‹ Le pèlerin passionnéChapitre 14 sur 36 · LE RETOUR · texte numérisé non relu

LE RETOUR

Pétrée, chère tête !

Pareille au blond épi que la faucille guette ; O Pétréa, génisse indocile au servage, Moins douce est la saveur de la pomme sauvage Que ta bouche.

Contre des hommes belliqueux que la trompette enivre, Mes bras tendirent l'arc d'aubier où la sagette vibre ; Mais ils sauront aussi s'illustrer d'une lutte Plus bénigne, ô Pétrée, et j'appris les secrets Des pertuisés roseaux et de la curve flûte.

C'est temps nouveau quand de ses traits

Diane n'ensanglante les forêts.

C'est quand Jouvence fait à Dioné' service. O gracieuse enfant, que clairs et simples sont tes yeux

Déjà. Tastre de Bérénice Guide vers TOccident le Bouvier paresseux.

Pour que tu cèdes à mes pleurs,

Ma main a dévidé des fils de sept couleurs.

Chantant Tair redouté,

J'ai répandu la cendre

Des herbes de bonté.

La voix du rossignol fait ton âme plus tendre,

Et le favone agace, comblant mes vœux, La couronne de pin qui mêle tes cheveux.

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