s. W. Zwemmer, L'Islam, p
exemples, celle de lord Haedley, pair d'Angleterre, et celle de notre regretté ami Christian Cherfils, disciple d'Auguste Comte, lettré et philosophe de la plus haute valeur.
Si le véritable Islam avait été mieux connu en Europe, il est vraisemblable qu'il eût été le principal bénéficiaire du retour à l'esprit religieux créé par la guerre. H répond en effet à toutes les aspirations des différents genres de fidèles. D'une suprême simplicité avec le moâtazilisme, éperdûment mystique avec le soufisme, il apporte une direction et un réconfort au savant européen ou asiatique, sans entraver l'absolue liberté de sa pensée, aussi bien qu'au nègre soudanais qu'il arrache à la superstition de ses fétiches. H exalte l'âme du pratique commerçant anglais, pour lequel tîme is money, tout autant que celle du philosophe déiste, et celle de l'Oriental contemplatif tout autant que celle de l'Occidental épris d'art et de poésie ; il séduira même le médecin moderne par la logique de ses ablutions répétées et le rythme de ses inclinations et de ses prosternations non moins salutaire à la culture du corps qu'à la santé de l'âme. Le Hbre penseur lui-même, lequel n'est pas inévitablement un athée, pourra considérer la révélation islamique comme une manifestation sublime de cette force mystérieuse appelée « l'inspiration » et l'admettre sans difficulté, puisqu'elle ne contient aucun mystère inadmissible pour la raison.
Hostilité de l'Europe, contre V Islam. — Bien des lecteurs protesteront contre notre observation au sujet de l'hostilité plus ou moins déguisée de l'Europe contre l'Islam. Et, en effet, dans la foule, ce vilain sentiment n'existe généralement pas ; il est même nombre de personnes qui, amateurs d'art ou de tourisme, éprouvent une sincère sympathie et une réelle admiration pour l'Islam si poétique et créateur de tant de merveilles.
Malheureusement, l'Europe a des traditions politiques qui datent des Croisades ; elle ne les a pas abandonnées et, si elle est tentée de les oublier, les Islamophobes tels que Gladstone, Cromer, Balfour, l'archevêque de Canterbury et les missionnaires de toutes confessions, etc., se dressent immédiatement pour l'y ramener.
Dans toutes les guerres qui désolèrent l'Europe Orientale et le Proche-Orient depuis une cinquantaine d'années, c'est toujours aux dépens des nations musulmanes que le Concert européen fit conclure tous les traités et, le plus souvent, en violation de toute justice et d'engagements formels.
L'exemple le plus triste est celui du malheur des Arabes après la guerre mondiale : les Arabes tenaient le sort de l'Orient entre leurs mains ; s'ils s'étaient joints à leurs corehgionnaires turcs et aux Allemands, le canal de Suez tombait immédiatement en leur pouvoir ; la route des Indes
était coupée et la guerre était irrémédiablement perdue en Orient pour les alliés. Aussi quelles cajoleries, quelles promesses, quels engagements formels leur furent-ils prodigués par le fameux colonel L*** au nom et avec l'approbation officielle de son pays !...
Aussitôt la victoire obtenue, tous les serments furent oubliés, et ces alliés si précieux furent plus maltraités que les ennemis vaincus les plus détestés. La Nation arabe peut être considérée elle aussi comme une grande victime de la guerre.
Aujourd'hui, en dehors de la Turquie, laquelle a prouvé qu'elle était trop verte pour se laisser cueillir, il n'existe plus de territoire musulman assez riche pour exciter les convoitises de l'Europe. D'autre part, jamais les Musulmans ne songent à faire la guerre aux croyances des chrétiens comme ceux-ci font la guerre aux croyances de l'Islam. L'islamophobie ne pouvant plus rien rapporter devrait donc s'éteindre et disparaître. Si elle persistait, elle prouverait définitivement à toute l'Asie et à toute l'Afrique que l'Europe veut les asservir à un joug de plus en plus tjo-annique, celui que stigmatisa un film célèbre sous le nom de Les Ombres blanches.
