‹ Le pèlerin de Terre Sainte [microforme]Chapitre 87 sur 170 · D ES · texte numérisé non relu

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qui alluma ce grand incendie, et toute l'antiquité en conserva le sonvenir ; en sorte que Tacite, fidèle écho des siècles qui l'ont précédé, a écrit ces paroles bien reimarquables : Non loin de là, étæient des plaines fertiles, des villes grandes et peuplées qu'on dit avoir été brilées

par Le feu du ciel”

Que celui qui doute de Ja véracité de nos livres saints aille étudier cette grande question sur les lieux, et il sera bien forcé de reconnaître avec tous les voyageurs de bonne foi, que dans tout le bassin de la mer Morte le tracé du feu est marquée, [immense renversement de cette contrée est un pl'énomène toujours subsistunt,

Il v a un affaissement énorme dans cette vallée des Bois où Ctaient les puits de bitume et un soulèvement dus la partie méridionale ; d’où il arrive que le Jourdain, ne trouvant plus d’issue dans la mer Rouge, à déversé ses eaux dans le gouffre qui s'était formé, et le niveau de cette nouvelle mer qu’on a appelée la mer Morte s'est élevé jusqu’au point où l'évaporation est venue faire équilibie aux eaux qu'elle recevait. C’est véritablement un vouffre ; et les anciens disaient que c'était un abîme sans fond,

Les savants modernes ont fait des sondages, et ils ont trouvé que la plus grande profondeur était de six cents mètres environ, (près de deux mille pieds); mais le phénomène le plus extraordinair», c'est l'étrange dépression de cette petite mer qui n’a qu'environ vingtilieues de longeur sur quatre à cinq de largeur. Lorsqu'on descend des montagnes, on est surpris de la profondeur" de la vallée qu'elle occupe, L'æil embrasse à la fois tousles contours de ses rivages. Malgré la divergence des mesurements, il est certain que le niveau de ses eaux est a moins À trois cent quatre-vingts mètres, (mille deux cents soixante

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