Mémoire jnslificRtif
^Topas en mesure de le fournir, endettée qu'elle était, dès ni8, de 137.000 livres ; et cette dette augmenta rapidement, fi dans une proportion effrayante, avec les travaux f t les achats,. Que faire ? Il recourut à l'emprunt. Les l'onds nécessaires et au delà ne tardèrent pas à affluer, car su réputation de colon industrieux et habile avait franchi les limites de la colonie et s'était répandue dans tous les ports de mer de TEurope. En 1750, on parlait déjà de lui, de ses travaux agricoles à la Dominique et de ses brillantes récoltes ; à Saint-Pierre, il avait loué en trois ans ses dix maisons nouvellement construites.
Son crédit était surtout si bien établi dans les grandes villes et les cités maritimes de France, que son appel y fut t^n tendu au-delà de ses espérances :il y emprunta à 5 ®/o, soit k des connaissances, soit à des négociants : les capitaux aflluèrent,
A la Martinique, son crédit devint si prodigieux que I' chaque particulier faisait porter chez lui tout l'argent qui se trouvait dans ses coffres » *.
De 1748 a 1753, la prospérité égala son audace \ L'abondance de ses récoltes et le loyer de ses maisons <^ lui permirent dé teindre une partie de ses dettes et de faire face aux emprunts par lui contractés » ^.
Cependant, ses travaux de construction et d'exploitation, la ventn de ses produits agricoles, ses négociations pour se procurer les capitaux nécessaires, sa correspondance et ses
t. Même lettre du commerçant de la Martinique, p. 12.