Et ne serait-il pas à craindre qu'alors, perdant tout espoir d'une entente cordiale, toutes les nations de ces deux continents s'unissent au bolchevisme dans une coalition formidable pour la destruction de la société actuelle, sur
laquelle est basée la puissance des nations européennes ?
Si, au contraire, l'Europe s'entendait cordialement avec l'Islam, la paix du monde serait assurée, car, si la menace du péril jaune, qui hantait l'esprit de l'ex-kaiser, devenait une réalité, l'Islam uni à l'Europe lui opposerait une barrière infranchissable.
Espérons en tous cas que la France consacrera tous ses efforts à la réalisation de cette entente. Elle est la nation la plus aimée en pays musulman, parce qu'elle est le pays de la Déclaration des Droits de l'Homme, de l'égahté des races et des religions, et parce que l'un de ses plus grands génies, Napoléon, manifesta la plus grande sympathie pour l'Islam.
Dans une de ses lettres, il appelait Mohanmied Notre Prophète ; dans sa célèbre proclamation du Caire, il se déclarait lui-même Mouslimoune Mouhaïdonne, c'est-à-dire Musulman Unitaire. Et il avait conçu le grandiose projet de devenir l'empereur khalife de tout l'Orient, en convertissant son armée à l'Islam et en prenant le chérif de Mekka comme chef religieux de son Empire, lorsque, tout à coup, il fut rappelé en Europe ^.
1. Voici à ce sujet quelques documents ofiBciels que nous empruntons à l'intéressant ouvrage Bonaparte et l'Islam du regretté Christian Cherfils (Abd El Haq).
N" 3315, Quartier Général au Caire, 9 Fructidor, an Vil
Ces souvenirs sont toujours vivaces en Orient et c'est pourquoi la France reste toujours la nation préférée en dépit des erreurs qu'elle a pu commettre en Syrie.
H est aussi chez elle un élément qui se rend compte de la folie d'une politique antimusulmane parce qu'il en serait la première victime. C'est l'élément « colon », qui a un besoin absolu de la collaboration des Musulmans, tandis qu'il a tout à redouter de leur hostilité. Et il sait que l'avenir de ses descendants ne peut être assuré que par une sincère entente franco-musulmane.
Islamophobie pseudo-scientifique. — Ordinairement, lorsqu'un savant étudie un sujet, il se passionne pour lui et il lui découvre toutes les beautés imaginables, même lorsque ce sujet ne les évoque guère. Nous nous rappelons l'enthousiasme délirant de l'un de nos professeurs pour
(26 août 1798) : « Je vous remercie des honneurs que vous avez rendus à Notre Prophète. Bonaparte. »
Dociunent XX, n" 8148. Au cheïkh El Messiri, Quartier Général au Caire, II Fructidor an VII (28 août 1798) : « J'espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunirtous les hommes sages et instruits du pays et établir un régime uniforme basé sur les principes de l'Alcoran qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes. Bonaparte. »
GouRGAUD, Journal inédit, tome I, p. 348. « Les cheïkhs me disaient toujours que si je voulais m'établir patriarche, il fallait que l'armée se fit musulmane et prit le turban. C'était bien mon intention. Bonaparte, »
Nakoula, p. 122 de l'édition arabe : « Certes, je vous ai dit à plusieurs reprises et fait savoir par différents discours que je suis, moi, un musulman unitaire, que je glorifie le prophète Mohammed et que j'aime les Musulmans 1 Bonaparte. »
la poésie de VÉnéïde de Virgile, qu'il nous condamnait à apprendre par cœur, et l'enthousiasme non moins délirant d'un savant naturaliste à la vue des vers intestinaux d'un chien crevé.
Il n'est qu'une seule exception à cette règle, et c'est encore l'Islam qui en est victime. En effet, il existe aujourd'hui un groupe d'Orientalistes qui n'étudient la langue arabe et la religion musulmane que dans le but de les salir et de les dénigrer.
