CHAPITRE XIX
Le mont des Oliviers.
Notice historique. — Vüiri Galilæi. — Lieu de l'Ascension. —- Empreinte des pieds de Notre-Seigneur. — Vue du sommet des Oliviers. — Grotte de Sainte-Pélagie. — Lieu du Pater. — Autres lieux remarquables,.
La montagne des Oliviers, illustrée par tant de prodiges est élevée de huit cents mètres (deux mille six cent cinquante pieds) au-dessus du niveau de la mer ct domine toute la contrée. En arrivant à Jérusalem, le soir, je la cherchai en vain ; les ombres de la nuit qui s’épaississaient la dérobèrent à mes regards. Dès le matin, je montai sur la terrasse du couvent, et de là ‘e pus la contempler à loisir. Rien de plus saisissant que la première vue. Je repassais alors tout ce que le Nouveau Testament nous raconte de l'ascension glorieuse du Fils de Dieu ; je me représentais Notre-Seigneur au milieu de ses disciples, s’élevant majestueusement dans les airs et disparaissant au milieu d’un nuage éclatant ! Et je me disais : ‘“ En face du Golgotha, quel triomphe ! Quel beau spectacle pour l’ingrate Jérusalem !” Je me rappelais encore ce prodige éclatant qui, au 1ve siècle, manifesta la gloire de Jésus-Christ aux yeux des habitants ravis d’étonnement, lorsqu'une croix lumineuse, égale en splendeur à l’astre du jour, fut aperçue au-dessus de la vallée de Josaphat, s'étendant du Golgotha au sommet des Ohviers. Et je me disais : “ C’est bien là la terre des miracles, et je ne suis pas surpris que Jérusalem subisse le châtiment de son ingratitude. ”
Plusieurs fois j'ai gravi cette montagne, et je l’ai examinée avec la plus sérieuse attention. Elle est couverte de ruines; partout il y a des stations qui rappellent quelque événement religieux ou politique, Jésus-Christ, selon saint