Ibid
3. « Tandem Deus aperuit portam Evangelii apud Barbares, qui turmatim nos adeunt ex insulâ sancti Dominici. Multi alii no§ expectant, non abhorrent à baptismo et animum gerunt propensum erga nostros ». (Ex insulâ martinicâ).
de ce chapitre fera voir que ces heureuses dispositions ne se maintinrent pas.
L'apàstolat auprès Ues sauvages ne faisait pas négliger les Européens.
« On gagne souvent dans un mois, écrit le P. Pelleprat, trente et quarante hérétiques, venus particulièrement de' Dieppe et de la. Rochelle. Si j'en voulais faire le dénombrement, il^ se trouverait qu'il s'en est converti de douze à treize cents depuis notre établissement dans les îles » \, Et ailleurs, en parlant des catholiques : « Depuis cinq ou six ans, on remarque des changements si notables dans les mœurs de la plupart des habitants des îles et particulièrement à Saint-Christophe, que plusieurs de ceux qui, auparavant, avaient peine à se confesser une fois Tan, le font presque tous les huit jours avec grande dévotion, et non seulement ne sont pas vicieux et déréglés, comme on s'imagine en France, mais pratiquent des vertus qu'on aura peine a croire ^». Etle P. Pelleprat cite des exemples de dévouement, de charité et de désintéressement, d'une beauté si grande qu'il ne peut s*empêcher de dire en forme de conclusion : Quel changement en des personnes qui étaient venues dans les îles à tout autre dessein !
Le bien fait aux irlandais fut encore plus considérable. « Le P. Jean Destriche, qui fut envoyé à leur secours, arriva Tannée 1650 à Saint-Christophe. 11 y fît d'abord élever une chapelle à la pointe des Sables, au quartier des Français, assez proche du territoire anglais, où demeurait la meil-
i. Relation, chap, III.