SCENE II
SAINT-ALBIN, CECILE, GERMEUIL, — Saint-Albin
Jl i h bien , Sophie ! qu’en a-t-il fait ? parlez , parlez.
Ce qu’il en a fait ? il l’a dérobée à vos fureurs ; il Va dérobée aux poursuites de monsieur d’Auvilé j il l’a conduite ici :
Courez maintenant
elle y est , elle y est malgré moi., lui enfoncer votre épéedans le sein.
Saint-Albin.
O ciel! puis-je le croire ? ah , ma sœur; ah, mon ami; je suis un insensé. Cécile , Germeuil. Je vous dois tout. Me pardonnerez-vous ? oui , car vous savez aimer aussi. . . Mais elle a connu mon projet : elle pleure, ellese désespere , elle me hait. Ma sœur il faut que je la voie.
Cecile.
Qu’osez-vous demander ?
Saint-Alb De la voir un moment.
Cecile.
Y pensez - vous ?
Sa in t - Al bi
Un moment.
Il le veut , et lui résiste-t-on ?
Cecile.
Et mon père , et mon oncle ?
Saint-Albin.
Et que m’importe ? il faut que je lui parle.
Germeuil.
Arrêtez. . . .
Cecile.
Germeuil ....
Germeuil.
J’y vais. Cecile
Quelle peine ! quel embarras !
Je vais la revoir / . . . Je l’entends. . . Elle approche. Je tremble ... Je frissonne . . . Il semble que mon cœur veuille s’échapper... Je n’oserai la regarder , je ne pourrai lui parler.
G ermeuil, rentrant , à mademoiselle Clairet . Sur -tout ne perdez pas l’oncle de vue.