‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 79 sur 110 · Précis historiques, iSQ2, p · texte numérisé non relu

Précis historiques, iSQ2, p

quise de Pompadour ^ . » C'était le résultat de la campagne d^n jures et de calomnies. Tout le monde voyait dans cet orage, qui allait chaque jour grossissant, la ruine prochaine en France de la Compagnie de Jésus. Des bruits sourds Tannonçaient. Seule, forte de son innocence et habituée à tant de bourrasques passagères, elle ne semblait pas émue. On eût dit quelle se dissimulait à elle-même le danger ^,

« Cependant, dans les premiers jours de janvier 1760, ils acquirent des preuves juridiques de la' conjuration qui se tramait contre eux. Le marquis de Choiseul-Praslin, capitaine de vaisseau, avait découvert toute Tintrigue... Entre autres particularités, on lui fit connaître que le comte de Stanville (le duc de Choiseul) était d'intelligence avec le Parlement, qu'il négociait avec les députés de cette Compagnie et qu'il les animait à la perte des Jésuites. Une découverte de cette importance était pour le marquis de Choiseul une découverte précieuse. Ce seigneur ne pouvait pardonner à son cousin de l'avoir éloigné des affaires, où il s'était vu près d'entrer sous le ministère du cardinal de Bernis, et de lui avoir préféré le comte de Choiseul-Champagne pour l'ambassade de Vienne, qu'il disait lui avoir été promise. Il crut donc avoir trouvé une occasion favorable de se venger, et, dans cette vue, il alla découvrir tout le mystère aux Jésuites... Ce fut vers la mi-janvier 1760 que le marquis de Choiseul, accompagné du comte de Martigny, son allié, se rendit chez le P. AUanic, provincial de la province de France, et lui dévoila tout ce qu'il avait appris ^. »

1. Le Parlement de Paris, par E. Glasson, doyen de la faculté de Droit de l'Université de Paris, membre deTInstitut, t. II, p. 266.

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