‹ Le père BouhoursChapitre 41 sur 53 · ESTAMPES · texte numérisé non relu

ESTAMPES

i"- In-f*. Hahert rc, — Jouvenet-U- Jeune p. — C'est la reproduction au burin, d'ailleurs médiocre, du tableau de Jouvenet. Inscription :

Le R. P. Dominique Bouhours, de la Cie de Jésus, né à Pafjs, y est mort le 27 de mai 1702, âgé 4e 75 ans,

Et au-dessous, le quatrain suivant :

Aux charmes d'un génie aisé^ poli, sublime, Bouhours joignit encor la bonté, la candeur, gi des plus beaux esprits il s'attira l'estime^ P'qne foule d'amis il s'attacha le copur.

La même planche servit plus tard à un nouveau tirage, rajeunie par un encadrement dont le style indique la seconde moitié duxvm* siècle. La main, le livre et le bas du corps ont disparu dans l'ovale de l'encadrement. Au lieu de Tinscription et du quatrain précités, on lit dans un cartouche : Le P. Bouhours.

2* In-8. [Et Gantrel se.?] — Portrait au burin, d'un travail très fin^ mais d'une fidélité douteuse : le front est aminci, la tête allongée et comme dégrossie ; le buste est de trois quarts et tourné à droite. Médaillon ovale, reposant sur un socle, qui porte en un cartouche :

Tel fut Bouhours, l'amour des beaux esprits.

Maistre en l'art de bien dire, il en fut le modèle; Qui veut de son génie un portrait plus fidèle, Le trouvera dans ses écrits.

Le seul exemplaire que j'aie vu de cette estampe ne porte pas de signature, et d'ailleurs ou n'en trouve point de semblable dans l'œuvre de Gantrel, conservé au Cabinet des estampes de la Bibl. nat. Toutefois, comme le P. Lelong (1) men'ionne expressément parmi les portraits de Bouhours une gravure de ce même Gantrel, lequel travailla souvent pour les jésuites et spécialement pour le P. Bouhours (il illustra VHistoire d^Aitbusson), nous n'hésitons guère à lui attribuer le présent ouvrage, qui rappelle beaucoup sa manière.

Gantrel (comme l'indique le quatrain) n'aura pas travaillé acl vivum : de là le caractère idéalisé du portrait.

3® In-8. M, Desrochers se. — Gravé au burin par cet artiste, entre 4 720 et 4730, pour sa galeri^ des savants illustres du xvii* siècle. Il s'est sans doute inspiré de Habert ; mais le buste est tourné à droite. Cadre rectangulaire reposant sur un entablement. Dans un premier cartouche enroulé au bas du cadre, on lit :

Le R. P. Dominique Bouhours, jésuite, né 4 Pari^, y est décédé le 27 de mai 1702, âgé de 75 ans.

Un cartouche inférieur porte le quatrain suivant :

Cet écrivain, que l'on admire, Possédoit le talent de polir un discours,

Et la France doit à Bouhours Le sublime et grand art de penser et d'écrire.

Il Jaqt ranger c^ la suite deux autres estampes :

(l) Le P. Lelong cite BoaVicinl, Desrochers, Gantrel et Habcil. ( Bibliothèque historique de la France^ t. IV.)

InS. Kriiifner se. — Détestable copie de l'estampe do Desrochors par un obscur artiste allemand. Dans un cartouche lixé sur Tentablement :

Dominicus Bouhours

S. J. Gallus

denatus an. 1702, œt. 75.

In-8. Anonyme, — Gravure au trait, datant d'une soixantaine d'années. La ressemblance y est tout à fait altérée. Au-dessous d'un médaillon ovale, l'inscription : D. Bouhours. Et au verso :

Dominique •Bouhours Jésuite

D'après l'estampe gravée par Ë. Desrocbers.

A° In-4. B. Bonvicini se, — Cet Italien s'est inspiré de Habert (ou plutôt de Desrochers?). Gravure au burin, lourde et d'un mauvais travail. La tête, tournée à gauche, est laide et vulgaire. Médaillon ovale reposant sur un socle qui porte l'inscription :

P. Dominicus Bouhours Parisiensis Societatis Jesu. Obiit aetatis suae anno 75.

Cette estampe figure en frontispice au tome II des Considérazioni del marchese GG, Or si sopra la Maniera di ben pensare^ etc. (2 vol. in-4. Modène, 1735).

En somme, de ces six estampes, une seule doit faire foi, savoir celle de Habert, exécutée directement sur le tableau de Jouvenet: c'est d'après elle que M. H. Rondel a bien voulu dessiner, pour ee livre-ci, le portrait du

P. Bouhburs. Les autres ne sont que des imitations plus ou moins mauvaises de Habert,hormiS;je pense, Touvrage de Gantrel : mais celui-là, pour la fidélité, ne doit pas inspirer grande confiance.

Page 1