Un savant consciencieux, le professeur E, Montet, ayant reconnu que « le Corane est peutêtre le livre religieux le plus monothéiste qui ait jamais été écrit », nos Orientalistes jurèrent d'arracher cette supériorité monothéiste à l'Islam en prouvant le contraire. Vains efforts, ils n'ont abouti qu'à des puérilités basées sur leur prétention de savoir l'arabe mieux que tous les Arabes du passé, du présent et de l'avenir.
En voici deux exemples : au lieu de traduire la phrase qui précède les sourates du Corane de la façon suivante : « Au nom d'Allah le Clément, le Miséricordieux ! » c'est-à-dire de la façon dont elle est comprise par tous les Arabes depuis l'hégire, ils s'amusent à faire du qualificatif rahmane, c'est-à-dire Clément, un nom propre ; ils traduisent : « Au nom du Dieu Ràhmane, le Miséricordieux ! » et ils s'écrient triomphalement : « Il y a deux divinités dans le
Corane, le dieu Rahmane et le dieu Allah ^ ! » Ensuite, au lieu de traduire un verset, plusieurs fois répétés dans le Corane, de cette façon : Allah ordonna aux Anges « de se prosterner devant Adam ! » [El Corane, II, 32 ; VII, 10 ; XVII, 63 ; etc.), c'est-à-dire de s'incliner devant la supériorité d^Adam, comme tous les Musulmans le comprennent depuis qu'il a été révélé, nos savants islamophobes traduisent : Allah ordonna aux Anges : « d'adorer Adam », ce qui est un contresens inadmissible au point de vue de la langue, et une stupidité à tous les autres points de vue. Mais cela leur permet de s'écrier : « Voyez ! Dans le Corane, ce n'est pas AUah seul qui est adoré ! » Et cela permet aussi au missionnaire S. W. Zwemmer cette réflexion : « Dans le Corane, Allah luimême n'est lié par aucun idéal de justice. Par exemple : adorer une créature est une abomination, et pourtant Allah punit Satan de n'avoir pas voulu adorer Adam ! ^ » Faut-il que l'Islam soit divin pour que ses ennemis en soient réduits à de si pitoyables arguments !
H est pourtant une offensive beaucoup plus dangereuse que certains Orientalistes viennent de
1. Le qualificatif Rahmane étant l'un de 99 qualificatifs appelés « Noms d'Allah », ces Orientalistes pourraient donc, s'ils continuaient dans cette voie, attribuer à l'Islam 99 divinités l
C'est exactement comme si l'on faisait des qualificatifs : Éternel, Créateur, Tout-Puissant, etc., des noms de dieux distincts dans le christianisme.
2, S. W. Z-WEMMER, L'Islam (p. 135).
déclancher : ils ont déclaré la guerre à l'écriture arabe et, prétextant l'intérêt qu'ils éprouvent pour la race arabe, ils veulent lui faire cadeau, en échange, des caractères latins qu'ils représentent comme beaucoup plus pratiques.
Nous avons eu la joie de constater le toile d'indignation qu'une pareille idée a soulevé en Orient. Mais nous faisons appel à tous les amis du beau, sans distinction de races ou de religions, pour huer ces Orientalistes qui, par haine du Corane ^ premier inspirateur de l'inégalable calligraphie arabe, ont conçu un projet aussi sacrilège.
L'écriture arabe est peut-être le système décoratif le plus merveilleux que l'homme ait imaginé ; il est le seul dont on puisse, sans exagération, dire qu'il possède une âme ; à l'égal de la voix humaine, il exprime la pensée. N'empruntant rien au monde extérieur même le plus stylisé, il s'apparente ainsi avec la musique et semble une sténographie des mouvements les plus intimes du cœur.
