‹ Le père d'Émile ZolaChapitre 10 sur 65 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Pièces et opérations faussées et fausses nouvelles.

Jo suis ohlii^r, Monsieur le Procureur, de prendre ici un litre assez i^énéral pour vou.^ rappeler quelques exemples où nous allons voir reparaître, sous des formes variées, l'idée de faux ou une persévérante altération des faits .

(Juand, le i5 octobre 1894, avant l'arrestation, du Paty de Clam fit connaître à Dreyfus les soupçons qui planaient sur lui, (( rinniljtr protesta viuement de s,on INNOCENCE », dit du Patv de Clam lui-même, qui ajoute : «// recommença ses serments et ses protestations. » • Ouand, le même jour (i5 octobre 1894) Dreyfus fut arrêté parM.Cochefert, il avait dit : « Je suis absolument INNOCENT... Jamais je nai communiqué à qui que ce soif la plus petite note intéressant mon service à r état-major... Je veux vivre pour établir mon innocence... Jamais, je C affirme à nouveau, je n'ai commis la plus légère faute ni même un acte de légèreté dans le sens que vous m'indiquez. »

Huand, encore le même jour, du Paty de Clam Tinterroij;ea de nouveau, il répondit : « Je jure sur ce que j'ai de plus sacré au monde n'avoir jamais eu aucune relation avec les agents d'une puissance étrang^-t^, n'avoir jamais enlevé un document des bureaux de l'étai-major de V armée. »

Dans l'interroi^atoire du 18 octobre 1894, on lit :

H. — J'affirme navolr jamais eu aucune relation avec aucun agent d'aucune puissance étrangère

D. — Avez-vou s jamais eu des relations avec les attachés militaires à Paris de puissances étrangères?

R. — Non jamais.

Quand, le 2^ octobre 1894, Dreyfus fut interrog-é par du Paty de Clam, il avait dit : « jk jure sur la tête de

Page 1