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De là saint Thomas s’avance vers le sépulere ; 1l raconte aux apôtres ce qu'il a vu; tous s’'empressent d'ouvrir le tombeau, et, à prodige admirable ! ils le trouvent vide, au lieu de ce corps pur et parfumé qu'ils y avaient déposé, il4 n'y trouvent que les linges et les vêtements, et des fleur: qui avaient crû aux endroits qu'il avait touchés, et puis ils entendent les chœurs des anges qui chantent la gloire de leur Reine enlevée de la terre et triomphant dans les cieux.
Bien des fois j'ai visité le tombeau de la sainte Vierge. Il est placé dans une église souterraine située près du jardin des Oliviers, à quelques pas du pont jeté sur le Cédron. On arrive à l'église par le sud. On descend d'abord par trois marches, sur un espace aplani et pavé qui sert de parvis à l’église. |
Sainte Hélène et Constantin, si zélés pour le tombeau de Notre-Seigneur, n’oublièrent pas celui de la sainte Vierge et le décorèrent d’une belle église. On descend par un magnifique escalier en marbre de quarante-huit marches. Dix à douze personnes peuvent s’y tenir de front. Quand on estarrivé à la vingt et unième marche, on trouve une petite chapelle où sont deux autels, l’un sur le tombeau de saint Joachim, et l’autre sur celui de sainte Anne. Presque vis-à-vis, à gauche, est une autre chapelle dont l’autel repose sur le tombeau de saint Joseph. Quand on est arrivé au bas de l’escalier, on se trouve dans une église, qui a la forme d’une croix, longue d’environ trente-deux mètres (cent six pieds) et large de six à sept (vingt à vingttrois pieds et demi). Elle est solidement murée de tous côtés. La partie orientale, du côté de la montagne des Oliviers, est taillée dans le roc. Elle ne reçoit de lumiÿre que par une ouverture pratiquée dans la voûte, du côté de la montagne et par l'escalier.
Le tombeau de la sainte Vierge, placé au milieu de la
PL #. tt: ER e LT L #! DE TERRE SAINTE 185 3. fl acont crande nef, un peu vers l’est, était taillé dans le roc. Les 14 ir Je constructeurs de l'église suivirent la même méthode que ACTE 11! N » a de, au pour le tombeau de Notre-Seigneur. [ls taillèrent tout RE | D86, il autour, ne respectant que la masse où était le saint monu- OL feur ment, et ils obtinrent ainsi le petit édifice isolé que nous NOR puis voyons aujourd’hui, Les murs des deux côtés, étant de ÉAENE | gloire roc vif, coupés perpendiculairement jusqu’à la voûte, en PE TA 18 les sont la preuve évidente. L Le tombeau de la sainte Vierge est donc dans un petit DR à ierge, monument où chapelle; il est recouvert d’une table de TUE RS u Jar- | marbre sur laquelle les Grecs célèbrent leurs oflices. Le et dron. | tirman de 1852 accorde aussi aux Latin: le droit d’y célè- AE par | brer après les Grecs et les Arméniens; mais les Latins PAL ert de n'ont pas jugé à propos d’en user. LAN" Vers le milieu du septième siècle, il y avait une église SAVE 4 tva ET < ré 0 ea nas "4 ñ ARR À:
ie supérieure au-dessus de l’église souterraine. C’était une AUUONT into rotonde que les croisés trouvèrent en ruines, et qu’ils ne CS el rétablirent pas, en sorte que l’église actuelle est à peu près Jar À E aujourd'hui ce qu'elle était à l’époque de sa fondation LPO mar- | ge dd k AE ront. Il est peu d’églises qui rappellent de plus précieux sou- ns Re ‘ 4 Q à ! \ . . ‘ . . DÉhu M ouve venirs. On éprouve là des impressions qu’il est difficile Le tom. | de rendre, Sous ces voûtes sombres, solitaires, l’image de RTE .nne. la vie et de la mort se présentent tour à tour; au sein de ep dont ces profondes ténèbres, on voit luire un rayon d’immor- Pda tt $ À er: ‘ . . a SAP ES d on ; talité. On se dit, comme involontairement : C’est donc GTA « 4 là aue le corvs i ’ 4 de Marie a repos : elle 4 LATE ylise, : que le corps immaculé de Marie a repose ; elle a goûté He feux 4 un instant la mort, et puis, comme Jésus-Christ, cette RENE dote 1 vieroe puissante à secoué la poussière du tombeau, et c’est APR 5 ARTE ET toûs de là que son corps virginal, porté par les anges, a pris OO DE FF. É son essor vers les cieux, pour aller s'asseoir sur un trône BR rire plus éblouissant que ceux de David et de Salomon, et ré- RES Pan dde 1 yner à jainais comme souveraine du monde. Aateur | ciel ni e la ru A At
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