‹ Le pèlerin passionnéChapitre 4 sur 36 · ÉLÉGIE · texte numérisé non relu

ÉLÉGIE

Ce ne fut, quand, des Pléiades, le déclin pluvieux Moleste le bois dénu.

Alors Zéphire éventait les jeux

Des Grâces ; alors des linots tintait le sermon menu ;

Et Tépice, alors, abondait, et la rosée, soûlas

Des jardins : lorsque ainsi ru parlas :

o[ J'ai vu fuir et passer le temps qui nous devance. Tel un cerf que jamais aucun chasseur ne joint. J'ai vu nos fleurs d'hier, printemps plein d'inconstance. Et l'hiver et l'été, comme en un même point.

« O pauvre bien-aimé, tout cet augure double S'est reflété dans moi, mieux qu'au clair d'un miroir; Voici la trêve et si quelque chose me trouble C'est la pitié que j'ai de ton vain désespoir.

« Laissons au cœur moins docte oser encor' prétendre, Et d'un vueil à cela mettre la vanité. Car ne le sais-tu pas ! et que saurons-nous prendre A cette ombre dissoute avant d'avoir été. »

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