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écritures ne l'absorbaient pas au point de lui faire négliger les fonctions du Ministère apostolique. <^ Ces entreprises, écrit-il dans son Mémoire^ ne m'occupaient pas tout entier; je suppléais pour les prédicateurs, pour les curés malades, et pendant deux ou trois ans de ce temps-Ut j étais aumônier des religieuses Ursulines, leur confesseur et celui des pensionnaires, dont le nombre montait quelquefois jusqu'à cent soixante. Tous les mois, je faisais un voyage à la Dominique, pour voir ce qu'on avait fait et pour ordonner ce qu'on devait faire. Je partais le dimanche, après avoir dit la messe et donné la communion aux religieuses et aux pensionnaires, souvent après avoir prêché à la grand-messe, à l'église de Saint-Pierre ; et, quelque temps qu'il fît, je revenais mercredi matin, pour entendre les confessions des religieuses et leur donner la communion le jeudi. Combien de fois ai-je passé le canal de la Dominique en piroguë ! Pendant les deux premières années, je faisais ce trajet en pirogue, et souvent paruntems où les plus grands bateaux n'osaient se mettre en mer; mais je ne craignais ni la pluie, ni le soleil, ni le vent, ni la mer; je partais et j'arrivais à temps » •.
Cette activité dévorante, ces occupations multiples et de nature si diverse, expliquent admirablement le portrait que faisait de lui le P. Marchai et dont nous avons parlé au chapitre précédent : Industria est et sagacilRs in rébus agendis, sed quandoque turbulentior, Nimia mihi uidetur moliri^ nec se j astis semper limitibns coercet. Elles