Voyez ces lettres qui s'élancent de droite à gauche en rapides horizontales, puis, comme sous l'impulsion d'une vie intérieure, se roulent sur elles-mêmes en courbes discrètes ou passionnées,
1. Us savent en effet qu'ils porteraient un coup grave au Corane, s'ils arrivaient à supprimer les caractères admirables avec lesquels il fut écrit dès sa révélation. Que diraient les catholiques si l'on supprimait le latin d'église sous prétexte qu'il n'est pas très pratique?
puis se redressent, pour s'arrêter subitement figées ou perpendiculaires, orgueilleuses. Elles reprennent bientôt leur course effrénée, déroulant leurs entrelacs, se chevauchant les unes les autres avec une délicieuse fantaisie et entraînant l'imagination vers des rêves éperdus. H n'est pas nécessaire d'être un arabisant émérite ou un graphologue subtil pour jouir de la pure distinction de leurs formes ou de l'intense émotion de leurs courbes ; toute âme d'artiste pénétrera sans efforts les secrets de leur âme.
Cet art de la calligraphie arabe, qui n'a pas de précédent, qui est né de l'Islam et qui matérialise l'idéal de sa nation, plia ensuite sous son joug presque religieux tout ce qui était destiné à le supporter ou à l'encadrer, c'est-à-dire l'architecture et les autres systèmes décoratifs en les obligeant à épouser le style de ses formes.
L'écriture arabe est la mère de tous les arts musulmans, et c'est cette mère admirable que ces Orientalistes veulent assassiner !
Amateurs amis du beau, dressez-vous et, à l'égal des Musulmans, maudissez ceux qui s'attaquent à une écriture d'une telle beauté et veulent la remplacer par les froids caractères latins au moment même où la mode européenne en est dégoûtée et cherche à les modifier, chose étrange, en y introduisant des procédés empruntés à l'écriture arabe : suppression des majuscules, coupure des mots par les lettres O ou S écrites de
travers; courbes de la lettre S remplacées par un simple trait, comme dans la lettre Sin en Orient ; pleins et déliés intervertis de leur ordre habituel, imitation des anguleux et décoratifs caractères koufiques, etc.
Mais laissons le côté esthétique qui, dans les préoccupations modernes, passe toujours en dernier, et examinons le côté pratique sur lequel s'appuient les Vandales.
Nous ne pouvons juger des résultats pratiques obtenus en Turquie par l'adoption des caractères latins, car nous ignorons la langue turque. Mais nous ferons remarquer que ce pays n'a fait que changer des caractères d'écriture empruntés à un étranger pour des caractères empruntés à d'autres étrangers, tandis que l'écriture arabe est née de l'âme même de la langue arabe. Et l'écriture si raffinée d'une langue si raffinée est irremplaçable, à tous les points de vue.
Pas plus que les caractères latins, les caractères arabes ne sont exempts de défauts au point de vue pratique. Mais ils possèdent de très nombreux avantages dont l'étude dépasserait le cadre de ce chapitre.
Signalons néanmoins cette inappréciable supériorité au point de vue pratique : l'arabe, s'écrivant de droite à gauche, suit le mouvement naturel de la main; par suite, la fatigue et l'énervement sont beaucoup moindres, et la crampe des écrivains est moins à redouter que dans l'écriture
latine, allant de gauche à droite, à contre-sens du mouvement naturel de la main. En un mot, l'écriture arabe est faite pour les droitiers, et l'écriture latine, pour les gauchers. Un artiste latin de génie, Léonard de Vinci, l'avait compris, puisqu'il écrivit ses manuscrits de droite à gauche, dans le même sens que les Arabes i.
Signalons aussi cette incontestable supériorité au point de vue de la compréhension rapide de la phrase arabe : dans l'écriture arabe, les voyelles ne sont indiquées que par des signes fréquemment omis ; c'est peut-être un défaut ; mais il en résulte, en compensation, un avantage énorme : les trois lettres consonnes de la racine, qui ont une importance capitale, sautent inoimédiatement aux yeux, et la compréhension générale de la phrase est, pour ainsi dire, instantanée, tandis que, dans les transcriptions en caractères latins extrêmement pédantes et compliquées ^, sorties de l'imagination de ces Orientalistes, les trois lettres de la racine sont tellement noyées au miUeu des autres, qu'il faut un long effort d'attention pour les découvrir.
