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Jean, passa une nuit sur le mont des Oliviers, et de là se rendit au temple. Titus, au siège de Jérusalem, y fit camper sa dixième légion. Tancrède, à son arrivée à Jérusalem, se rendit seul au mont des Oliviers, pour contempler la ville sainte. Cinq musulmans vinrent l’y attaquer. Le héros ne fut point intimidé il s'avança à leur rencontre ; il en tua trois, et les deux autres s’enfuirent.
Guillaume de Tyr raconte que les croisés, avant de livrer un dernier assaut à la ville, firent le tour des murailles, les pieds nus et chantant des psaumes et des cantiques. Ils vinrent ensuite sur la hauteur de l’Ascension, où ils admirèrent la ville promise à leurs armes, et, à la parole de Pierre l’Ermite, ils oublièrent leurs discordes et jurèrent
‘être fidèles aux paroles de l'Evangile.
Sous Baudouin III, les habitants de Jérusalem, voyant rassemblés sur la montagne des Oliviers plusieurs princes turcs qui menaçaient la ville, sortirent en masse, en tuèrent un grand nombre et dispersèrent les autres qui, dans leur fuite, tombèrent entre les mains des guerriers du roi qui revenaient de Naplouse,
Trois routes ou sentiers partant de Gethsémani conduisent à cette célèbre montagne. Nous prenons par la pente la plus douce, vers le nord. A peine avons-nous fait vingt mètres (près de soixante-sept pieds) que nous apercevons ce rocher blanc où nous avons dit que saint Thomas avait recueilli la ceinture de la sainte Vierge montant au ciel.
Arrivés sur le plateau, nous laissons à droite le lieu de l'ascension, et nons nous dirigerns vers l'endroit de la montagne appelé Viri Galilæi qui n’en est éloigné que d’environ quatre cents mètres (mille trois cent vingt-cinq pieds.) On lui a donné ce nom très-probablement parce que c’est là que les Galiléens venaient se retirer pendant la célébration des fêtes à Jérusalem; mais il me paraît hors de doute que ce n’est pas en cet endroit que les deux anges vêtus de
blanc dirent aux disciples : “ Hommes de Galilée, Ronan vous tenez-vous là, regardant le ciel?. ..” D'après le récit évangélique, ces paroles ont, dû être prononcées au lieu même de l'ascension. Quelques- uns ont prétendu, que c’était là la montagne de Galilée où Jésus avait annoncé à ses disciples qu’il les ‘précéderait après .sa résurrection. Cette tradition, accréditée au te:nps des croisades, paraît peu conforme au texte sacré. Toutes les fois qu il est parlé de la Galilée, il est question de la province de ce nom ; 8 d’ailleurs, il est très-certain que Jésus- Christ apparut plusieurs fois à ses apôtres en Galilée et sur les bords du lac Tibériade, et que ce ne fut que quelque temps avant l’ascension qu’ils se réunirent à Jérusalem.
Nous revenons vers le sud, et nous arrivons au minaret de Zeitoun. Tout près de là, au milieu d’une cour, s'élève un petit édifice qui renferme le lieu où Notre-Seigneur Jésus-Christ monta au ciel, en présence de sa sainte Mère, de ses apôtres et d’un grand nombre de disciples. Le regard est péniblement affecté en contemplant le délabrement de ce lieu si vénérable, autrefois richement orné, et aujourd'hui entouré de ruines. On s’en dédommage en se pros-
“A ternant sur la pierre où Notre-Seigneur a laissé l’emngt preinte de son pied sacré et en baisant respectueusement SA ces vestiges qui ont échappé au ravage des temps et à la ns piété indiscrète des pèlerins.
. Au 1ve siècle, sainte Hélène y bâtit une église qu’on appela la basilique de l’Ascension. Saint Jérôme et plude sieurs saints Pères nous apprennent qu’on ne put fermer la dis coupole à l'endroit d’où Notre-Seigneur s'était élevé dans n-
les airs, et que le sol où il avait laissé l'empreinte de ses c , À ‘ À +) pieds n’a pu être recouvert de marbre. Cette église était
là une véritable rotonde, sans toit ni voûte, n'ayant qu’un
de autel dans sa partie orientale.
d Au couchant, il y avait huit fenêtres éclairées par huit e
lampes d’où jaillissait pandant la nuit une si vive lumière
qu'elle se répandait sur la vallée du Cédron et même jusque sur la viile de Jérusalem. Cette église fut détruit: et rebâtie. Sous le règne des croisés, il y avait encore à la même place une grande basilique. Vers la fin du xur siècle, elle fut détruite par les Sarrasins, mais la chapelle intérieure qui entourait les vestiges des pieds de Notre- Seigneur resta intacte. L'église était alors octogone. Depuis cette époque, toutes les relations des pèlerins parlent des ruines de cet édifice qui ne fut plus reconstruit. Aujourd’hui il n’en reste que le pavé, quelques pans de murs et les traces du double rang de colonnes qui |l'ornaient à l'intérieur.
Au milieu s'élève le petit édifice octogonal de six à sept mètres (vingt à vingt trois pieds) de diamètre, où l’on conserve une partie du rocher qui porte l'empreinte du pied gauche de Notre-Seigneur. Ce rocher est encadré de quatre morceaux de marbre qui s'élèvent de quelques centimètres (un à deux pouces) plus haut. Il a presque un mètre (environ 39 pouces) de long sur environ un demimètre (194 pouces) de large. L'empreinte du pied droit a disparu, et les mahométans prétendent que c’est celle qu’ils montrent dans la mosquée El-Aksa sur le mont Moriah.
Quand on examine avec attention l'empreinte du mont des Oliviers, il est facile sans doute de reconnaître qu’autrefois il a dû y en avoir deux et que c’est celle du pied droit qui manque ; mais on remarque aussi que cette empreinte qui manque n'a pas été enlevée tout d’un coup, mais peu à peu, très-probablement par la dévotion des pèlerins, tandis que celle de la mosquée a été enlevée d’un seul coup avec la pierre assez grande qui en est décorée.
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L’empreinte que l’on voit aujourd’hui est assez profondément enfoncée dans un rocher très-dur et de couleur blanc-jaunâtre. La forme du pied est encore distincte, reconnaissable. {lle paraît comme usée par les milliers d'objets qui l'ont tonchée. Il n’est pas étonnant que, dans
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