènes de sa passion. Puisse ce nouvel ouvrage pénétrer dans toutes les familles chré-
tiennes, et y produire quelques bons fruits !
Le succès de ce livre fut tel que l'auteur en publia bientôt une deuxième édition en 1876, dans l’année même que ce pieux abbé moutait à Livarot, France, dont il ctait le curé-doyen, regretté et pleuré de ses nombreux parois siens, En parcourant la préface de sa dernière édition il nous semble entendre une voix d’outre-tombe nous dire : que l’œuvre du pieux abbé Delaplanche a été une œuvre agréable à Dieu, et qu’elle est destinée à produire d’abondants fruits sous la protection de saint Joseph, à qui il l'avait dédiée et à qui nous la dédions nous-même pour notre cher Canada, dont ce grand saint est le premier Patron.
Voici comment l'abbé Delaplanche r..conte, dans la p'éface de sa seconde édition, le succès de sa première :
“ Javais longtemps hésité à publier le Pèlerin. Te devais craindre que, parmi tant d'ouvrages d'auteurs renominés, il ne passât inapereu et qu’il ne restàt, obscur et ignoré, enseveli dans quelque librairie. Il en a été autrement. Je m'étais proposé, en faisent connaître les lieux saints, d'inspirer à mes lecteurs quelqu's sentiments de foi et de piété. Dieu a béni mes intentions et au delà de mes espérances. En quelques mois, la première édition du Pèlerin a été presque épuisée.
“C'est un succès auquel j'étais loin de m'attendre. Je le dois aux annonces de la Semaine religieuse de Bayeux et du Journal de Lisieux ; je le duis surtout à l’extrême bienveillance de mes confrères, qui ont accueilli avec empressement un livre qui répondait à leurs sentiments, Beaucoups d’instituteurs et de laïcs honorables ont eu à cœur de le propager. Tous ont compris que le Pèlerin devait trouver sa place dans les distributions de prix, et qu'il était destiné à faire plus de bien que tant de livres insignifiants qu'on voit figurer si souvent, moins à cause de leur valeur intrinsèque que grâce au vêtement brillant dont on les a parés.
“ Plusieurs séminaires et plusieurs communautés reliuienses ont lu avec avidité ce livre qui a pour eux un intérêt tout spécial. Le Pèlerin à franchi la porte des collèges, et je ne doute pas que cette deuxième édition, plus correcte, n’y soit généralement acceptée, Il a dépassé les limites de notre département : Paris, Rouen, Bourges, Le Mans, Coutances, Séez, ete., commencent à le connaître. La Société des Publications populaires de Paris la adopté, et, dans un de ses bulletins, elle à publié à ce sujet un artiele remarquable.
“ Le Pèlerin a franchi les mers. J'ai voulu savoir ce qu’en pensaient des prêtres instruits, qui habitent depuis
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longtemps les contrées que j'ai parcourues, et les réponses ne pouvaient être plus favorables. Encouragé par une multitude de lettres où sont exprimés les sentiments de mes lecteurs dans des termes que je n'oserais pas répéter, je me suis décidé à publier cette scconde édition. J’aitenu compte de toutes les observations qui m'ont Cté faites ; j'ai profité de mes correspondances fréquentes avec plusieurs hommes éminents de l'Orient, qui ont bien voulu me reuarder comme un ami après m'avoir recu comme un frère, J'ai pu constater qu'il n’y avait rien de changé dans ces contrées si intéressantes pour la foi, Mon ouvrage conserve donc toute son actualité, et les nombreuses modifications qu'il a subies touchent plus à la forme qu'au fond,
“ Selon le désir exprimé par un certain nombre de mes lecteurs, la deuxième Cdition comprendra une carte de Terre-Sainte, que j'ai fait rédiger avec soin : on y trouvera les lieux les plus célèbres que j'ai visités, ceux même dont il ne reste que des ruines ; une forte ligne noire marquera non itinéraire, J’v ai Joint un petit plan de Jérusalem, en faveur de ceux qui veulent étudier PEeriture sainte et se rendre compte de tant d'événements dont cette ville a été le théâtre ; et comme la voie douloureuse intéresse tout le monde, je lai fait tracer à part sur une plus grande échelle et marquer d’une croix le lieu précis de chaque station. Pour atteindre mon but, j'ai rédigé à part un plan du Calvaire sur une échelle assez grande pour y marquer les quatre stations qu'on y fait Une légende, placée à côté des plans, donnera de nouveaux éclaircissements ; en sorte que si queliu’un de mes lecteurs allait à Jérusalem, il pourrait se reconnaître, comme s’il n'était pas un étranger,
“Je n'ai fait pour la première édition aucune réclame, publié aucun prospectus. Tous les articles qui ont parn ont été complètement bienveillants et désintéressés. ‘ Ilen sera de même pour cette deuxième édition, Je la livre au
public avec la même confiance, lui laissant le soin d’apprécier les modifications et les augmentations qu'elle a subies, Si c'est une œuv'e agréable à Dieu, elle marchera d'elle-même, Je la mets sous la protection de saint Joseph, que je regarde comme le patron spécial de ceux qui visitent les lieux qu’il à lui-même parcourus.”
Nous ajoutons à cette préface un extrait d’une lettre de
Monseigneur le Patriarche de Jérusalem, adressée à M. Pabbé Delaplanche, à l’occasion de la deuxième édition de son OUVrage :
“En dehors des questions scientifiques, qui partagent les savants, et dans lesquelles vous faites profession de ne pas entrer, nous croyons la lecture de vos pages très-propre à réveiller la foi, à ranimer la piété et à inspirer l’amour des saints lieux ; et, si tel est le but que vous vous êtes proposé en les écrivant, nous vous félicitons dans la pensée que vous l’avez atteint. ”
Enlin, voici en quels termes le Révd Père Devin, Pro- ; Il , vincial des Lazaristes de Syrie et Préfet apostolique, appréciait, de son côté, la deuxième édition du Pélerin :
“ Ce qui m'a frappé dans votre ouvrage, c’est qu’il est substantiel et d’un style rapide, c’est qu’il donne une juste idée des choses et des lieux, et cela sans embarras de digression, Jene nr'étonne pas du succès de votre livre il répond vraiment à l’idée que vous vous étiez proposée, de vulgariser la ronnaissance des lieux saints et de ces pays &e l'Orient, Je vous félicite de tout mon cœur du servie: que vous avez rendu par là, et je vous souhaite que votre livre ait encore de nombreuses éditions...”
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ettre de e à M.
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vil est > juste de dilivre
posée, de ces ur du e que
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