Remarquons enfin que les caractères latins
1. Pour entraîner la plume de gauche à droite, les tendons du pouce, ceux du dos de la main et les muscles du poignet sont obligés à des contractions très pénibles, tandis qu'ils n'ont aucun effort à faire pour diriger la plume de droite à gauche.
2. Pour remplacer les treize lettres de l'alphabet arabe qui manquent dans l'alphabet latin, ils ont recours à des points, des accents et des signes variés, qui réalisent le « summum » de l'incommodité.
A LA MAISON SACRÉE D'ALLAH 18g
garderont toujours, pour les Arabes, un peu des intonations si différentes entre elles des langues européennes qu'ils auront apprises, tandis que les caractères arabes ont été créés directement sur les sons émis par la voix des Arabes.
En réalité, il est aussi absurde de vouloir remplacer les caractères arabes par des caractères latins, pour écrire l'arabe, qu'il le serait de remplacer les caractères latins par des caractères arabes pour écrire le latin.
Isîamophobîe cléricale. — L'aide inespérée de savants oublieux des principes de la science impartiale a comblé de joie les missionnaires, qui, de leur côté, ont redoublé d'ardeur prosélytique.
Voici l'appel à la guerre contre l'Islam lancé par le missionnaire S. W. Zwemmer :
« H faut conduire l'offensive avec tact et sagesse, mais il faut la pousser vigoureusement. B faut que de l'Est à l'Ouest, et du Nord au Midi, l'Église mobilise toutes ses forces et les enrôle sous la bannière de son chef... Les champs sanglants de l'Afrique et de l'Asie attendent de nouveaux martyrs ! » (S. W. Zwemmer, Vlslamy p. 295).
Malgré tous leurs efforts et tous les millions dépensés pour leur prosélytisme, les missionnaires n'ont obtenu aucun résultat, si ce n'est celui de compromettre la paix du monde par les colères qu'ils soulèvent et de porter atteinte à la loyauté et à l'influence en Orient des nations colonisa-
triées auxquelles ils appartiennent et qui se sont engagées à respecter l'Islam ^.
Aussi, comme conclusion, nous invoquerons la miséricorde du Seigneur Compatissant et Généreux pour qu'H fasse disparaître des cœurs tout esprit de sectarisme incompréhensible à notre époque de progrès.
Et nous souhaiterons que l'humanité adopte pour règle les paroles les plus admirables comme tolérance et comme sagesse et les plus propres à assurer la paix du monde qu'elle ait jamais entendues : « Pas de contrainte en religion » {El Corane, II, 257). — « A vous votre religion, et à moi ma rehgion. » (El Corane, CIX, 6).
1. Un Orientaliste, très catholique, le comte, Henry de Castries, a lumineusement démontré la cause de ces échecs par l'observation suivante : « II est très difficile, sinon impossible, de se faire une idée exacte de ce que pourrait être l'état d'âme d'un Musulman évangélisé par un chrétien ; on n'en aurait qu'une image approchée en se représentant les sentiments d'un chrétien éclairé qu'un idolâtre chercherait à convertir à ses superstitions grossières. » (Comte Henry de Castries, L'Islam, p. 212).
Les Musulmans n'importunent jamais les « Gens du Livre », c'est-à-dire les Juifs et les Chrétiens, avec leur prosélytisme.
L'orientaliste Dinet peut affirmer que jamais un Musulman ne fit la moindre tentative pour le convertir. S'il est venu à l'Islam, c'est de lui-même, après trente années d'études, de méditations et de contemplation. A leur tour, les Musulmans n'ont-ils pas le droit de demander que les missionnaires les laissent tranquilles, eux et leurs familles, et surtout leurs enfants?
APPENDICli
« H ne convient pas que les Associateurs ^ visitent les mosquées d'Allah. »
{El Corane, IX, 17.)