‹ Le père d'Émile ZolaChapitre 9 sur 65 · XI · texte numérisé non relu

XI

Et, à cette heure même, l'autorité militaire ne dit-elle pas, ne soutient-elle pas, ne proclame-t-elle pas, — contre toute vraisemblance, d'ailleurs — que Picquart. oui, Picquart lui-même, ne serait qu'un faussaire ?

A ce compte, que faisait donc le bureau des renseig-nements ?

Henrv, faussaire !

Du Patj de Clam, faussaire !

Picquart lui-même, Picquart faussaire !

Que de faux ! Que de faussaires !

•Et pourquoi tous ces faussaires ont-ils commis tous ces faux?

Henry a commis des faux pour empêcher la lumière de se faire au profit de Dreyfus et contre Esterhazy.

Du Paty de Clam a, de concert avec Esterhazy et M°^<^ Pays, commis des faux pour compromettre Picquart et le réduire au silence.

Picquart aurait commis, au moyen du Petii Bleu un faux pour compromettre le pauvre et innocent Esterhazy. (V. p. io4)

Et les faux ne constituent qu'une partie des machinations !

(1) Pour mémoire, je rappelle d'un mot le faux « Bluet », dirigé f'galcment contre M. Reinach, faux tellement ridicule qu'il ny a pas lieu, semb!e-t-il, d'y insister. — Les journaux viennent de révéler deux nouveaux faux, l'un au préjudice de M. Bard, l'autre au préjudice de M. Dumas.

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