‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 88 sur 110 · Clément XIII et Clément XIV, t. I, chap. iv · texte numérisé non relu

Clément XIII et Clément XIV, t. I, chap. iv

3. Ibid,, t. I, pp. 135 et 517 ; t. II, chap. iv, pp. 181 et sq.

déclaration, signée le 19 décembre 1761, par le P. de la Croix, provincial, et par cent seize Jésuites de Paris. Quelques lettres inédites, que nous avons découvertes dans nos archives, répandront un nouveau jour sur cette question.

On se rappelle que Louis XV avait chargé une commission du Conseil d'étudier Taffaire des Jésuites, ou plutôt leur Institut. M. de Flesselles en fut nommé rapporteur. Pendant quelques mois, cette commission fit assez peu parler d'elle. Enfin, vers la fin de septembre 1761, le rapporteur manda le P. Henri GriÉFet et lui remit pour le P. de la Croix, provincial, deux pièces importantes, toutes deux rédigées par ordre de la commission et revues par elle : Un décret sur le tyrannicide, interprétatif du décret du général Aquaviva, et une déclaration sur les quatre articles de 1682, relatifs aux libertés de T Eglise gallicane.

Selon le désir des commissaires, le P. delà Croix envoya, dans les premiers jours d'octobre, au général Ricci le Décret sur le tyrannicide pour être approuvé et signé par lui, puis signé par les religieux, de la Compagnie en France. Le Décret ne défendait pas seulement de soutenir en public ou en particulier, dans l'enseignement, dans une consultation, dans les écrits, qu'il .est loisible de tuer les rois ou les princes, il exigeait encore des signataires une créance^ une persuasion intérieure. Cette créance était exprimée par le mot sentire, dans le décret rédigé en latin K

Le P. de la Croix fit observer à M. de Flesselles, dans une lettre du 30 septembre, que le mot sentire devait être retranché du décret, s'il tenait à le faire approuver du Général, V Eglise universelle ayant seule le droit de commander

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