‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 101 sur 110 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Le P. Griffet au Général, 7 juillet 1761 : « Me imprimis promovente, desig«atus fuit P. de la Marche, aliquantulùm reni tente P. Frey, qui ipsuin jam à quatuor annis excluserat sœpius, vir adistud munus, si quis unquam fuit, aptissimus ex omni parte » (Arch. S. J.).

à la Martinique, que de malheurs on eût peut-être épargnés à la Compagnie ! Les supérieurs, qui l'avaient eu sous leurs ordres, ne pensaient pas, du reste, sur ce religieux autrement que le P. Griffet. On a conservé leurs notes ; elles sont partout les mêmes : « Talent remarquable et solide, jugement excellent et ferme, prudence avisée ; grande expérience dans le gouvernement et dans les affaires temporelles. Beaucoup deténacité dans l'exécution, forte santé ^. »

Sa mission aux Iles du Vent était nettement déterminée. Il devait s'informer des dettes du P. Lavalette et des ressources de la Mission ; savoir ensuite si le supérieur de la Martinique s'était livré au commerce prohibé par les saints canons et les règles de l'Institut, et, au cas où il serait reconnu coupable, le déposer et le renvoyer en France. Ses pouvoirs très étendus l'autorisaient à prendre telle mtesure qu'il jugerait convenable 2.

Aussitôt qu'il eût mis ordre à ses affaires personnelles, le P. de la Marche se rendit en Hollande, où il comptait trouver à son arrivée un vaisseau en partance pour les Antilles. Il dut attendre trois mois. Les communications commerciales entre la Hollande et. les Antilles étaient devenues rares depuis le commencement des hostilités entre les deux grandes puissances rivales, et les vaisseaux, même sous pavillon hollandais, n'avaient aucune sécurité en mer : les corsaires anglais les surveillaient activement.

1. « Ingenium optimum et solidum, judicium excellons et firmum, prudentia sagax, experientia magna in gubernatione et rébus temporalibus, tenax in exequendo, vires firmaî » (Arch. S. J.).

Le P. Jean-François de la Marche, né à Quimper le 24 octobre 1700, entra dans la Compagnie à Tàge de 14 ans, le 24 septembre 1714, après sa rhétorique. Il ôt, au collège Louis-le-Grand, trois ans de philosophie et quatre ans de théologie. Il enseigna quatre ans la grammaire, un an les humanités, deux ans la pîiilosophie, quatorze ans les mathématiques et fut longtemps supérieur.

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