‹ Le pèlerin passionnéChapitre 7 sur 36 · PASSE-TEMPS · texte numérisé non relu

PASSE-TEMPS

Blanc satin neuf, œuf de couvée fraîche,

Neige qui ne fond, Que vos tétins, l'un à Tautre revéche,

Si tant clairs ne sont.

Chapelets de tine émeraude, ophites,

Ambre coscoté, Semblables aux yeux, dont soulas me fîtes,

Onques n'ont été.

Votre crêpe chef le soleil efface,

Et votre couleur Fait se dépiter la cerise, et passe

La rose en sa fleur.

Joncade, coings farcis de frite crème, Pâté, tarte ô vous!),

due vos gras baisers, voire de carême, Ne sont pas plus doux.

MON MAL JENCHANTE

Toi, mauvais œil, ou stellaire .Malignité, toujours de travers sonnée heure, ou qui que tu soi; Être vilain, ça, tu me veux encore malfaire.

Ne viens-tu pas, avec ta bouche d'autrefois, Bruire et siffler ton antienne ; Ne vas-tu pas à l'allégresse de mes doigts Mêler ton geste, afin que je me ressouvienne !

Depuis les jours, depuis ces jours on m'a tenu Plus sûrement sur les fonts Aganippiques, ô gnome, Et tu pourras savoir par le menu Si j'ai Tàme gaillarde, et pour quel on me nomme ; Car, même dans ta nuit, même battu à tes autans,

D'un gracieux délire ; Je dirai le soleil levé, et le printemps, Sur la plus haute corde de la Lyre.

Page 1