‹ Le PendulismeChapitre 5 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de l’examen des réflexes rotulien ou olécranien, on est parfois frappé par la persistance anormale du balancement de la jambe ou de l’avant-bras.

Normalement, en effet, après le mouvement d’extension brusque qui constitue la traduction clinique du réflexe proprement dit, on observe quelques oscillations d’ampleur très rapidement décroissante, dont le nombre dépasse rarement deux ou trois (graph. n° 2). Ces oscillations font même souvent défaut, le segment de membre observé revenant d'emblée à sa position primitive.

Chez certains malades, au contraire, ces oscillations persistent pendant un temps beaucoup plus long, paraissant même dans certains cas ne devoir jamais cesser (graph. n° 3).

C’est cette persistance anormale des oscillations qui constitue l’anomalie réflexe que nous nous proposons d'étudier ici.

Mais, dès maintenant. nous devons signaler que cette persistance des oscillations peut se faire sous deux formes entièrement différentes:

Dans l’une, les oscillations se font de part et d’autre de la verticale et sont progressivement décroissantes. La jambe, dans le cas du réflexe rotulien par exem-

ple, se comporte comme un véritable pendule libre dont les oscillations s’amortissent progressivement.

Dans l’autre, au contraire, les oscillations se font de part et d’autre d’un axe qui ne coïncide plus avec la verticale, et souvent paraissent, non seulement n’avoir aucune tendance à s’amortir, mais encore semblent subir des renforcements. La jambe, toujours dans le cas du réflexe rotulien, se comporte alors, non plus comme un pendule libre, mais comme un pendule suspendu à une force élastique, dont les oscillations sont entretenues par de nouvelles impulsions.

Dans le premier cas, il semble donc s'agir d’un phénomène purement passif, la persistance des oseillations n’étant due qu’à l’absence ou à la diminution du freinage naturel que constituent les réflexes de posture locaux, alors que, dans le second cas, il semble s’agir d’un phénomène entretenu, et entretenu de manière active.

Ce sont ces deux ordres de phénomènes que nous allons étudier, puis nous verrons s’il existe entre eux un lien quelconque et s’ils peuvent être rapprochés d’autres anomalies réflexes telles que le clonus et le polycinétisme.

Nous indiquerons enfin quel intérêt diagnostic ils présentent et quelles conclusions on peut tirer de leur observation.

Mais, avant d'aborder cette étude, nous rappellerons dans un court chapitre d'historique les descriptions qui en ont été faites et les différentes interprétations qui en ont été données.

Nous tenons enfin à nous excuser dès maintenant des omissions qui pourraient être relevées dans ce travail. Les circonstances actuelles, en effet, ne nous per-

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ver nos recherches bibliographiques et expérimentales sur ce sujet, sur lequel nous avons d’ailleurs l’intention de revenir ultérieurement, si les circonstances nous le permettent.

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