‹ Le pèlerin passionnéChapitre 29 sur 36 · SYLVE XVIII · texte numérisé non relu

SYLVE XVIII

D'une ingrate douleur ayant les traits souffert.

Devant l'été des ans j'en ai touché l'hiver.

Mais ma verve pareille aux eaux du noble Alphée,

Se mêle au flot mondain sans en être altérée,

Et par toutes les fois qu'aux cordes j'ai tenté

(Pour que rougisse enfin l'affreuse nudité

D'un impudent chanteur), j'ai caché mes blessures

Sous le beau teint des fleurs noué's en sertissures.

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