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Notre-Seiuneur lui apparut, dès le premier instant de sa résurrection, pour l’empêcher, dit sainte Thérèse, de succomber à son martyre, C’est dans ce même lieu qu'une morte qu'on portait au cimetière fut rendue à la vie, en touchant la croix du Sauveur, retrouvée par sainte Hélène,
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Cette grande chapelle ou église a trois autels, celui de l’Apparition, où repose le saint Sacrement ; un autre,
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à droite, appelé l’autel des Reliques, parce qu'on y con-
serva jusqu’en 1557 un morceau de lu vraie croix ; l’autre, à gauche, le premier en entrant, qu'on appelle l'autel de la LA Flagellation, parce qu’il renferme une portion de la co- à lonne où fut flagellé Notre-Seigneur. 4 En sortant de la chapelle de l'Apparition, pour entrer Li dans la basilique, on remarque, sur la gauche, la sacristie à latine, où l’on conserve les éperons et l'épée de Godefroy : de Bouillon. Les éperons sont en cuivre; les molettes 4. sont d’une grandeur dérmiesurée, L'épée est droite et a la Ë | varde simple. Avec quelle attention j'ai considéré ces |
restes précieux du plus grand des héros chrétiens ! Quand done un nouveau Godefroy viendra-t-il saisir de sou bras vigoureux cette noble épée rouillée dans son fourreau, pour
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chasser de la terre sainte ces barbares envahisseurs ? Nous quittons la sacristie, et nous nous dirigeons par la
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nef appelée les sept arceaux de la Vierge, et nous arrivons \ une chapelle sombre, bâtie, d'après la tradition, sur l’emplacement d’une grotte qui servit de prison à Notre-Seigneur, pendant qu'on faisait, sur le Calvaire, les apprêts
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de son supplice, Cette chapelle appartient aux Grecs, On ne peut, sans éprouver un certain frémissement, pénétrer dans ce lieux ténébreux, où fut enfermé Celui qui venait délivrer le genre humain.
A environ douze mètres (près de quarante pieds) de la prison de Notre-Seigneur, est lu chapelle dite de Saint-Longin. Saint Longin était ce soldat qui perca de sa lance le côté de Notre-Seigneur, Mais, à la vue des prodiges dont il fut témoin à cette heure solennelle de la mort de l'Homme Dieu, la grâce toucha son cœur; il reconnut la divinité de Jésus-Christ, Il vint en çe lieu pleurer sa faute, et s'étant ensuite retiré en Cappadoce, il y souftrit le martyre. Heureux soldat qui fut sauvé par le sang innocent qu'il avait répandu, dont le cœur fut guéri par la blessure qu’il avait faite au cœur de Jésus.
A deux mètres (six pieds et demi) plus loin, on voit les vestiges d’une porte de la basilique ; c'était celle par laquelle entraient les chanoines de saint Augustin, au temps des croisades. Elle fut fermée par ordre de Saladin, et il ne resta que la porte méridionale dont nous avons parlé.
A uue égale distance, on se trouve en face de la chajelle arménienne, bâtie sur le lieu où les soldats se partagèrent les vêtements du Sauveur.
L'Evangile raconte, avec une noble simplicité, ce trait saisissant ; pour atténuer l'horreur qu’il inspire, il a soin de rappeler que les prophètes l’avaient annoncé dans les plus minutieux détails. De ses vêtements, dit-il, ils firent quatre parts ; et sa robe sans couture, ils la tirèrent au sort, Ces objets si précieux ne restèrent pas entre leurs mains, Les disciples du Sauveur trouvèrent les moyens de les retirer et les conservèrent avec un saint respect. La sainte tunique fut retrouvée à Jaffn, en 590. Elle était dans un coffre de marbre; elle fut transportée solennelle. ment à Jérusalem et déposée près de la vraie croix. Au-