Mémoire sur le P. Lavalette
2. Les documents considérables que nous possédons sur les emprunts faits par le P. Gatin et sur les payements qu'il effectua, ne peuvent avoir ancien intérêt dans cette histoire. Aussi les passonsnous sous silence. ^
3. En 1765, le général Ricci demanda au P. Gatin où en était le payement des créances, et celui-ci lui répondit le iO mars : « Sciret pas y a. quid cuique debitum fuit, quid cuique solutum, negotii tameo verum statum non haberet. Neque enim jam creditorum, sed Procuratorum, apparitorum, custodum, etc., res agitur. Crescunt in immensum foreuses impensœ... Quô plurainvadent eô plures exurgent ejusmodi hirudines. Ex quo bonis interdicti et spoliali fuimus, ne teruncium quidem acceperunt creditores » (Arch. S. J.).
avaient nommé, en remplacement du P. deLaunay empêché, le P. de la Marche^ supérieur et visiteur général des Missions aux Iles du Vent, Il dirigeait en ce moment, et depuis plusieurs années, la résidence (Je Nantes *.
« Il se propose de s'embarquer incessamment », écrit M. Berryer à MM. de la Touche et de la Rivière, dans sa dépêche du 27 mars 1761 ;et il ajoute : <( Sa Majesté désire que vous accordiez au P. de la Marche les secours et l'assistance dont il pourra avoir besoin dans ses opérations, afin de parvenir à arranger celles que le P. Lavalette a faites aux Isles et Tempêcher d'en contracter de nouvelles; et vous lui donnerez au surplus la protection nécessaire pour les autres arrangements qu'il pourra avoir à faire concernant les Missions des Jésuites 2.
Le P. François de la Marche était, par ses qualités personnelles, plus apte que personne à remplir les fonctions délicates et difficiles de visiteur à la Martinique. Ce jugement est du P. Griffet, qui le connaissait de longue date et en faisait grand cas. Déjà depuis quatre ans, il l'avait indiqué au P. Claude Frey, et celui-ci s'était toujours refusé à le nommer visiteur. Après l'accident survenu au P. de Launay, il insista auprès du P. de la Croix, provincial de Paris, et le fit agréer 3. Sil'on eût envoyé, en 17S7, le P. de la Marche
M Arch, colon,. Minutes des lettres, Amérique; série B, vol. IIÏ. Lettre de M. Berryer, ministre, à M. delà Touche, gouverneur de la Martinique, et M. de la Rivière, intendant; Versailles, 27 mars 1761. '